CD Enghien et ses galères by Damien.

Et me voici parti à Enghien, pour mon premier triathlon, un CD. Plutôt stressé depuis la veille, j’ai été bien soulagé de voir Nicolas Porcher en train de faire la queue pour récupérer son dossard. Delphine un peu plus loin, c’est bon, y a des têtes connues, je me sens moins seul !

La suite se déroule plutôt bien, on installe nos vélos, Nicolas est à côté de moi et me transmet son expérience, Frédéric Serre s’installe de l’autre côté, bref, le stress baisse, on enfile la combi et zou ! Direction la « plage ». Tout le monde à l’eau, on va se cailler en attendant le coup d’envoi, à 14°, merci la combi !! Et là, premier drame : je me retrouve malgré moi en première ligne… Êtes-vous déjà allé dans une pisciculture, où les truites n’ont pas suffisamment de place pour se mouvoir et se montent dessus en permanence ? Eh bien c’est une sensation que j’ai éprouvé dès les premiers mètres de natation !! Bon, en même temps, je ne me suis du coup pas privé non plus, une fois la surprise passée j’ai moi aussi joué au poisson en banc qui veut la meilleure place. Non mais ! Petite pensée pour le mail de Yann au bout de 250m, quand j’ai réalisé que j’étais en train de mouliner… retour aux fondamentaux, et ça glisse mieux. Ca m’a d’ailleurs permis de griller la politesse à plusieurs nageurs à bout de souffle sur les 300 derniers mètres, où je me suis bien fait plaisir !

Et les surprises commencent : les jambes sont super raides à la sortie de l’eau, l’impression de courir avec des jambes version Pinocchio avant sa transformation en petit garçon. Seconde surprise : j’ai l’impression que le vélo de Nicolas est encore là ! Serais-je sorti avant lui de l’eau ? Regonflé comme jamais, je m’équipe tranquillement, et zou, j’enfourche le vélo et c’est parti. Le début est assez plat, roulant comme j’aime, ça se passe bien. Au bout de quelques kilomètres, la route s’élève et je commence à souffrir un peu. Mais bon, faut bien ça. Je m’accroche, crache et m’arrache jusqu’à cette partie fatidique à 15% où un gros « CLANG » me fait sursauter, et mon vélo s’arrête net… Eh oui, à l’instar de ma toute première sortie avec cette machine, un rayon de ma roue arrière a sauté. Visiblement, ma roue a cru qu’on était à la foire, et a eu envie de faire le grand huit, plutôt que de se taper les montagnes russes… Obligé de faire sauter les freins arrières pour pouvoir rentrer au bercail, en mode « ride of shame », tout le monde qui t’applaudit pensant que t’es super bon, alors qu’en fait tu rentres pour abandonner. J’ai au passage pu voir les « stars » passer, puisque dans l’impossibilité de faire les 3 boucles requises, je suis rentré au moment où les meilleurs finissaient. Intéressant à vivre et surtout impressionnant. Mais grosse, que dis-je, énorme déception pour ce premier triathlon qui se termine en eau de boudin alors que ça avait tellement bien démarré.

J’espérais pouvoir dire hier soir « Ich bien ein Triathlete », ben c’est pas encore le cas.
Et il va falloir que je me rachète des roues pour samedi. Bref… Vivement le prochain !

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2 réponses à CD Enghien et ses galères by Damien.

  1. Titi dit :

    Là, tu vas tout arracher sur Troyes, la niac, la revanche !!!

  2. Delphine dit :

    Il m’avait bien semblé te voir marcher dans le dernier virrage de la fameuse côte, à côté des supporters assis sur la barrière de sécurité… Je pensais que c’était « juste une creuvaison »…

    La prochaine fois sera la bonne!!! Et tu auras encore plus la « niac » !

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