Triathlon de Saintes

Jérémy Cohen nous raconte:

Le 21 Mai 2017

Non je ne vais pas seulement raconter les 2h29min55s du triathlon de Saintes, je vais un peu raconter ma vie, si vous le voulez, allez directement à *** pour le récit du triathlon de Saintes.
En début de saison, j’avais plusieurs objectifs : faire un bon résultat à l’Etang des bois, faire Saintes avec un pote en détente, faire le triathlon M du lac d’Annecy et enfin le Natureman en octobre.

En Mars, on force sur l’entrainement et le genou droit couine : ménisque fissuré, chondropathie et syndrome fémoro-patellaire (beaucoup de mots compliqué pour dire que j’ai mal au genou). Une opération est envisagée (ce qui veut dire 3 mois repos total) et une saison compromise (la 2ème en 2 ans de triathlon : la faiblesse du type), un autre rdv est pris et là on parle kiné et 3 mois de repos, on va prendre ça, ça a l’air plus fun. Plus de course à pied mais la préparation s’axe plus sur le vélo (mon gros point faible). Je fais le XS de Fresnes 3km à pied ça pique mais j’avais payé (je ne suis pas radin je suis économe), 27ème/273 pas sûre que ça se reproduise un jour.

En avril on travaille toujours en kiné mai la CAP ce n’est toujours pas ça. En vélo, je vais plus vite sur l’anneau que l’année dernière (pas dur c’est vrai), il ne m’en faut pas plus pour penser que je peux aller rouler le 120km avec les mutants du NST dimanche. Le début ça va je tiens, une côte ok, deux côtes ça pique j’ai du mal à prendre la roue devant moi mais je reviens au forceps à chaque fois et puis vers le 80ème km rideau je n’avance plus. Pas grave j’avais prévu le GPS au cas où, je leur demande de me laisser là, tranquille en ballade mais non Titi tente de me ramener 3x dans le groupe, il est très gentil, trop gentil je veux qu’on me laisse tranquille lol. Je rentre à mon allure même en dessous à 27 c’est bien 27 aussi voir 25 km/h, c’est encore mieux.

L’Etang des Bois arrive à grand pas, je l’avais coché sur mon calendrier dès le début de saison. Mon premier triathlon de ma vie l’année dernière. Au bout de 300m au milieu du lac en brasse je ne pensais qu’à une chose, rentrer chez moi et arrêter ce sport débile où se taper dessus dans une eau froide et boueuse est une norme. A la fin de ce triathlon, une seule chose à retenir : le kiff. Le NST est partout ; en vélo ça encourage, sur le parcours CAP il ne se passe pas deux minutes sans croiser un membre du club : on est chez nous, que du bleu.

Je voulais revivre ça et me mêler au chambrage du club.

Raté je lâche mon dossard quelques semaines avant, j’ai repris la CAP une semaine avant mais je n’aurais pas été prêt.

Le triathlon de Saintes arrive et donc il faut tester mon genou sérieusement. Je cours j’accélère et ça passe, 2km rapide sur 5km je prends et je ne force pas plus, j’irai au mental.

Le vendredi, c’est mon vélo que je pars testé sur l’anneau de Vincennes. Sur le chemin je me fais percuter par une voiture, par un c**. Un accident ça arrive, me faire couper la route ça arrive, il m’avait sûrement pas vu ça arrive mais alors que je suis par terre le monsieur me dit : « Vous alliez trop vite » (la route est limitée à 50) et bien sûre sans descendre de sa voiture. Un vrai c** je vous dis. Il finira par descendre et s’excuser parce que je le lui fasse la remarque plusieurs fois. Plus de peur que de mal, quelques égratignures pour le vélo et moi. La prochaine fois j’irai peut-être sur l’anneau avec mon vélo dans le métro. J’ai fait 3 tours de vélo sans envie et je suis rentré. Pas les meilleures conditions de préparation…

*** Je prends le train le samedi 20 mai avec la pratique housse souple que le NST me prête (ça a son importance) et direction Angoulême chez mon pote Marc qui m’héberge et qui fera le triathlon M avec moi.

Arrivé le dimanche à 13h30 à Saintes, je stresse un peu car j’ai vu dans la semaine les temps de celui de l’année dernière, ça va vite.

Je rentre dans le parc à vélo et là je me demande où je suis, ça ressemble au salon du CLM. 70% de CLM et que de beaux vélos, de très beaux vélos. C’est simple je suis le seul à avoir un Btwin (il y a des très bons Btwin mais pas sûre que le mien soit un de ceux là).

La natation se fera dans la Charente, avec sur les ¾ du parcours le courant avec nous. Nous sommes 223 et au départ comme d’habitude ça tape, j’ai appris depuis et donc je tape aussi, c’est seulement mon 3ème triathlon (4 avec le XS) mais j’ai compris qu’il faut faire sa place, j’en prends aussi mais pas grave je fonce, je crois même en avoir mis une à mon pote Marc (désolé).

J’essaye de prendre les pieds de celui de devant sur le début mais un point de côté arrive rapidement. Je lâche sur la partie à contre courant et je retrouve des pieds sur le retour puis je lâche encore.

Je sors de l’eau et croise un concurrent à côté de moi avec qui j’avais discuté avant la course, il avait l’air fort (il finira 20ème d’ailleurs son nom me disait quelque chose, je viens de voir sur le net que monsieur avait fait Hawai en 10h35 en 2016) je ne dois pas être si mal. Je sors 39ème de l’eau en 20min 17s, merci le courant.

C’est parti pour le vélo (il me faut des chaussures de tri pour les accrocher au vélo), ils avaient parlé d’un parcours vélo vallonné et ce fut le cas tout en relance avec pas mal de vent latéral qui m’a sûrement permis de doubler des beaux vélos aux roues lenticulaires, j’adore doubler les beaux vélos. C’est long et j’ai mal aux bras je suis crispé et j’ai mal resserrer mes barre en le sortant de la housse, elle monte et je suis à chaque obligé de les redescendre. Je tente tout de même d’envoyer au maximum, ne sachant pas si je pourrai courir je fais comme si il n’y avait rien derrière. Mais comme toujours je me fais pas mal doubler, il faudra encore s’entrainer. Les deux boucles de 22,5km effectuées je descend du vélo en laissant les chaussures dessus, presque comme un pro, oui presque car trop prévoyant j’ai déscratcher au moins 800m avant l’arrivée.

Je pose le vélo, cette fois ci sans savoir où je me situe, je me suis fait doubler mais moins que d’habitude, 1h21min36s, 96ème temps vélo pour 33,2km/h. Je me verse la fin de ma gourde dessus, il fait si chaud 28 degrés à l’ombre. J’enfile mes chaussures sans chaussette (première fois) et c’est parti.

Petit groupe de 4, je me laisse griser et le premier kilomètre est parcouru en 4’20, je me calme laisse partir et les 2 suivants je cours en 4’40. J’essaye de ne pas trop regarder ma montre et ne pense qu’à mon genou, aucune douleur. J’en ai rapidement marre les jambes sont lourdes, les raisons sont simples un gros vélo pour ma part, très peu d’entraînement et le parcours est la majeure partie du parcours est au soleil. Je ralenti aux ravitos, un verre à boire, un verre sur la tête. Les kilomètres suivants s’effectueront entre 4’50 et 5’ avec accélération sur le dernier à l’envie. 46’09, 70ème temps. Au final, 2h29min55s et le genou va bien que du bonheur.

Un petit mot pour Marc qui finit en moins de 3h pour son premier triathlon CD en titubant à l’envie et qui finira sous la tente médical, chapeau.

Retour le lendemain par le train, 4h de trajet, ça me laisse du temps pour écrire mon (trop 🙂 ) long récit.

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