Ecotrail de paris le 16 mars 2013

Mon premier trail de 50 km

Nous sommes vendredi 15 Mars 2013, la veille de l’écotrail. J’ai pris un jour de congé pour l’occasion, pour éviter de faire boulot, maison, dodo…course. In fine, ça sera journée en famille, et départ pour la tour Eiffel à 10 h pour aller chercher les dossards. De retour à la maison, je prépare mon petit sac: barres de céréales, quelques tubes, couverture de survie (c’est sur la liste obligatoire, mais j’espère ne pas en avoir besoin…), je charge téléphone et i pod, je prépare les habits (il est prévu 5° et vent)…Le soir après avoir mangé des pâtes et une compote…j’essaie de dormir. Je pense au temps que va durer la course, et le plus étrange c’est que je n’en ai aucune idée! Je me donne pour objectif de faire comme le mari d’une amie qui l’avait faite en 6H 30 (mais en courant le marathon en 3h10 à l’époque, je crois…). Secrètement, j’aimerais 5H30, mais comme mon ami l’a faite en 6h30 je me dis que ce n’est pas possible…

Réveil spontané à 6 h. Je regarde la météo: pluie annoncée en milieu d’après midi. Donc il faut que j’arrive avant! Je mange mes délicieuses pâtes, et une fois prête, je pars au RER de Fontenay, direction Versailles. Là, je rencontre des traileurs, une femme de Normandie qui s’appelle Juliette (comme ma petite dernière, c’est un signe!!!), un gars de Pau qui me dit être à son 25ème trail, et avoir terminé 11ème au scratch de Saint Jacques de Compostelle en septembre dernier: ça tombe bien, les deux font le 50km.  Je rencontre aussi un groupe de trois personnes (deux hommes et une femme, la cinquantaine tous les trois) qui font le 80km et qui semblent être des habitués de l’UTMB et de la CCC…. Pour eux, l’Ecotrail serait une promenade, et serait tout plat….Ca c’est un peu comme Christian pour qui le 80 est une sortie longue…Après avoir écouté tous leurs récits,  je me dis qu’un jour je ferai l’UTMB et j’aurai la petite veste avec le petit logo en haut à droite de l’UTMB…Il faut bien avoir des rêves…

Mais revenons à l’Ecotrail…Une fois arrivée à Versailles, une petite navette nous emmène sur le départ de la course (dans la navette, il fait chaud. C’est top!)… Une fois sur place, il y a une grande tente où tout le monde se serre pour se réchauffer. On décide avec Juliette (la normande rencontrée à la gare) de boire de l’eau chaude (initialement pour le thé) pour nous réchauffer…On se dit qu’en prenant trop de café on risque d’avoir mal au ventre…

Quelques minutes après – perso j’étais bien gelée- le départ est lancé…Et là, c’est très différent d’une course, car tout le monde part tout doucement, parle avec son voisins. Bref, no stress… Mais déjà on voit la tête de course de l’autre côté des étangs des châteaux de Versailles. Je décide alors de ne pas regarder ma montre le plus longtemps possible pour courir « aux sensations ».

On sort du parc du château de Versailles (au bout de 3 / 4 km je crois)… et là, les choses sérieuses commencent. Les montées et descentes boueuses arrivent…Quand je regarde ma montre, il est 1h28 (en haut à gauche du cadran de ma montre Garmin). Déjà!!! Le temps est passé vite. Je décide de ne pas regarder combien de kilomètres on a fait (en bas à droite de ma montre). Et je me dis que je regarderai quand on sera autour des 20 km car là je dois appeler Nico pour lui dire où j’en suis pour pas qu’il m’attende trop longtemps.

Deuxième coup d’œil à ma montre, 20km450… Contente d’avoir bien évalué la distance (on s’amuse comme on peut), et de pouvoir appeler Nico, tout en montant une côte. Et oui, j’ai le temps, puisqu’en trail on marche à toutes les côtes (en tout cas, c’est ce que tout le monde fait autour de moi). Au final, on finit donc par les attendre, les côtes! Et surtout, à les apprécier. Le plus dure est de relancer une fois arrivée en haut, voir d’accélérer quand il y une descente. A la fin, il faut avouer que l’on relance quand la personne devant redémarre, et mine de rien, ça prend de plus en plus de temps… En clair, le trail, ça apprend le changement de rythme (je crois que c’est titi qui a dit que c’est ça qui faisait progresser).

Après mon petit coup de téléphone, je me dis: « plus que 9 km pour voir Nico ». Au final, ravito au 28ème km! Trop heureuse de le voir. Et là, Nico me dit « tu es 7eme ». Incroyable…Ca booste un peu, même pas fatiguée, donc je décide de ne pas m’arrêter au ravito. Pourquoi pas le courir comme un marathon… sans arrêt…Un gros bisous et c’est reparti !

La partie la plus dure arrive entre le 28eme et le 42eme… Ca monte, ça descend, et toujours aussi boueux ! Curieusement, le temps passe plus lentement. Je regarde ma montre presque tous les 2 / 3 kilos. Des traileurs commencent à avoir des crampes et s’arrêtent au bord. Mais tout le monde s’encourage. Je donne un tube à un traileur qui a plus de jus.

Arrive le deuxième ravito, je pèse mon sac et je me dis que j’aurai assez d’eau jusqu’à l’arrivée, donc pas de pause. Je repars après un autre bisou…Nico m’annonce 5eme. J’y crois pas, n’importe nawake!!!

Le plus dur est fait, maintenant j’attends de voir Paris.

Et là je tourne la tête à gauche, et qui je vois… le gars de Pau!!! Un petit coucou et je repars.

Paris devant!!! Sauf qu’avant il reste quelques kilomètres…C’est la partie la moins jolie, on court au bord du périph, mais vraiment au bord. Puis on arrive dans Paris, et là, c’est au tour des ponts, on monte et descend les marches quatre fois…Pas cool! On voit la Tour Eiffel. Cool!!! Sauf qu’ils nous font faire demi-tour, et courir avec la Tour Eiffel dans le dos. Je recroise le gars de Pau qui me dépasse et me dit: « arrivée au 49eme et non au 54eme comme l’année dernière! »

Je continue, mes articulations sont, comment dire, bien là. J’essaie de dérouler pour ne pas avoir de crampes. C’est dans la tête.

La tour Eiffel grandit…Une rousse avec une queue de cheval me double. On continue, on s’arrête même toutes les deux à un feu, on traverse, et elle repart sur les chapeaux de roue. Je suis derrière.

On court maintenant sur les bords de Seine au milieu des touristes, qui nous regardent en disant « Mais il y a une course ? »…Et oui, comme on arrive par petits groupes, voir tout seul, la course se fond dans le paysage, et tout le monde a l’air de faire un footing…

Puis, tout à coup, je vois une petite tour Eiffel en polystyrène…Elle est quand même suffisamment grande pour que des gens passent en dessous. Je comprends que c’est l’arrivée. La gorge serrée (quand même) je continue jusqu’au tapis qui fait BIP…. 4h52 ! J’éteins ma montre. C’est fini, je suis dans les bras de Nico, heureuse d’avoir terminée mon premier trail de 50 Km.

L’année prochaine, 80 km…? DELPHINE

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3 réponses à Ecotrail de paris le 16 mars 2013

  1. Samantha dit :

    Sympa ce petit recit ; ça donnerait presque envie de s’entrainer pour le faire un jour ;o))

    Félicitations encore, sacrée performance quand même !
    Ah les femmes, quelle endurance … c’est grâce à nos 1h45min de taches ménagères quotidiennes qu’on y arrive, c’est ça le vrai changement de rythme !

    Biz
    SAM

  2. Titi dit :

    La vache, tu oublies de dire ta place, humble coureuse que tu es… c’est une belle aventure humaine que tu décris là, je dois dire que cela donne aussi des idées. Encore bravo pour les bisous, heu ta course.
    Tu vois les changements de rythme ça paye !!!
    Bravo.

  3. herve foxy dit :

    c est une belle aventure,un 50km,mais comme beaucoup,on veut aller plus loin….a quand un 100 bornes? je te conseil celui de MILLAU,le parcours est sympa.sinon,felicitation pour ta grande forme! a bientot delphine et nico!!

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