Le Triathlon de Paris vu par un participant : NICO

Honnêtement, je n’avais pas très envie de le faire ce triathlon. Je m’étais inscrit parce que j’avais un WE de libre, mais sans grande conviction. Aussi parce que mon premier triathlon, qui fait que je m’y suis mis d’ailleurs, était le triathlon de Paris en 2011, avec la natation dans la Seine…

Une soirée du Samedi pas très sage avec un coucher tardif (Merci Vélia !!!) et quelques coupettes de champagne, servies par notre président (qui a aussi du en boire quelques unes je crois…). En gros, c’est pas très frais que je me suis levé le dimanche matin après 3h de sommeil…

Donc motivation moyenne, d’autant que l’on a passé la soirée à me dire que le plan d’eau à Choisy était dégueu et que j’allais y choper la lèpre (ou pire…) et que la partie vélo en drafting était très dangereuse et que l’on comptait chaque année plusieurs dizaines de morts pour des chutes sur le parcours… Donc pas très motivé ni très rassuré…

7h, Julien (et je te remercie encore) m’attend pour m’emmener en voiture jusqu’au départ. Finalement, le temps n’est pas terrible, mais il pleut pas. C’est un temps que j’aime. Je dépose mes sacs, je croise Elitsa qui fait la partie natation de son relai (victorieux !!!) dans l’air de transition, et c’est parti pour 1500 m de…… marche à pied vers le départ. J’entends mon prénom…. je me retourne et un cygne s’envole (je me dis que j’entends des cygnes qui parle et que j’ai peut être un peu trop abusé la veille du champagne de Vélia…). Bien sur c’était Dédé sur son Kayak (qui ne m’a jamais paru aussi à l’aise en milieu aquatique ;-).

Mise à l’eau dans la première vague. Finalement, l’eau n’est pas si dégueu… Je me place comme à mon habitude au milieu au premier rang… Et là, en statique, on remue la vase… une odeur d’égout en période de gastro… Horrible. Heureusement, le départ est donné et je pense aux vagues suivantes… Pas trop d’algues, je nage bien (enfin, je suis content de moi). Le fait de nager en ligne, donc sans passage de bouée, fait qu’il n’y a pas trop de bagarre. C’est cool. Je sors en 24 min… Mon record, je suis content. Dommage que la transition soit si longue et qu’il faille mettre la combi dans le sac puis l’emmener vers le camion avec le vélo…

je pars en vélo prudemment, me fait doubler par quelques fusées que je retrouverais dans mon peloton quelques km plus tard. Premier virage et premières chute derrière moi, le doux bruit du carbone contre l’asphalt humide… ça calme un peu.

J’essaie de rester dans les roues, quitte à se bruler les jambes à plus de 40 km/h, une petite côte qui scinde le peloton en Deux (OK j’étais pas devant…), j’essaie avec un autre de combler le trou de quelques centaines de mètre, mais impossible. Pas de soucis, un autre très gros groupe nous engloutit, nous et le premier groupe… et m’emmène à 40 km/h vers la tour Eiffel. Quelques moment de flip, mais c’est aussi très grisant de rouler à cette vitesse dans Paris… 1h06. Content…

Arrivée à T2, encore très longue… et c’est parti pour la CAP. Vraiment agréable, des routes larges, deux tours autour du Trocadéro, ça grimpe, ça descend, ça regrimpe (et oui, y’a deux tours). Pas chaud, donc très agréable. je rattrape ceux qui ont un tour de moins, et j’ai m’impression de bien courir, c’est bon pour le moral. Puis enfin l’arrivée. Je vois 2h29 !!!!! je suis content !!!!!!

Et surtout 176 ème sur 1630 participants ! Même un peu étonné.

Finalement, je voulais pas y aller, mais c’était vraiment une bonne matinée… Et je dirais même que je le conseille (en partant à la première vague et à condition d’aimer frotter un peu en vélo…).

Merci à Vélia pour la préparation de la veille optimale (et à recommander), à Jul, à Dédé pour son coup de pagaie…

Nico P

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