Grand RAID « Golfe du Morbihan » – ULTRA MARIN 2016

Larmor Baden

Voila encore une belle expérience de vécue !

Parmi toutes mes inscriptions en début de saison, n’ayant pas été sélectionné au « Norseman », ni à « la verticale de la Tour Eiffel », il ne me restait plus que cette ‘grosse’ épreuveŒ pour la fin de saison (après Doussard, un tri tout de même) !

Eh bien voila, c’est (pas) fait, mais c’était super !

Œ Pourquoi cette course ? Des amis, voir le Œ plus bas, le paysage, la longueur sans trop de dénivelé, la date. Je ne connaissais pas le monde du Trail*, mais vraiment, j’ai senti la différence, que de la convivialité et du respect mutuel et de l’aide.

Bon, revenons à l’épreuve. Après avoir ‘essayé’ de suivre le plan d’entrainement de l’organisation, il a fallu aussi cogiter sur le sac.

Et ….. , il va falloir le gérer avec des ravitos entre 17 et 20KM. Bilan un sac lourd (et pourtant, ce n’est pas un sac ‘atelier’ à la DD). Que faut-il pour se sustenter, se couvrir, … ? Sans oublier le matériel obligatoire et qui sera capable de tenir entre 30 et 42h (la Garmin abandonnera également).

Alors, avec tout cela, le sac pèse. Beaucoup ? Trop ? Mais que ‘virer’ ? il fera chaud, la journée, froid la nuit, humide ? Bon il faut arrêter de tergiverser et heureusement le sac est très confortable à porter. Si, si, j’ai couru tout le mois de juin avec lui et un chargement ‘fictif’, il est réglé (lui).

Allez, c’est le départ pour …. Vannes, jeudi midi en TGV. Arrivée en milieu d’après-midi, je peux retirer le dossard aussitôt.  Donc jeudi soir et vendredi matin : RELAX.

Vendredi 14h, je fais le sac, je refais le sac et rejoins le village ‘UltraMarin’, c’est la teuf, mais aussi le stress. Dépôt des sacs de mi-parcours, d’arrivée.

Ah oui, le sac de mi-parcours : 1 paires de chaussure, des chaussettes, des vêtements de rechange, de l’alimentation et boissons, des accus pour le matériel ‘électrique’.

L’heure approche et c’est parti, un rictus d’inquiétude mélangé à de la joie à la limite de pleurer (séquence émotion), j’y suis !

Un petit tour dans la ville (2km) et nous revenons passer la véritable ligne de départ et direction le ‘large’.

Le paysage portuaire se transforme rapidement et nous commençons à visualiser le golfe, Super, il fait jour, il fait beau, c’est parti ! Tout y est, des plages, du sentier, des plages  encore, mais plus petite, juste de quoi poser le pied droite et le gauche éventuellement cote à cote, sympa tant que nous sommes encore vigilant. Les spectateurs sont encore avec nous et cela fait du bien. Le 1er ravitaillement arrive au KM 17.25, un peu de cohue mais cela passe et la, je découvre, qu’après moi la mer avait continué à monter et les suivants avaient dû se déchausser pour passer le. Tiens, c’est vrai j’ai oublié de prendre une serviette !

Prochaine étape un point d’eau au KM ….. Effectivement, encore des tentes ‘barnums’ de la musique, le tout dans un beau parc en ord de mer. ERREUR, un mariage dans une propriété privée, bon bin tant pis, c’est un peu plus loin. Eh OUI, ça y est, avec même un Festnoz sur la cale et plein de monde (même des danseurs ‘bigoudens’). Tiens personne ne s’arrête ? RE non, nous c’est la petite tente derrière avec 4 robinets. C’est moins festif et personne ne nous regarde.

Prochaine étape, le ravito de LARMOR BADEN (=LB) qui marquera le 1er marathon sur les 4 à faire. Jusque la tout va bien. La nuit tombe vers les 22h surtout dans les passages en sous bois. Magnifique, des voutes d’arbres et des frontales la dessous. A ce moment la nous sommes dans des grandes allées carrossables.

Et voila le 1er ‘gros’ ravitaillement à l’école de LB. Retrouvailles synchros (à 3mn près) avec Pascale (qui sera au courant de mon avancé par les SMS de suivi), ma femme fraichement débarquée du train (22H…) et notre amie ‘locale’Œ Florence (marraine de notre ainée) qui nous a hébergé.

Une 20aine de mn de pause (alimentation, bavardage, modification vestimentaire pour la nuit, … ) et c’est reparti solitaire et dans le noir. Dans les 5km qui suivent, par les hasards du parcours ; étroitesse, marches à franchir, en montant, en descendant, des pierres, des grosses racines, des branches à éviter, le tout avec l’éclairage de la frontale, nous finissons par former une petite colonne et d’un commun accord avec notre futur groupe de 5, nous décidons de marcher ensemble. Nous ne courrerons que sur des portions moins dangereuses. Notre nouvelle tribu ira jusqu’au ravito suivant : Le BONO au KM 55 à une cadence de 7km/h. ce groupe hétéroclite Ž et bien sympathique permet de se motiver mutuellement, d’échanger, de blaguer, et donc d’absorber les KM, la nuit. Nous avions également prévu de nous remettre à courir plus intensément dès la levée du jour.

ŽMaurice, 53 ans agriculteur Breton, Aurélien informaticien dans une SS2I sur Nantes, Philippe architecte au Sénat et Benjamin infirmier Psychiatrique.

Le groupe accueille 1 à 2 coureurs épisodiques, mais le noyau est créé et nous avançons. Auray est absorbé, ainsi que son relief à la sortie, et nous voila en destination de CRACH. 5h30 le jour se lève, (l’UltraMarin s’éveille comme le chanterait Dutronc) et nous allons courir, enfin nous le croyons. Les muscles sont raides. Finalement nous alternons CAP et marche et nous restons groupés.

A ce moment la, le plan de route d’Aurélien est caduque, ses horaires de passage prévu ne sont plus respectés. Maurice est déçu pour sa 2ème participation (abandon pour des raisons de ‘chaussures’ l’année dernière), son plan de route compte 2H de retard. ET pour ma part, n’ayant rien programmé, je suis déjà content d’avancer. A force de ruminer son retard, Maurice réalise qu’il n’a qu’une heure de retard ! L’année dernière, la course était partie à 17h et ça la ‘foutue dedans’, mais finalement, dans le bon sens pour le moral.

Ravito de CRACH KM 70.77, Maurice s’assoit sur les bancs mis à disposition et, malheureusement, ne se sent pas bien, je fais la navette pour l’approvisionner, solides, liquides, chauds, froids, sucrés, … et après un bon 1/4h, il décide de se reposer un peu en nous demandant de continuer sans lui !  Conseil de guerre et nous tentons de lui faire changer d’avis à tour de rôle, mais que nenni !

Nous repartons à 4, mais rapidement, je perds ma place de meneur (si, si avec Aurélien, nous nous étions relayé jusque la) pour ‘subir’ l’allure du groupe, mais on avance. Le contournement de la pointe de LOCMARIAQUER est interminable, surtout que nous savons que nous revenons pratiquement au départ de cette boucle. Des envies de l’éviter peuvent effleurer certains mais les vieilles histoires de pointages inopinés freinent les ardeurs ET HOP, un contrôle volant !!!!! Vrai, de vrai, le 2ème d’ailleurs. Nous avons finalement bouclé l’ensemble 1H30 avant la barrière horaire et nous allons embarquer dans 1 des 2 supers zodiacs qui nous attendent. Fourniture d’un vêtement imperméable + 1 gilet de sauvetage et c’est parti. Je me laisse aller sur l’épaule de mon voisin, doucement bercé, mais au milieu du passage, le mal de mer, la faim, la fatigue ?? Bref, je dois passer la tête par-dessus le ‘boudin ‘ et viser les poissons, Mais RIEN de RIEN. Estomac vide. Même les poissons gueulent !

Tout blanc au débarcadère le pilote me soutient jusqu’à la terre ferme (quai de PORT NAVALLO). Le « pointage » me demande de déclarer forfait, de mon coté, je demande à mes 3 derniers acolytes de partir sans m’attendre. Palabre entre eux, discours de motivation à mon encontre avec promesse de m’attendre, mais je mettrais leur chrono en péril et je reste donc me reposer, m’alimenter, boire, me reposer et nous verrons bien.

Sur ce, Maurice arrive, il est bien reparti et peu de temps derrière nous. A son tour, il veut m’emmener, je m’essai quelques 100aines de mètre, voir 1KM, mais « le ressort est cassé ».

Ce dernier constat fait, j’appelle le PC Course pour annoncer m’a défection.

S’ensuit un appel à Pascale, qui devait me retrouver au pointage d’ARZON qui se trouve juste après mon abandon, afin qu’elles viennent me récupérer sur un banc devant un restaurant.

Notre ami Antoine L, le régional de l’étape, me contacte après vu sur le site que j’étais arrêté (réactif l’Antoine) et nous décidons de nous voir pour un café. Au départ, j’avais prévu de l’appeler arrivé au débarcadère de PORT NAVALLO pour nous rejoindre au Ravito d’ARZON.

Une fois mes accompagnatrices arrivées, nous décidons de manger sur place au restaurant avec vu sur le port ! MOI avec ma déception et Pascale satisfaite de ma décision. Dans la foulée, je passe prendre le café chez Antoine L et, pour finir, retour au port de Vannes afin de récupérer mes sacs !

Dur, dur, de voir les arrivées. Le meilleur, avec ses moins de 17h, est d’ailleurs déjà changé.

Je suis repassé au village de l’UltraMarin dès le lendemain matin (dimanche) pour accueillir mes partenaires. MAIS invisibles qu’ils étaient, même sur les listes…. J’attends de leurs infos ces prochains jours.

Retour en TGV le dimanche et lundi matin au boulot ! La boucle est bouclée (enfin c’est une image !)

Je vous invite à retrouvez à partir du 1er juillet les articles dans la revue de presse du site. André, qui s’amuse toujours bien et qui a déjà d’autres ‘défi’ en tête.

*attention, je ne ‘vire’ pas au Trail, trop cassant pour les genoux, mais c’est la longueur avec dénivelé faible que je visais.

Le Village

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