Le L du Val de Gray ou l’enfer du devoir

Petit retour du L de Gray avec des conditions dignes d’une île tropicale en pleine préparation d’un futur ouragan…

Arrivée le vendredi soir avec mon ami Christophe (que j’embarque avec moi dans les tris costauds…) pour être le plus frais possible le samedi matin. On surveille la température pour la journée, ils annoncent 32° et 50 km/h de vent, là on s’marre bien, 50 km/h n’importe quoi cette météo à la C.. 50km/h !!!!
Départ à 9h00, on met les combines et l’on sent bien que ça chauffe déjà pendant le briefing (il n’est que 9h00…), ça chauffe beaucoup même, on suinte de partout et on se dit vite dans l’eau qui est à 23.6° donc combinaison possible (merde moi qui n’aime pas nager avec, grrrrrrrrrrr).
Le TUUUUUUUUUUUUUUUUUUU du départ est lancé et nous sommes 128 à nous battre, enfin à nager car pas trop de baston. Là je me dis « nage avec ta tête » et aussi les bras sinon tu coules ducon…et je me mets dans les jambes. Les épaules sont occises sur 500m mais je reste dans les pieds… sortie à l’Australienne, 15’45 !!! punaise le temps, et on replonge pour le 2eme tour. Pour ceux qui me connaissent en nat je ne suis pas brillant en eau vive avec combine voire même lamentable (moins le cas en piscine hey hey) et là je me suis dit « y a pas la distance, j’ai mal lu » mais continue de nager avec ta tête et dans les pieds, et je glisse et je double, là ch’uis grave punaise je double !!!! sortie d’eau en 31’45, c’est la meilleure nat de toute ma carrière 😉 merci coach, enfin des résultats 1 an après, je sais j’aurai pu faire plus vite…
T1 : quand tu gagnes du temps en nat, tu en perds en T1, la combine est restée coincée aux pieds…pas grave on repart en vélo et c’est oublié. Le vélo partie « roulante » oui oui 800 D+ tout de même avec Sacrées Montées lentes et longues, en relance sans arrêt, revêtement qui colle aux roues car ça y est, il fait très très chaud, faut boire beaucoup, 2 boucles de 44km, 1er boucle 1h18, bon rythme je tiens ma cadence, pas fatigué, je double très peu voire même me fait doubler par des avions de chasse, ça fait bizarre pas l’habitude… 😉
Faut dire que le parc à vélo est plus fournis en CLM, du très haut de gamme, fallait bien les voir arrivés dans mon C.. à un moment ou un autre.
KM60, je ne sais pas ce qui se passe mais mère nature a mis son ventilo d’air chaud en route et en vitesse 3, toujours de face bien sûr !!! et là les moyennes se mettent à chuter, 25km/h en vitesse, j’avance pas !!!! on me double, je double et à chaque fois « pu…. De vent », je commence à compter les km qui me restent car ça devient dur de luter mais surtout de ne pas gaspiller d’énergie, bilan 2eme boucle en 1h28 (1h18 à la 1ere).
Retour à T2, je suis naze… mais la tête lucide pour envoyer ou contrôler ou gérer ou m’effondrer, on verra ben… on est protégé du vent mais pas de la chaleur enfin du four !!!!, des douches sont installées pour passer en dessous (c’est nécessaire et vital pour moi), ravito d’eau pour s’asperger, ch’ais pas combien il fait mais c’est chaud, l’air est chaud, punaise va falloir tenir, je double (oui ça m’arrive en cap) et je me fais doubler plus souvent aussi (n’en rajoutez pas !!!), 3 boucles c’est long… je gère l’effort car il y a des mecs qui sont tous rouges et qui explosent, je tiens mon petit rythme de 5’30/km, 3eme boucle je m’enflamme (ben vouis c’est l’enfer, il est drôle le titi tout cuit), j’accélère mais pas longtemps faut pouvoir le finir et sans marcher (hein Yann !!!) . Arrivée 5h09 pour un prono en 5h00 sans vent et sans chaleur !!!
La gueule des athlètes à l’arrivée, pas bô à voir, je suis obligé de m’allonger 2 fois pour respirer et de boire énormément. Nous sommes tous très fatigués, contents d’avoir survécut et fini dans cet enfer…
Le temps de me doucher au camping et de me changer, j’encourage les mecs qui sont encore sur le tarmac et surtout Christophe !!!! Allez le plus dur est fait, Go GO !!! je le suis et il finit comme à son habitude, IL FINIT et sa marque de fabrique, un triathlète n’abandonne jamais !!! il termine toujours… Bravo à lui.

Un bon tri mi juillet qui coupe bien les jambes mais à faire à plusieurs car il y a de quoi se tirer une bonne bourre….

Titi, au repos 1 semaine avant d’attaquer Jabline en septembre et le final de l’année au Naturman
On s’éclate bien au triathlon !!!!

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1 réponse à Le L du Val de Gray ou l’enfer du devoir

  1. andrep dit :

    Merci, cela fait plaisir à lire surtout avec des news positives de la part de vous 2. À la saison prochaine … André

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