Naturman pour le NST

Quelques uns du NST ce sont essayés à la grimpette et au « petit » trail du côté du Verdon.
Les retours sont élogieux et donnent envie de faire la 2eme édition…

Alain :
Salut à tous,
Grandiose, dans tous les sens du terme, le paysage, le climat, la difficulté du parcours ( vélo et cap ), l’ambiance, mais commençons par le début, le paysage un lac magnifique entouré de petites montagnes sous un soleil radieux ( 25° ) et ça pendant les 3 jours. Damien que je remercie au passage, nous a trouvé une maison avec 2 étages que l on partageait avec évidemment des triathlètes et à quelques kilomètres de la course.
Le parcours : Que dire sur le vélo, un vrai 90 kms avec quand même environ 1300m de dénivelé, super pour un gars puissants comme moi, au 40 ème km on tombe carrément sur un mur 16 % et là j’ai eu un grand moment de solitude avec mon vélo de contre la montre et mon braquait de 52×25, bref debout sur les pédales en regardant la pente de 2 kms sans en voir le bout et en l’insultant de tous les mots, d’ailleurs je n’étais pas le seul, oui à l’insuter et à être debout sur les pédales … Je serre les dents et j’appuie
Une fois en haut un superbe orchestre nous attendait, j’avais presque envie de danser avec eux, sauf que j’avais les jambes qui me brulaient et ouf ça repart, arrivé au 60 ème km, Olivier passe à côté de moi en m’encourageant et en me doublant facilement, 2 ème moment de solitude avec une petite larme à l’oeil, j’avoue que j’ai essayé de le suivre pour pas être trop distancé en vain, sa vitesse était nettement supérieur à la mienne.
Arrivé au 85 km je commençais à avoir mon compte surtout qu’ un petit vent commençait à ce lever, enfin je pose le vélo et là je me dis en positivant il ne reste pour que 20 kms de cap, sauf que j’avais oublié que c’était un trai avec du dénivelé sinon ce n’est pas drôle ah oui j’oubliais avec quelques marches bien sur, mais bon on est pas à Paris, ça doit être comme ça qu’on forge son caractère, bref encore un virage et l’arche est là avec un photographe, super la photo …
Je vous le conseille, c’est vraiment un tri de toute beauté à faire par contre il ne faut pas y aller en touriste, une organisation du tonnerre un buffet incroyable avec ( jambon, taboulé,pates, etc etc…) .
La veille il y avait un découverte, enfin je n’appelle pas ça un découverte quand tu nages 500m puis 25 kms de vélo avec pour se mettre en jambe 10 kms de côte et 5 kms de cap oups même punition un trail, Véronique Gaillon du club à fait 2 ème vétérane 2, une coupe de + pour le NST.
Pour le LD, Géraldine à la deuxième place en vétérane, elle a gazé ! Pour tout dire elle arrive juste derrière Damien. Félicitations Géraldine.
Merci encore pour cette ambiance au sain du NST et bravo pour les nature men et nature women.

Géraldine :
J’ai partagé les mêmes images que Véronique, Olivier, Alain, Damien et Jérôme… J’ai encore présent à l’esprit le souvenir de ce soleil levant face à nous alors que nous crawlons dans le lac, un soleil embrumé juste au dessus de la colline, une pinède dans un halo de lumière matinale qui vaporise les coteaux escarpés de cette belle Provence…
J’y suis née et je crois que ce sera toujours mon seul chez moi quel que soit mon adresse…Le plus beau triathlon que j’ai fait mais il est vrai que j’ai encore peu d’expérience (12).
Je garderai en tête une eau douce mais un vélo et une cap exigeants. Un vélo que je n’ai pu affronter que grâce à ma bête de course -qui ne pèse quasi rien- et, du coup, une cap que j’envisageais sereinement parce que préservée sur les 90 km. J’étais tout de même heureuse d’en voir le bout. Mais, à peine arrivée, et pour la première fois sur un tri, je n’ai qu’une hâte : remettre ça et aller encore plus loin…
Un paysage qui vous laisse muet tellement il est magique, un parcours sélectif de toute beauté, une organisation sans faille, des moments inattendus : un groupe de danseuses de samba en haut de l’Enfer du Sud, la fameuse ascension à 16%, des caméras embarquées sur des drones, une montgolfière en guise de quai de débarquement pour la natation, un croisement de regard avec Marcel Zamora -je commence la cap il la termine-, des encouragements avant le départ à Alexandra Louison, un bonjour et bonne course à Aline Choretier, Delphine Pelletier, un bravo à Stéphanie Reymond etc, etc.
Il faut y aller à n’en pas douter…
It was a Great Great Green Day!

Bises à vous et si vous voulez en voir plus voici le lien qui va bien…http://vimeo.com/51084785

Jérôme :
Tout pareil! Vraiment un top triathlon dans un cadre extra.
Géraldine et Alain l’ont très bien résumé … bravo pour votre plume.

Sinon au niveau compet’ j’ai trouvé le niveau bien relevé.
De mon côté la nage s’est bien déroulé assez tranquillou … voir trop …
Le vélo c’est là où ça se corse; je ne sais pas si c’est notre préparation montagne avec notre côte de Cheneviere, mais j’ai comme eu l’impression que les locaux étaient plus « faciles » au pédalage dans ce type de relief … c’est lors du clou du spectacle, la montée à 16% sur 2km que j’ai compris ce que c’était de la côte… l’ami Olivier me rejoind d’ailleurs à ce moment là, m’encourage, branche son moteur électrique et me laisse …
Dans le parc, au bout des 90km; juste le temps de mettre une bonne dose de plomb dans mes baskets, et hop! C’est parti pour 20 bornes à un rythme d’enfer; Marcel Zamora en fera les frais à essayer de suivre mon tempo (cf photo) …
Damien semble presser d’en finir…, ne connaissant pas la région, j’opte pour profiter des paysages et le laisse partir devant. Dans ma grande bonté et galanterie, suivant le précepte « les femmes et les enfants d’abord », je laisse Géraldine passer devant. Enfin, je croise Alain qui courre dans le sens contraire au mien … bizarre…
C’est bon, tout est sécurisé je peux rentrer tranquille 🙂

Bref ca était bon tout ça!!! A CONSEILLER!

Damien :

comme vous, je trouve que c’est le plus beau triathlon que j’ai fait jusque là…
Les paysages sont magnifiques, le ciel d’un bleu pur et cristallin, le soleil doux en ce mois d’octobre, les routes du parcours vélo géniaux, le parcours cap dur et beau à la fois…
mais le plus dur, je vous le dis, c’est l’eau du lac Sainte croix.
Dès le début de la course, vous avez près de 750 types et quelques filles qui cherchent à vous mettre la tête sous l’eau et vous empêcher d’aller droit vers où vous avez décider de nager…
et à la fin, vous sortez de l’eau bien après tout le monde. Pour moi, c’est juste quand Géraldine part avec son vélo… 46′ pour parcourir 2000 m. Chut! ne le dites pas à Marc même si j’ai gardé mon sourire…
Je décide de ne pas perdre de temps en vélo mais il y a la fameuse montée à 16%. Je pars a un bon rythme et pense rattraper assez facilement Géraldine. Pas du tout… Il me faut au moins 8 km de montée sans discontinuer pour la doubler et pas vite du tout… pfff. Et puis une fille portant le nom de « Marie » sur les fesses me double sans m’attendre. Je suis vexé.
Bon, après, cà redescend puis c’est plat. Des pointes à 55 km/h sur le plat, j’avance bien.
Peu avant le mur du kilomètre 40, un coureur « Erwann » m’indique que ca grimpe puis il y a un replat et après les choses sérieuses commencent sans s’arrêter même dans les virages sur 2 km…
Je suis prévenu.
Et bien même prévenu, cà grimpe sec. Avec mon pédalier compact, braquet 34X25, je trouve le passage difficile et je pense à Alain avec son 39X45…
Bon, le son des tambours et la vue des danseuses me fait vite oublier Alain surtout que c’est pas fini…
Au kilomètre 60, la route se remet à grimper et je me bagarre avec un type du club de Champigny. Il me double, je ne le lâche pas et j’arrive avant lui au sommet.
Alors que je grimpe, je croise Alain puis Jérôme qui descendent déjà.
Je ne lâche rien et j’arrive au parc à vélo en même temps que Jérôme qui a du craquer les derniers kilomètres.
Après 3 heures 09 de vélo, je pars courir sur ce terrain mêlant sable et pierre et quelques passages de bitume.
J’ai peur que Jérôme me double car je suis parti juste devant lui. Un montée très raide (je marche) et j’ai mes premières crampes qui apparaissent.
Vers le kilomètre 6, je croise Jérôme qui a plus de 500m de retard sur moi et peu après Géraldine qui court comme une gazelle.
Je me dis qu’il ne faut pas trop relâcher le rythme car ces deux concurrents du nst ne sont pas loin derrière moi. Je me dis que Géraldine a fait un super vélo.
Je me sens bien, gérant mes sensations de crampes.
Au kilomètre 15, je regarde derrière moi pour vérifier si Jérôme ne vas pas me doubler et c’est Géraldine que je vois à 50m de moi… Oh la gazelle!
Je croise Olivier et je gère ma course. J’accélère pour empêcher Géraldine de me rattraper et je crois mon rythme suffisant.
Vers le kilomètre 18, dans une descente avec virage, j’entends Géraldine me dire « allez Damien ». Elle est à 5 mètres de moi.
Je ne sais pas comment je vais pouvoir tenir mon avance puisque sa vitesse est vraiment supérieure à la mienne…
Mais je décide de ne rien lâcher. Il reste une dernière grosse difficulté, une montée avec des marches. Au premier passage, j’ai marché. Cette fois, je cours en montant. Je double plusieurs concurrents. Géraldine me suit de près et double ces même concurrents.
Arrivé en haut de la côte, il reste environ 500m de course à plat sur du bitume avant l’arrivée de la course. je ne me retourne pas et accélère encore… Je suis à la limite de la rupture et ne me retourne toujours pas. Je double encore du monde.
J’arrive en 5H50 et Géraldine quelques secondes derrière moi. Ouf, j’ai eu chaud…
Merci Géraldine, tu m’as vraiment boosté les 5 derniers km et j’ai vraiment eu peur que tu m’exploses. Tu es vraiment très forte. Bravo encore.
Je suis content de ma souffrance et de mon temps.
Avec Alain et Véro qui a fini deuxième vétérane 2 la veille sur le « découverte » digne d’un sprint, nous prenons une bière à côté de Zamora et d’autres espagnols.
A la remise des récompenses, je vais chercher le trophée de Géraldine qui est déjà partie. les organisateurs n’ont pas voulu croire que j’étais Géraldine…
Après une bonne douche, nous sommes allés à la cérémonie de clôture de la course avec tous les champions, Alain, Véro et pleins de pros.
C’était un super week-end avec tout les ingrédients du plaisir triathlètique: soleil, effort dense, joyeux et festif, paysages sublimes, organisation exceptionnelle, ambiance à la « Nst », parcours et lac de rêve,
moi, j’y reviens dès l’an prochain…
Bises à vous

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5 réponses à Naturman pour le NST

  1. Arnaud dit :

    En effet ça donne envie de venir courir ce triathlon !!
    Bravo à toutes et à tous.

  2. Titi dit :

    Bravo a toutes et à tous. Effectivement un détour dans ce coin en 2013 me semble une bonne idée.

  3. Elitsa dit :

    Ce n’est pas du tout près de chez moi mais moi aussi j’en suis séduite par vos impressions partagées. Bravo à tous et bravo aux filles et Géraldine, chapeau!

  4. Manu dit :

    Bravo à tous. Avec tous ces récits de courses nous aurons plus assez de week-end de libres. Encore une qu il va falloir cocher.

  5. William dit :

    Banco pour moi , vous m’avez séduit avec vos récits. L’an prochain je m’y colle. C’est tout prêt de chez moi en plus.

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