Vedi Vini VICHY

Voilà mon/notre petit « compte rendu familiale commenté », de ce petit week end thermal J

Replantons le contexte, Nice en 2013, l’envie d’un autre challenge sur format XXL me chauffe les oreilles depuis un bon moment, les exploits des copains me donnent envie encore plus… l’envie de devenir à nouveau un super héro remonte en moi.

Se lancer sur IM demande des sacrifices, du temps, et un accompagnement de tous les jours… l’idée murie lentement, quelle course ? et quand ?, Nice (déjà fait et pas une bonne date début juin cette année), je cherche aussi un parcours roulant pour user le CLM J.

Et paffff, Vichy arrive, passant de Challenge à Ironman, ça fait classe J « you’re an Ironman »

L’idée est lancée, reste à prendre des fous au passage… et ils sont quelque un/une à répondre « Yes ». Nous sommes de grands malades, de grands enfants, des joueurs mais aussi des compétiteurs face aux autres mais surtout face à nous même (là y a une thèse psy pour ceux que ça intéresse J), sinon on change de sport…

Ben maintenant va falloir se préparer physiquement, stravaillement aussi, intox à Gogo !! et faire le job comme on dit chez nous. On a 8 mois pour ça. Avec ses périodes de doutes, les compétitions entre pour se tester, peaufiner, se rassurer. Rassurer aussi autour de nous, famille, amis et potos.

Se mettre minable sur les sorties du dimanche, suivre Strava de très près pour voir ce que font les autres et les féliciter… J ou les bâcher de vannes à Gogo !!! J ou en prendre plein la G…. parce que l’on a été mauvais J.

Voilà 8 mois de préparation, rien de simple, rien de compliqué non plus en regardant derrière soi, mais dur à vivre parfois au quotidien, du ras le bol en fin de préparation où tu ressens le besoin d’arrêter, quand tu t’entraînes tu as l’impression d’aller bosser J, et dire oufff quand l’affûtage arrive et que la date s’approche… ouffffffffffff y’en a marre de ce sport, tu manges IM, tu vis IM, tu B…. IM, tu discutes IM, et tu n’as pas encore joué, NADA !!, rien… et tu es déjà le héro de la famille (hey ho j’ai juste fait un P…. de chèque qui me coûte un bras avec une résa hôtel pour mon 2eme bras).

Enfin le week end, tout ce petit monde s’est organisé, hôtel, matos, famille, etc. Nous sommes près.

On se retrouve le samedi soir pour les IM car les halfs sont HS J

Pour l’histoire, le Whooper / frites le vendredi soir c’est top mais pas de mayo c’est trop gras sinon 😉

On y ajoute avant une semaine avec un peu de canicule, et voilà que ça cogite pour les psychos, combi/pas combi, eau chaude/froide…, courir sous 35° pas bon, « Maman j’ai peur, veux plus y aller, m’en fous j’ai un mot du docteur, je sèche ça ne se verra pas, j’ai une gastro il a dit mon docteur », vous voyez les bonnes excuses hyper valables d’un sportif entrain de C…. dans sa combi enfin là dans sa tri ou maillot de bain car effectivement PAS DE COMBI !!! T°C eau >24°, et aussi le rolling start pour changer les habitudes (c’est quoi ça déjà !!! ? ben au lieu de partir en machine à laver tu pars en rouleau de 3 dans des sas de temps, à toi de ne pas te planter de sas sinon tu vas boire du thé d’Allier à l’algue… J).

Du coup le rolling c’est bien, pas de combi c’est bien aussi, l’eau à plus de 24°C c’est top, du bonheur pour commencer cette belle journée ensoleillée. Ah Vichy et ses thermes, Vichy et ses routes, Vichy et ses parcs… une bien belle ville à visiter…, Vichy et ses balades le long de l’Allier… Vichy… Vichy… et ses pastilles !!!!

… oups on s’égare, tu sors de l’eau chaude et tu repars pour un 2eme tour face au soleil qui se lève, éblouissant et je ne vois pas la bouée (si vous connaissiez mon sens de l’orientation en eau libre vous pourriez être inquiet et moi aussi J) et ben là je nage bien droit et pas de promenade… je gère, je me sens mieux sans combi (la force des bons nageurs J), et je sors direction T1 en 1h15 (Chier j’avais dit 1h05…), j’entre sous la tente et je vois des culs et des B…. partout… génial MAIS y a pas de gonzesses ???, elles sont où… y a que des mecs là, ça craint et ça ne rigole pas trop. Je pose donc mes fesses sur le banc et en face de moi je vois qui… Le Prez, pas content, pas bien nagé, et il part… je suis à 2/3 mn derrière…

Vélo : joli parcours roulant, reconnu en juin, je déconne pas en envoyant du lourd comme jai déjà fait parfois, je gère entre 90 et 100 tr/mn, et au bout de 1h je déboule dans les roues de mon copain, « hey j’t’emmène ? », 90km à rouler ensemble et sans drafting, si si le Prez sait le faire… 2eme tour, il décroche et je pars seul à l’aventure et quelle aventure, vent de face !!!, pluie, t’en peux plus, 120 (putain c’est long), 140 (merde en reste 40), 160 (c’est quand que ça se termine je veux courir…), 180km tu poses ton pied et tu cours en T2.

Comme on dit tous, la course peut enfin commencer, 4 tours en plein soleil, chaud et humide (je m’en rendrais compte plus tard), je lance la machine et je ralenti, ralenti pour rester vigilent et ne pas exploser, tout dans la gestion (heureusement), Le Prez et moi nous nous croisons l’un en haut du pont l’autre en bas, tous les ravitos sont un oasis pour moi, je bois, je m’arrose, je me rafraîchis, douche (mais pas les chaussures je disais au bénévoles après c’est lourd à porter), et un chouchou rouge, tu doubles, on te double, et tu regardes les couleurs des chouchous, le prochain jaune… Le Prez revient sur moi, je lui indique de partir seul car depuis que je cours l’envie de gerber guette !!!, on fait 2/3 km ensemble, enfin il m’emmène, on entre dans le stadium ensemble, là c’est top, on papote, on reste lucide « j’ai vu ta femme, ah bon moi j’ai pas vu la tienne », « moi non plus d’ailleurs, mais elle, elle nous voyait J, je me mets à marcher et le Prez s’en va seul, alone vers le soleil… je dois gérer sinon je vais finir par terre ou ailleurs, ravitos, ravitos, ravitos, que j’ai soif mais soif, je bois eau et je passe même en Vichy St Yorre à chaque ravitos, impossible de manger mais boire ça OUI !!!

3eme tour le chouchou bleu, le plus dur, le plus compliqué, après l’euphorie du 1er tour la découverte du parcours pédestre, le 2eme tour (ça y est j’y suis), le 3eme est comment dire… long, ennuyeux, décourageant, chaud et humide (comme les autres d’ailleurs), mais long tout de même, tu es à la moitié de tout et loin de l’arrivée. Je vois ma femme, je lui dis j’en peux plus, j’ai toujours soif et j’arrive pas à vomir pour me libérer, néanmoins elle me redonne du courage et je pars pour aller chercher cette P…. de médaille. Vélia me passera en CAP (la grande classe, aérienne), m’en fous moi j’ai fini… enfin presque me reste le jardin de l’opéra, le demi tour, les quais, la montée du pont, sa descente, les graviers, le stadium, ah oui le stadium… et le salut.

Folle ambiance dans ce stadium, quand tu entends le son de l’autre côté de la rive, ça te donne des ailes pour y entrer, et quand tu y es, tu savoures ce moment, tu lèves les bras en vainqueur de toi-même.. et tu passes la ligne en pensant qu’est ce qu’il y a manger derrière J

Voilà un petit résumé de cette course. Comme à chaque grande course il m’arrive toujours un truc bizarre (lunettes cassées à un  départ de Nice, 2 fois tout de même, valve de pneu, etc) cette fois ci c’est la montre qui a jouée mode English (il paraît que ça arrive mais pas le jour de l’IM bordel), du coup ben tu cours comme tu le sens, à la sensation et c’est bien aussi J

Mes remerciements vont tout droit vers ma femme Céline, notre photographe NST, et mes enfants, qui ont supportés mes entraînements avant et pendant mes vacances, ma « fameuse » sortie du 15 août (super we en amoureux), les repas décalés, les trucs que font les athlètes pour réussir un challenge, ma famille qui croit en toi si parfois tu ne crois plus en toi (ça fait beaucoup de toi tout ça).

Remerciements aussi aux copains de sorties, les sérieusement burnés qui vont vites J,

Aux intoxiqués de Strava qui motivent et font douter (les salauds J), les copains, amis qui ne doutent jamais de toi, les filles qui te voient comme un héro (si si y en a, elles existent rien que pour moi J the Charly’s Angels), à Antoine The Prez qui une fois de plus finit devant moi, respect copain et sa femme, Julien dit Jules qui fait un temps canon, Vélia, qui aussi, fait fort pour son 1er IM Women, le hyper stress girl… son mari Antoine et ses enfants qui ont couru avec moi, j’en oublie forcément, merci à tous de me laisser vivre ces moments magiques pleines d’émotions (merde une larme sur le clavier ça va tout pêter l’électronique J),… Bravo à vous !!!

…Mais aussi et surtout à mon ami de plus de 20 ans que j’embarque à chaque fois dans mes galères, Christophe dit mon « Chouchou » que j’admire pour son courage, son mental, sa pugnacité, son exemple d’abnégation (Yannick tu as raison), qui font de lui un être unique et cher, comme on se dit souvent un « Killer Bertier » ou Rocky J Bravo à lui !!!

A J+2, pas trop mal aux jambes, bien dormi, mais pas envie de rouler ni de courir, envie de profiter de la famille J

Vélia :

Comme à son habitude Titi a retranscrit avec habileté la course. Je n’ajouterai que quelques lignes.
Pour mon premier Iron j’avais un peu la pression. Je suis pas une fille hyper stressée Titi ! mais quand même.
J’ai débuté le tri il y a deux ans et sans réfléchir je m’étais dit à 40 ans je fais un Iron, alors c’est comme l’arrêt de la clope, quand tu l’as dit à tout ton entourage, tu es mort.
Bref, il faut bien s’entraîner. Pour mon anniversaire en mai j’ai eu un très beau vélo alors maintenant il faut rouler.
Je pense avoir 1 500 kms sur l’année en arrivant à Vichy. Pas cool !!!
Même si j’ai eu des supers conseils de Titi et d’Antoine (merci), ils ont omis de me dire le « basique » (qui va sans être dit d’habitude certainement mais je suis une femme, ils avaient pas compris qu’il faut tout m’expliquer).
Donc ils avaient oublié de me dire que l’iron n’est pas un défilé de mode et que tu n’es pas obligé de passer 9 minutes à chaque transition pour changer de tenue comme pour un mariage.
Ils avaient aussi oublié de me dire que sur un Iron tu ne t’arrêtes pas pour faire remplir tes bidons à vélo sous prétexte que les tiens sont beaux et que tu ne veux pas les jeter sur la route.
Pas mal de petites choses qui font gagner du temps. Bon j’ai une marge de manoeuvre non sportive, c’est déjà ça pour le prochain.
Voilà je retiendrai l’avant course et le bonheur d’être plusieurs sur place, la course et tous ceux qui sont là à attendre après t’avoir supporté pendant les 6 mois précédents alors que tu es vraiment pénible par moment (merci Antoine et les enfants), les NST sur la route qui prennent de superbes photos et qui encouragent ou qui braillent comme Yann qu’on entendait de l’autre côté du pont, un vrai speaker;-)mais top pour te donner la pêche et te pousser à finir.

Voir les autres sur la course c’est aussi motivant et émouvant.
Terminer sans bobo, ni douleur.
A refaire et vraiment allez y c’est génial.
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