NatureMan 2017

Il y avait une belle équipe sur le NatureMan 2017. Cyril Colle nous raconte:

Salut les triathlètes.
Ça va être un peu long tellement il y a de choses à dire (et encore j’en zappe).
Retour obligatoire sur le Natureman 2017 du 7/8 octobre où le club était représenté en force, comme au Ventouxman.
Le cadre vaut bien le déplacement pour cette course incontourable du calendrier de fin de saison.
Pas moins de 15 NSTiens sur la start list.
1  sur le sprint (Virgine), 14 sur le long.
Yannick, Titi, Nico, Christian, François, Juju, Damien, Jérémy, Vélia et Antoine, Annie-Paul et Patrick, Aymen et ma pomme.
Nous débarquions en force sur le quai de Marne la Vallée aux aurores, dans la joie et la bonne humeur le samedi matin.
Un vrai périple, le regard des autres voyageurs teinté d’interrogations, parfois de respect, en disait long.
Nous voilà tous dans le Ouigo, vélo compris, la course commençait là.
Arrivés à la gare d’Aix nous récupérions nos véhicules de location (merci François).
Yannick arrive dans la voiture Peugeot, François dans le van. Il est content Yannick…;-)
Super organisation, tout le matos (et il y en a…) rentre dans les véhicules, sauf le casque de Yannick resté à Nogent…
La course commençait là aussi.
Direction les salles sur Verdon pour le retrait de dossard et la location de casque de Yannick (gardé sur la tête en allant sur le trône par son locataire, fallait le souligner).
Petite pause repas sur la route au Courtepaille.
Il faut dire que pendant ce temps là Virgine en avait fini avec le sprint (750/20/5).
15 min de moins que l’an passé, elle en perd son statut de baby triathlète. (1h41, 6° de cat, 33° féminine et 199 au général)
Désolé fallait faire un chrono dégueulasse 🙂
Arrivés au village, dossard en poche nous récupérons notre belle doudoune « natureman » sans manches.
Ils nous chouchoutent au natureman !
J’apprends que 2 jours avant le mistral soufflait fort et que les conditions étaient glaciales.
Mais nous, on aura de la chance. Soleil annoncé et 25 à 28 degrés, peu de vent, la classe au Verdon !
Direction la maison de campagne à 15 km pour l’hébergement commun.
On va être bien là.
Vélia, qu’est ce qu’on aurait fait sans toi 😉
Musique à donf dans le cametar. Nico sort la playlist. Du NTM, ACDC, tout y passe, ça remue fort.
Attention le NST est de sortie et on est en mode vénère 🙂
Bon petit repas en commun où Damien nous a rejoint pour l’occasion.
Et puis viens la grande idée de Virginie qui animera les débats : lancez les paris sur les temps de demain !
Je vous passerai les prévisions de chacun, on parlera de restaurant offert au plus proche.
Tout le monde au lit, levé tôt le lendemain même si le départ est à 9 h.
Objectif ? Eviter la galère du stationnement pris d’assaut. On comprendra le lendemain qu’on a bien fait.
Un gros petit déj pour faire le plein.
je constate que François, les cheveux en pétard se met en confiance au levé.
Question posée à Christian après 5 min de réveil: « dis il est plus dur que Cannes ? »
Réponse : Euh ben oui. Le doute (ou la trouille) sont passés par là à ce moment là, hein François 🙂
Histoire de se rassurer vraiment, il nous dit que c’est bien de faire un check matos…
Je comprendrai plus tard que le check a été sérieux.
Sauf que ses semelles de running seront restées dans la valise et que arrivé au parc à vélo ben y a rien dans la basket…
Nous voilà installé sur le tapis violet, la mongolfière de l’orga gonflée, un temps magnifique.
Après avoir vu tous ces teasers, je dois dire que j’en rêvais depuis un moment de ce cadre.
Veinard qu’on est, on le sait tous.
Les eaus vertes du lac de sainte croix sont annoncées à 18°C, on signe de suite !
1200 tétards au départ, soleil de face, ça va castagner à coup sûre !
Les filles partent 15 min avant nous (200 au total), elles sont tranquilles les filles.
Vélia nous confiera avoir senti la vague des premiers hommes à leur passage.
A nous, je me place extérieur et dans les premiers.
Feuuuuuuuuuuuuuu !
Pas de place pour nager, enfermé plusieurs fois par des mecs qui partent dans tous les sens.
Je suis trop large et pas moyen de revenir, galère. Trop de monde.
Faut encore jouer gentiment des coudes pour se faire respecter, pas le choix.
Premier passage de boué à 400 m, compliqué.
Direction ensuite une longue ligne droite de 750 m pour la sortie à l’australienne et des sensations mitigées.
Je suis toujours trop large, je le comprends mais corrige mal.
Sortie sur les cailloux, titi y laissera un orteil sur une grosse pierre.
Seconde partie où je peux enfin poser ma nage et accélérer sur la fin.
Je nagerai en 41’41, pas terrible, même Juju est sorti devant hannnnnn 🙂
T1 arrive et je prends en flag mon Antoine entrain de regarder dans le rétro si je suis là ou pas 😉
La supporter number one Virginie est là, fidèle au poste pour nous encourager.
C’est parti pour 90 km de bike D+ 1600.
La première difficulté arrive tôt au km 5.
Montée vers Aiguines de 8 km à environ 7 ou 8 % de moyenne histoire de se mettre dans le match.
Surprise en haut et grosse rigolade quand on nous propose l’apéro 🙂
Côté course je constate que je me fais pas mal doubler. Ca part fort, même très fort je trouve.
Arrivé en haut une belle descente de 12 bornes en cadeau, c’est bonheur.
Fin de la première boucle au Km 25 et direction la grande de 65 vers l’enfer du sud…
Du bleu devant, je passes Annie-Paul après quelques encouragements.
Une bonne portion de plat où je me fais plaisir, je commence à reprendre du monde.
Un faux plat une descente et voilà l’attraction du parcours direction Moustiers St Marie.
Les 16 % d’enfer sur certaines portions, grimpette en lacets  sur 3 bornes où je vois que le changement de rythme est brutal se présentent.
Certains câlent sévère, je montes sereinement en espérant ne pas faire fumer le cardio, avec succès, cool.
On entend les tam tam du sommet qui nous donne un aperçu sur ce qu’il reste.
On monte mais on ne voit jamais le haut, la pente est raide. Y a du supporter dans le coin.
J’apprendrai que Christian à dû poser le pied, oui oui.
Pas par défaillance (vous y avez cru ?) mais pour resserrer sa roue arrière qui commençait à foutre le camp au pire endroit.
Repartir là, sans assistance, ça pique fort !
Bref, il est solide notre bûcheron à vélo et il en a vu d’autres 🙂
Montée au train sans encombre pour moi, un ravito, une super ambiance et c’est reparti.
Une bonne portion de plat descendant où j’envoies bien.
Y en a qui y ont laissé de la gouache et je reprends du monde. Bon rythme et jambes à l’aise ! C’est bien le plat aussi.
Y a du zef et j’appuies, c’est les derniers km de l’année.
A force de doubler un mec sympa (pas mal n’auront rien dit) m’annonce que mon dossard fou le camp et ne tient plus que sur un point.
Je penses à bien le remercier.
Obligé de mettre la main dessus et de lever le pied. Je m’arrêterai histoire d’éviter la DSQ vite fait. (attention au porte dossard Décat quand ça souffle…)
Je vois Damien au loin que je remontais doucement, il s’éloigne…
Tiens je ne reviens pas sur Nico non plus, il est où Nico ?
Occupé à réparer une crevaison sur le première boucle, doublé depuis longtemps sans l’avoir vu…
Incident règlé, rythme cassé, tant pis ça repart, allez !
Je reprendrai Damien plus loin finalement, il manque d’entraînement cette année l’ami.
Arrive encore un beau passage, un peu sec, au km 60.
Le truc qui me marque c’est ce décor de guarrigue, ces petits villages qu’on a traversé.
Ces champs de lavandes (même s’il ne reste plus rien).
Les routes sont en super état et le paysage vaut vraiment le coup. Ca mérite bien de traverser la France.
On surplombe le lac qu’on aperçoit en contre bas avec un gros soleil. L’été joue les prolongations pour nous.
Un des plus beau parcours vélo que j’aies fais. On ne s’ennuie jamais.
Je me fais bien plaisir à vélo.
Reste une difficulté avant le descente vers le parc.
Un beau faux plat de 5 bornes à 4% dont on ne voit pas le bout non plus. Interminable !
Là aussi ça câle pas mal, je passes sans forcer et en profite pour gratter un peu.
Reste 15 bornes de descente bien roulants qui font du bien. Le parc approche après 92 km de vélos bien sympathiques.
Je croise Antoine qui démarre la cap, il doit avoir 10 min d’avance.
Je poses le vélo avec le sourire en 3h34 soit une moyenne de 26 environ, ça me va, je suis dans les temps.
C’est parti pour les 20 km trail (2 tours D+350 au total) dans l’incertitude. Je sais que le parcours est costaud.
Je crains un peu d’être court et fatigué en cette fin d’année bien remplie pour moi.
Virginie est en place, me fait un pointage et me motive, ça fait du bien.
Les jambes sont lourdes, on démarre par un faux plat bitume en démarrant. Ça fait mal.
Puis descente sur les cailloux, chemin étroit tortueux. Forcément ça va grimper. On attaque le sérieux
Je respecte mon rythme tant bien que mal. Le terrain est bien cassant et exigeant.
Arrive la grosse difficulté. Une bosse copieuse bien sèche et assez longue pour dérouiller.
Tu marches, t’as pas le choix. Pour clôturer la difficulté, des escaliers, hummm.
Comme je le craignais le parcours est magnifique mais compliqué.
Que du petit chemin très technique (gros cailloux, sable, pierres).
On repart en bordure de lac et on apprécie là aussi le décor.
On remonte sur une seconde difficulté bosselée et avec des escaliers en haut aussi.
Je boucles le premier tour en 1h05 je crois mais à l’évidence ça va être compliqué.
Le dernier ne sera que marche et footing lent. Une vielle douleur au TFL et des jambes oxydées auront raison de moi.
Je terminerai en mode promenade. J’aperçois Antoine de l’autre côté qui me dit que c’est très dur pour lui aussi.
J’ai beau essayer de repartir, la douleur m’en empêche.
Tant pis, je pourrai finir c’est déjà ça.
Patrick revient puis plus loin Vélia (malade au départ) à 2 km du finish. Elle m’aura repris 30 min sur la cap.
Elle termine tranquillement, au train, et m’invite à la suivre mais c’est juste pas possible pour moi.
Je serres les dents et voit la ligne d’arrivée (là où je ne l’attendais pas).
J’essaies de terminer proprement les derniers mètres avec le sourire, content d’en être venu à bout.
L’écran affiche 6h52.
J’aurai payé le CD de l’Etang des bois, le ventouxman, Le L de l’alpe d’huez, le L de Vouglans et le CD de Gerardmer peut-être un peu.
Fin de saison mitigée, riche en expérience et en volume.
Le temps est venu de retrouver les copains, de déconner, et de s’envoyer une bonne bière.
Nous attendons Annie-Paul à qui nous réservons une haie d’honneur bien méritées pour ses 7h48 d’effort !
1ère place de sa catégorie pour Madame !
Place au partage et à l’échange.
Titi et un Yannick (qui aura choppé une bonne crampe) auront fini ensemble en patrons en 5h36 !!!
Il se sera passé 3 événements sur cette course.
1) Titi n’aura pas fait pipi sur lui en vélo et aura fini tout propre, si si faut le dire 🙂
2) Juju n’aura pas eu de crampe, et ça c’est rare aussi.
3) Seulement 144 messages de Virginie sur le whatsapp.
Un bon restau endiablé clôturera cette belle journée riche en efforts et en émotions.
A noter le gros vélo de Christian en 2h58 et un magnifique 117° temps.
Le premier finish de Aymen sur un longue distance (et pas le plus facile), Bravo à lui aussi !!!
On a mangé la meilleure côte de boeuf du coin bon p’tit rouge bien mérités !
Clap d’une fin de saison riche.
Vive le tri au NST, tous finishers et tous des warriors !

RESULTATS GLOBAUX :
Thierry Jouan et Yannick Dumas (les frères pétards) : 5h36
Juju Vimont (la merguez) : 5h46
Christian Vallée (Alias le Kinle du NST ) : 5h50
Jérémie Cohen : 6h03.
François Motte (alias monsieur semelles) : 6h14
Antoine Salmon (en mode tout sauf derrière Vélia) : 6h18
Patrick Poncin (le guérrier) : 6h46
Moi-même (la paupiette cuite mais contente) : 6h52
Aymen (first finisher) : 6h58.
Damien et Nico (les inséparrables potes) : 7h03
Vélia Volland (pas dans son assiette et notre mère à tous) : 7h04
Annie Paul Poncin (je ne lâche rien avec le sourire) : 7h48.
  

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3 réponses à NatureMan 2017

  1. Julien vimont dit :

    Super ma paupiette !!
    Merci pour ce beau récit!! J’ai l’impression de revivre ce super we et cette course génial!
    👍

  2. Clément dit :

    Trop génial ce we !!! A réitérer sans modération 😉

  3. François dit :

    Super récit mon Cyril ! On l’a attendu longtemps mais ça valait le coup, on s’y croirait. Ça rappelle de supers souvenirs 😊.

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