Un petit week en Provence


Petit week end en Provence où 8 membres du NST sont allés défier les dieux de l’effort, du temps, et du bout de soi-même.
70.3 Ironman pays d’Aix est une super organisation, du lourd de chez lourd, routes fermées (mais pas trop lisses), parc à vélos avec des missiles partout partout, des étrangers dans tous les sens, des bénévoles rien que pour toi (surtout lors de l’entrée dans le parc à vélo), du soleil et du vent, un levé de soleil lors du départ (magnifique), du dénivelé vélo (juste comme il faut), une belle CAP (qui te met dans le mur !!!) et une arrivée digne d’une SUPER STAR.
Retrouvaille le vendredi soir avec les guerriers dans Aix sur une jolie place (nous 8 et Tonton Bicyclette notre photographe entre autre), au menu, ben des pâtes et un dessert aux fruits (mais cuit les fruits).
Samedi, organisation pour déposer les vélos, retrait des dossards, reconnaissance du parcours en voiture (là ça monte grave, du 12% voire même un passage à 14%), petite visite de Aix, repas à 15h00 (encore des pâtes mais là pas de dessert), fin d’après midi direction hôtel pour la dream team et baignade des jambes pour détendre (ouais l’eau était trop froide pour moi).
Dimanche, réveil 4h30, gloups c’est tôt, direction navette et le lac de Peyrolle. Dans le car on sentait la tension monter, silence des dormeurs…
Arrivés au parc, beaucoup de monde, des vélos partout, du monde du monde et petit détail, du monde aussi aux toilettes, c’est aussi ça le sport !!! (entres nous vaut mieux faire le nécessaire avant la course, le stress c’est vraiment pas bon pour les intestins)
Aller on va au départ, tous ensembles, combi et bonnet bleu, stress en place, la musique à donf, ça stimule les oreilles. Les pro se lancent et nous on attend… attention ça va être à nous et c’est parti…
Y a vraiment du monde dans ce lac !! mais pas trop de baffes, ni de coups, juste de la glisse, rien que de la glisse et on se concentre à glisser, faudrait pas passer 3h dans ce lac non plus.
Petite course après la sortie d’eau (content de mon temps), je suis Thibaut, le double en courant (il se vengera plus tard à 2 reprises…), retrouve Greg (arrivé avant nous) et Guil nous suivant de très près.
Séparation dans le parc pour retrouver nos missiles, pas vu Yann (y va trop viiiiiiite), et on y sort pour prendre la route, roulante et blindée de vélos !!!,
Ca double, ça roule et pis au bout d’environ 10 km, virage à droite et c’est là que ça commence, et oui on grimpe (là Thibaut me double 1er fois) et cela va se faire pendant 85 km jusqu’au parc vélo situé à Aix. Et quand ça descend, soit c’est technique soit faut envoyer du lourd !
Les km défilent malgré les difficultés (vent et chaleur), ça discute, ça échange, et ça profite (le parcours vélo est vraiment sympa), jolie vue au col de l’antenne 70eme km (tu as le temps de regarder compte tenu que tu montes sur du 10% sur 3km).
On entre dans Aix, haaaa c’est fini, on pose les vélos pris en charge par les bénévoles (normal on est des stars) et c’est parti pour une promenade de santé sur 4 tours de 5.5 km.
Alors, comment dire, tu fais le 1er tour, tu es dans le mur, et tu te dis ça va être compliqué, encore 3 tours et un chouchou blanc.
Le tour est simple à faire, soit tu montes, soit tu descends et ça fait mal partout… puis tu n’arrives plus à monter alors tu marches avec les autres, tu doubles en marchant, tu n’en peux plus (enfin moi). A chaque passage du prend un chouchou de couleur en lorgnant sur le jaune (le dernier).
Rvitallo et thibaut me redouble (2eme fois et je prends un tour, merci Thibaut) et tu croises tes potes de galère, visage fermé, vide, loin, fixe devant, un geste de la main pour te saluer et dire faut tenir, faut tenir. Et tu cours (au mental), les km s’effritent et je m’approche du chouchou jaune.
Je peux vous dire une chose quand la bénévole m’a tendu ce chouchou jaune, je lui ai serré la main pour prendre ce chouchou et attraper la délivrance… car 200 m plus loin « your are a finisher » !!
L’entrée dans l’arène est énorme, tapis bleu, micro qui scande ton nom, et le passage sous l’arche 70.3.
Voilà un petit résumé de cette « merveilleuse » épreuve. J’ai jamais autant souffert sur un tri, les jambes sans jus, la tête qui te dit avance, mais quel plaisir de passer sous cette arche, quel plaisir de partager cela avec les 8 autres. Voir aussi tous les autres concurrents dans le mur à l’arrivée m’indique que l’épreuve est vraiment dure et que je ne suis pas seul à avoir souffert.
Comme le dit si bien Yann (élite, mentor) nous sommes des guerriers du NST (Nous Sommes Tarés).
A l’année prochaine pour une revanche sur moi-même.
Merci aux 8 qui ont soufferts comme moi et les élites pour les conseils
Merci Tonton qui était là pour nous soutenir dans l’effort
Merci aux potes d’entrainements

Titi, qui en a plein les jambes.

retour de Yann :
Salut les gars,

bravo a tous d’avoir été au bout et dans la douleur chercher la breloque,

je vous rassure ça ira mieux l’année prochaine, il y a un an a Aix on est arrivée en pillot (dixit toton) photo souvenir dans le petit bois ci-joint (merde le photographe était la, vous commenciez a en doutez mais moi aussi j’ai mes moments de doutes), Thibault ne me contredira pas je crois, c’est la course ou on est arrivée le plus mal, Embrun compris.

On y est bien dans ce petit bois n’est ce pas??
Seul pas de supporter, pas d’ambiance, seul avec soit meme et le silence de la foret pour se retrouver, quel kiff !!!!! ahaha

Alors vous pouvez être fier de vous, j’aime Thierry qui a finit avec l’orteil cassé, tristan malade qui avait laissé sa lucidité dans le petit bois qui a du demander a un concurrent de regarder ses chouchous et de lui dire combien de tour il lui restait, c’est ça le triathlon un sport de guerrier.

Tonton apres course, en regardant un film Oscarisé sur Eurosport selon lui (coupe du monde de cycliste) bien calé dans le canapé , nous disait: « dans chaque course il faut apprendre, il faut un grand nombre d’échecs pour atteindre la perfection, faites bien le bilan et notez vos erreurs maintenant car après on oublie. »

Je me lance pour ma première liste:

Avant course:
ne pas oublier de bidon, j’avais oublié mon bidon aero j’ai du faire la course avec la possibilité de ne mettre qu’un bidon sur mon velo.
j’essayerai de mettre du Liquide vaiselle dans la combi pour la retirer plus vite.

Nat:
J’étudierais mieux le parcours j’ai longé la rive a ne pas faire il y a le ressac des vagues, et il fallait revenir sur la bouée jaune avant de rejoindre la plage.

Velo:
Je resserrerais les vis de mon velo j’ai du m’arrêter 2 fois pour resserrer mon guidon qui bougeait.
je ferais attention a ne pas me faire refourguer un vieux bidon de coca qui me pète a la gueule et faire les 30 derniers kilomètres avec que du coca a boire.
on ne change pas le petit plateau en cote et en prise j’ai dérayé troisième arrêt ça fait au moins 4min cadeau.
ET SURTOUT LEVER LE PIED EN VELO POUR COURIR COMME UNE GAZELLE LA LIGNE D ARRIVEE CE N EST PAS LE PARC A VELO.

Cap
prendre des gels tous les 5KM au ravito (ne pas tout finir) avec un peu d’eau et eau tous les 2,5 KM ou iso.

Je sourit sur la ligne d’arrivée AHHAHA…….

Un grand merci a tonton pour son soutien qui est en grande partie responsable de ma réussite.
Et tes encouragements nous ont encore fait chaud au coeur.

retour de Guil :
« Souviens toi du petit bois » m’avait dit Thibault

En bref de mon coté:
– NAT à mon niveau; pas pris beaucoup de coups après les 500 premiers mètres; je sors ballonné, comme d’hab
– BIKE géré correctement; vive l’alu, j’ai vu pas mal de carbone CLM galérer; par contre impossible de passer mon avant dernier pignon (26 ?) du coup je jouais entre le 28 (ça mouline!) et le 24 (faut tirer!) dans les rampes, un peu chiant
– CAP alors là le stop complet, impossible d’accélérer pourtant je ne me sentais pas trop mal; de l’air dans l’estomac que je ne peux pas évacuer (mon soucis de diaphragme en beaucoup moins intense); je suis preneur de techniques de rots pour libérer l’air qui stagne dans mon estomac depuis la sortie de l’eau 🙂 HELPPPP

Heureusement le soleil était de la partie et le vent ne nous a embêté qu’à de rares occasions.

Sandra est contente pour moi et à passer une partie de la soirée à regarder la liste des 70.3 en Europe pour choisir le(s) prochain(s) 🙂

Sinon on s’est bien marrer! et c’est bien ça le principal!

Bravo à tous!
Guil

retour de Triastan
1er doute au départ. J’avais à l’esprit d’atteindre les bouées rouges. Tout à coup je les trouve bien proches, trop proches. Mais alors si ce ne sont pas elles, où sont elles ? … Les petites blanches du fond que je distingue à peine ? pas possible ? Je demande à un inconnu. Il est de mon avis : les rouges trop prés, les blanches trop loin. On en a conclu que l’on suivrait le banc, et on tournera avec lui. Me voilà, tout à fait rassuré. C’est ça le confort banc de poissons, reste dans la meute, tout ira bien.
Pierre Richard du Tri selon Yann. N’ayant pas opté pour la ceinture de dossard, je partage avec un bénévole mon souhait d’épingler celui-ci à la tri, sous la combinaison; ce que le règlement déconseillait. Pour m’assurer de la fragilité du dossard, le bénévole essaye de lui faire un accro, … Le dossard résiste, trop solide, le bénévole insiste et finit par le déchirer sur la moitié ! Pourquoi lui ai je demandé son avis ? Pour s’excuser une bénévole me le rafistole au scotch double face. Notez bien le double face 😉
Donc à la transition swing/bike, je commence à mettre le casque et l’accroche consciencieusement, je mets les chaussures, les lunettes, … tout est propre, rien ne traine, … Et pourtant, je ne trouve plus LE dossard ! Voilà, que le sujet Dossard resurgi, après m’avoir tant stressé la veille, où j’ai répété le geste de l’agrafage avant de m’endormir, … si jamais mon cerveau voulait réviser l’accrochage dossard dans la nuit. Mais dans quel sac a-t-il pu finir ? Le blanc (swing), le rouge(run), le bleu(run), … De tout façon c’est trop tard. Non, mais c’est pas possible d’être aussi C. …. Désespéré, je courre avouer mon forfait à un commissaire, tel un enfant cherchant à se faire excuser. Je choisis le visage le plus aimable, une jolie petite demoiselle rayée noire/blanc, … J’espère tomber sur un esprit capable d’une entorse au règlement, pas un psychorigide du process américain. La demoiselle, m’écoute pleurer, regarde mon casque, … Elle me dicte mon numéro et mon nom. Là, je crois que ça se présente bien, elle a compris que de toute façon j’avais déjà 3 étiquettes avec mon numéro sur le casque, à quoi bon un dossard ! Et elle me dit : « baissez vous, s’il vous plait, que je puisse attraper Votre dossard collé sur le dessus votre casque ! ». … Petit bout de scotch à la C.!
Alors, pendant que j’y étais je lui ai demandé de m’aider à l’agrafer 😉
Le running et les chouchous. Le règlement stipulait, à chaque tour, prenez votre chouchou et il y a 4 tours. Une évidente simplicité sur laquelle je ne m’étais pas attardée. D’ailleurs la course, c’est mon truc, ce que je croyais jusqu’à ce jour. Pfff. Au 1er chouchou (blanc), j’ai commencé à m’inquiéter du nombre de tours. Un gendarme me dit : 3 tours. Mais au fait, le chouchou on me l’a donné au début du tour ou à la fin du tour ? C’est discutable, et vu ma nausée et mon épuisement je deviens tatillon avec ces tests d’intervalles. 3 chouchous peuvent délimiter : 2 tours comme 4 tours, … Je commence à ne regarder que les poignets des coureurs et leurs chouchous : j’identifie 3 populations, les blancs, les blancs/bleus, les blancs/bleus/rouges. Et moi, une fois blanc/bleu/rouge comme les grands, je courre encore… Alors je craque et m’adresse à un semblable, blanc/ bleu/rouge : « il reste combien de tours ? »; « Encore 1, me dit-il ». Ca suffit, je veux du concret, j’insiste : « On repasse ici ou pas ? » Réponse : « non, c’est le dernier, tu ne vas pas bien toi ! » Je commençais enfin à pouvoir me projeter sur course avec une fin. Alors j’ai eu une frayeur quand ils m’ont donné un chouchou Jaune ! Je ne l’avais pas vu celui-là, c’est un tour de plus ?! Non, c’était le finish.

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8 réponses à Un petit week en Provence

  1. Damien R dit :

    Bravo à vous tous pour vos performances et vos analyses de course.
    J’ai beaucoup ri en décryptant la synthèse de Tristan…
    vive les guerriers du nst!
    vive le nst!!!

  2. TOURNIER dit :

    Epilogue de la saison qui résume l’excellent état d’esprit du club. Bravo à tous

  3. herve foxy dit :

    avec vos resultats!vous etes a la hauteur,pour vous alignez sur le LD de l alpe d huez!!!!!!!!c est seulement 2fois plus dur!!!!! on se voit la-bas alors!!!!!! bravo,a thibaut et manu guil,nos EMBRUNMENS!!!!!!!!!!!!!!

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