Half iron man Séville 2015 par Emmanuel F

Petit récit du Half Iron Man de Séville ;

Démarrage de la saison à Séville pour la 4ème édition du half iron man. Les conditions en Espagne sont plutôt clémentes en avril, 25-30 degres, ensoleillé, sec… Quoi de mieux pour lancer sa saison de triathlon.

Arrivée mercredi soir à Séville avec mon pote d’enfance Matthieu, un irréductible triathlète gaulois… L’occasion pour nous de partager un bon moment entre amis autour d’une compétition dans une ville européenne…

On a bien failli rester à Paris d’ailleurs… Veille du départ, grève des aiguilleurs, la majorité des vols annulés, nous recevons à 20h la veille de notre départ un email de Ryanair nous informant que le vol aller vers Séville est annulé… Dur ! Il nous a fallu allonger 150 balles de plus pour pouvoir se rendre à bon port en partant d’Orly cette fois ci (quand on aime on ne compte pas…) Pourvu qu’il ne soit pas annulé lui aussi…

Coup de bol le vol est conservé et nous rejoignons le tarmak avec seulement une heure de retard sur l’horaire initialement prévu. On s’en sort plutôt bien ! Nous arrivons finalement à Séville mercredi soir avec une heure de retard sur l’horaire indiqué. Notre mission maintenant est de rejoindre le centre ville, seul hic avec deux vélos on risque de galérer pour trouver un taxi suffisamment grand pour pouvoir les charger… Après tout, la soirée nous réussissait assez bien ;-). Après 20 bonnes minutes d’attentes et une quinzaine de taxi à nous être passé sous le nez, nous finissons par tomber sur une 406 break de 647000kms capable de charger tout notre barda (jamais vu autant de kilomètre au compteur d’une peugeot). Le taxi nous a même dit qu’il avait emmené son ancienne 406 à plus d’1200000 kms… C’est plutôt solide les française !!

Jeudi visite de la ville et ses monuments historiques, la ville est vraiment très accueillante, vivante et dotée d’un capital historique très fort. Mon podometre m’indiquait à la fin de cette journée découverte plus de 30000 pas effectués dans la journée… belle entrée en matière !

Séance de déblocage course à pied et vélo et retrait des dossards le vendredi…. Au retrait des dossards seulement une personne était chargée de checker les licences (les espagnols ne semblent pas être pressés…) Le temps pour moi d’observer une bonne trentaine de participants, grands et très affûtées pour la plupart… Je me doutais que le niveau allait être relevé…

Vendredi soir, derniers réglages, boissons, équipements, pression des pneus, chambre à air… Point très important car mes dernières expériences de courses n’ont pas été très favorables à ce niveau (double crevaisons lors du dernier longue distance). Je vérifie bien la chambre à air que j’ai ramené, il me semble que celle que j’avais dans mon sac était bien large comparé à la taille des pneus… La boulette ! C’était la chambre à air du vtt que j’avais utilisé au raid de guerledan en Bretagne… Il est 21h 37, je vous pris de croire qu’à ce moment là dans ma tête j’suis pas au mieux. La crevaison était bel et bien synonyme de disqualification… Allez trouver une chambre à air une veille de course à cette heure là ! Heureusement super Matthieu en avait une qui traînait dans son sac ! Ouf on peut compter sur les copains… C’est parti pour une excellente nuit de sommeil. Les previsions météo ne sont pas jojo… Risque fort d’orage et pluie au départ et en début d’après midi… On verra demain.

Réveil à 7h30 samedi matin… Bonnes sentions, je m enfile le fameux gâteau sport cuit la veille au micro-ondes (14 min de cuisson) … Toujours aussi dense et difficile à manger, je manque toujours de m’étouffer avec ce truc.

9h30 on arrive dans le parc à vélo. Des superbes bécanes partout autour de moi, les espagnols sont sacrément bien équipés… Ca risque d’envoyer sévère sur la partie vélo !! Il y a toujours ce vieil alu Peugeot des années 70 dans le parc à vélo, sorte de vestige antique que le gars ne veut pas se séparer (transmission de père en fils)… A croire qu’il y a toujours un mec qui veux prouver à tous les gars que se caller 83 bornes de vélo sur un vieil alu des années 70 ca passe crème… c’est pas l’habit qui fait le moine tu vas me dire !

9h50 mise à l’eau, je goutte au Guadalquivir. L’eau n’a pas l’air trop polluée, elle ne sent pas la vase, j’ai toujours beaucoup d’apriori sur les fleuves… Je ne me suis pas tenté de l’avaler pour autant. On m’avait dit que les espagnols étaient tricheurs et clairement le départ de la natation confirmait les dires… La majorité des gars avait déjà 20m d’avance sur la boué de départ… L’organisateur tente à plusieurs reprises de faire reculer les gars… Sans succès… Le départ est donné avec 10 min de retard. Je me place derrière comme d’habitude, je n’aime pas le bouillon des départs en natation. Rien ne sert de courir, il faut partir à point. J avais le souhait de bien nager et de passer la natation proprement sans me bruler sur les premiers mètres… C’est la première fois que je maitrise mes trajectoires, que je ne perds pas mes lunettes et que je ne brasse pas… Les entrainement de cet hiver ont porté leurs fruits ! les séances d’Olivier ca paye ! Je clôture les 1,9 kms de natation en un peu plus de 30 minutes… Un record pour moi ! 🙂

Arrivé dans le park à vélo, une bonne moitié de concurrents étaient déjà parti… Je n’étais pas surpris… Les judokas ne flottent pas bien, on doit avoir des os plus denses, jsais pas… Ma première transition se passe bien, j’ai pourtant trouvé avoir été rapide pour une fois… Je n’ai pas galéré comme à mon habitude pour retirer la combi, je ne me suis pas tenté à mettre une paire de chaussette cette fois ci (l’erreur du débutant, je les garde cette fois ci pour la course à pied). Le vélo Peugeot est toujours là :-), celui de Matthieu est parti… l’enfoiré il a pris de la potion magique ?? Toujours pas d’averses, il n’y a pas de vent non plus… Les conditions sont excellentes pour attaquer les 83 bornes de vélo avec un parcours assez roulant. C’est parti pour deux boucles de 40 bornes !

j’enquille les premiers kilomètres plutôt rapidement 36-38 kms/h de moyenne, je récupère une bonne trentaines de places sur les 20 premiers kilomètres. Il y a toujours quelques irréductibles cyclistes qui passent comme des fusées auprès de vous avec des superbes machines… Quel bruit ! ils sont impressionnant sur le plat, ces machines conservent bien mieux la vitesse cinétique que les vélos basiques… Par contre dès que ça grimpe un peu, ce n’est pas la même chose… C’est beaucoup plus difficile à emmener qu’un vélo classique comme le mien ;-). La première boucle ressemble donc à « tu me doubles, jte redoubles » attention cela dit au draft, plutôt tentant dans ces moments… Je n’ai pas envie de prendre une pénalité de 5 minutes. Je croise la tête de course, les trois premiers ont déjà fait la différences, ca roule pleine balle devant, tous avec leurs casques de Play mobiles… Je croise Matthieu, p’tite accolade « allez mon gars lâche rien !! », il a déjà une bonne dizaine de minutes d’avance sur moi ! il est vraiment chaud patate !

Je vois jaillir la deuxième vague de fusée sur la seconde boucles de 40 bornes, c’était la tête de course de l’Olympic qui me dépassaient avec leurs bécanes supersoniques… Il ont une batterie dans leurs vélo c’est pas possible ! ca roule au moins à 46-48 en vitesse de pointe c’est n’importe quoi ! il commence à y avoir beaucoup de gros paquet sur la route, difficile pour tout le monde de ne pas drafter sur les derniers kilomètres… Arrivée au parc à vélo en 2h24 min, pas trop entamé… Il vaut mieux s’en garder un peu sous le pied pour la cap, c’est quand même un semi marathon qu’ils nous demandent de boucler… Je profite de la transition pour caller mes chaussettes cette fois ci et c’est parti pour plus ou moins 1h30 de course à pied sous le soleil s’il vous plait !

Je démarre la course à pied pépère, le soleil commence à attaquer sérieusement ma peau, c’est là que je me dis que je vais investir prochainement dans une casquette… Sale temps pour les chauves quand même ! jme calle sur ma vitesse de croisière, je ne vais pas me faire surprendre… On maitrise les 12 premiers kilos et on voit ensuite comment le corps réagit… C’est parti pour 4 boucles au bord du Guadalquivir. Je croise Matthieu qui m’informe que lui a prit sa biscotte sur le parcours vélo et 5 min de pénalité, il a drafté le tricheur :-)… Ca ne l’a pas empêché de me prendre un tour sur la partie course à pied… Il est chaud ! Je gère correctement mon effort tout au long de la course, à chaque tour le gars qui pointe les dossards me parle en espagnol, je ne comprends rien ! il a du me prendre pour un sourd et muet c’est certain… J’ai fini par comprendre au bout du troisième tour qu’il me demandait de bien mettre mon dossard pour qu’il puisse le lire 🙂 j’espère que ca ne va pas me couter la disqualification ces conneries… Je me permet d’accélérer sur les derniers kilomètres, c’est plutôt un luxe à la fin d’une longue distance ce genre de scénar ! j’aimerai que ca m’arrive plus souvent ! je termine la cap en 1h35min et clôture mon premier Half Iron man en 4h35min. Matthieu « le gaulois du TC Val » réalise une très belle performance en clôturant le tout en 4h15min (avec la pénalité) chapeau à lui !!

Je profite du buffet à l’arrivée de la course, d’une séance de massage bien mérité… Il est temps pour nous de faire péter les « roteuses », le jambon et le fromage espagnol ! après tout on l’a bien mérité J…

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2 réponses à Half iron man Séville 2015 par Emmanuel F

  1. luc dit :

    Super Manu Man, ça donne envie .

  2. Titi dit :

    joli temps !!! bravo à toi et ton ami Matthieu.

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