Embrunman 2018

3 NSTiens étaient alignés sur cet Embrunman 2018. Ils sont tous finishers!!!

Voici les 2 beaux récits de Bruno puis Jonathan:

Finisher Embrunman 2018 : Le récit d’une course hors norme

Tout commence le 23 janvier 2018. Je fête mes 50 ans et comme idée de cadeau originale je me retrouve avec une inscription à l’embrunman 2018. J’avais un peu soufflé l’idée car j’avais très envie de me lancer dans l’aventure Ironman et l’Embrunan m’est apparu assez vite comme une évidence. L’envie d’un vrai défi sportif, les paysages de montagne, la date parfaite par rapport à mes congés, la natation dans un lac, la réputation de ce triathlon m’ont conduit à faire ce choix. Il reste 204 jours d’ici le 15 aout et je sais que cette épreuve saura me motiver tout au long de la préparation.

Quelques 5000 km de vélo plus tard, 600 km de cap et 60 heures de natation, je me retrouve avec toute ma famille le 11 aout à Embrun pour participer à cet ironman. Les faits les plus marquants de cette préparation resteront les sorties vélos interminables dans des conditions climatiques aléatoires, des fringales, des coups de chaud mais aussi des virées mémorables avec les membres du NST (sorties club, alpsman) et deux jours dans les pyrénéen pour se familiariser avec la montagne. Côté cap, rien de bien particulier si ce n’est 4 points de suture suite à une mauvaise rencontre avec un feu rouge, mais aussi des sorties longues dans de beaux paysages lors de mes vacances. Pour la natation, je partais de très loin donc j’ai été le plus assidu possible aux séances club toute la saison et sur les 4 dernières semaines, des séances dans un lac d’eau de mer pour me familiariser à la natation en eau libre et pour allonger les distances (max 3000 m).

J’avais fait 2 choix assez tranchés pour préparer cette épreuve :

  • Le premier a été de concentrer le maximum de ma préparation sur le vélo pour être le plus fort possible dans cette discipline.
  • L’autre a consisté à ne pas faire de triathlon préparatoire d’ici le 15 aout. Un seul tri dans l’année 2018 mais un des plus beau et difficile au monde (il parait. Je sais pas car j’en ai fait qu’un).

A mon arrivée à Embrun, je me sens prêt, confiant dans ma préparation. Je sais que le job a été fait et que j’ai une bonne expérience dans au moins deux des trois disciplines qui me servira forcément le jour de l’épreuve. Il reste cependant des doutes sur la natation. Je n’ai jamais fait cette distance, le départ est de nuit et je ne suis clairement pas un grand nageur (si par la taille mais c’est tout).

Par chance, on se retrouve à 3 représentants du NST à Embrun prêt à en découdre et à devenir finisher de cet IM emblématique. Avec Jonathan et Jérémy, nous sommes tous les 3 novices sur cette épreuve et avons choisi la difficulté maximale pour débuter sur cette distance. Cependant, le fait de se retrouver réconforte et les appréhensions réciproques s’atténuent lorsque nous sommes ensemble. Nous en profitons pour faire une recco vélo de la première boucle (43 kil), de nager dans le lac et de faire connaissance avec le parcours de la cap avec notamment la fameuse côte Chamois qu’il faudra gravir 3 fois le jour de l’épreuve. Le temps est au beau fixe et les prévisions pour le mercredi 15 aout s’annoncent bonnes. Il y a cependant un vent thermique qui se lève vers midi lorsqu’il fait chaud et qui dure tout l’après midi. Nous aurons forcément ce vent de face sur le retour du parcours vélo de Briançon à Embrun. Ce retour vélo est d’ailleurs réputé pour être vraiment difficile. Il ne faudra pas se tromper dans la gestion de l’effort car le col de l’izoard ne représente pas la seule difficulté de ce parcours. Il faudra pouvoir poser le vélo avec les jambes les plus fraiches possible pour attaquer le marathon dans de bonnes conditions.

J-1. Les choses se précisent. Le dossard a été récupéré et le vélo déposé dans le parc. Les préparatifs commencent vraiment avec toutes les affaires à faire rentrer dans une caisse ridicule. Le temps commence à s’accélérer. J’ai mon équipe de supporters qui commence petit à petit à rentrer dans cette course également. Les T-shirt de la team Bruno ont été distribués et les points de rdv sont calés pour pouvoir m’encourager sur les différents parcours. Je commence à rentrer petit à petit dans ma bulle tout en appréciant la présence de la famille et des amis qui me réconfortent. Les échanges avec Jon et Jérémy sont réguliers sur le groupe Whatsapp. Le rdv pour le briefing est fixé à 17hh00 à Embrun. Il fait chaud et on se retrouve pour écouter les recommandations à respecter pour l’Embrunman. Tout est clair, l’ambiance est bonne, on ressent la détermination dans chacun des participants à cette course.

Après un repas à base de féculents comme pour les derniers jours, il est l’heure d’aller se reposer. Ce que je ne savais pas c’est que la course commence dès cet instant. D’une courte nuit, je suis passé à un espèce de feuilletons avec un coup je fais le film de la natation, un autre coup celui du vélo et de nouveau la natation et ensuite est ce que j’ai pas oublié un truc dans ma caisse… Un cauchemar. Résultat, 2 heures de sommeil la veille d’une course comme celle-là. Ça commençait bien…

4h00 le réveil sonne. Je déjeune rapidement, les affaires sont prêtes. Toute la team se réveille et nous partons à 4h30 pour Embrun.

Je retrouve Jon et Jérémy dans le parc à vélo. Il fait nuit noire. Il y a du monde partout et l’ambiance est très calme. On est tous les 3 côte à côte dans le parc à vélo. C’est vraiment réconfortant. Le temps s’accélère et on se retrouve sur la ligne de départ. J’ai la chance de revoir toute ma famille qui m’encourage une dernière fois. C’est parti pour 3 800 m de natation. J’ai choisi de laisser filer le gros de la troupe pour m’élancer de façon plus tranquille. Les premiers mètres se passent bien. Il n’y a pas trop de bagarre. Nous longeons la berge du lac et on peut apercevoir les spectateurs. Le jour se lève petit à petit. Premier tour bouclé et je me retrouve dans un petit groupe. J’essaye de prendre les pieds, d’être au plus juste dans les trajectoires des bouées. Dernière ligne droite d’environ 800 m. Je commence à ressentir un peu le froid. Je rattrape quelques concurrents ce qui est plutôt bon signe. Je termine ce parcours en 1h36 avec au final un peu plus de 4000 m. Une erreur de guidage des personnes en canoé à l’entame du second tour nous a fait rallonger de presque 300 mètres. En tout cas, je sors de l’eau parfaitement frais et super content d’en terminer avec cette épreuve que je redoutais. Je cours jusqu’à ma place et attaque la première transition. J’avais décidé de me changer complétement pour attaquer la partie vélo. Le confort me fait perdre un peu de temps mais je ne me voyais pas faire 9h00 de vélo avec la trifonction. Mes 2 camarades du NST sont déjà repartis. Pas d’inquiétude, c’est le scénario qui était prévu.

Le vélo commence avec bien évidemment la première difficulté au bout de 300 mètres. Et oui on est à Embrun. Les 12 premiers kilomètres sont en montée, pas un truc de folie mais quand même une belle grimpette qui finit de bien te réveiller. Une descente somptueuse avec vue sur le lac de Serre Ponçon et nous voilà à la fin de la première boucle. Je suis super vigilant sur ma fréquence de pédalage et sur mon cardio. J’ai prévu une plage de pédalage entre 65 et 70 dans les montées (proche de 80 le reste du temps) et un cardio entre 133 et 138 dans les montées. J’ai planifié mes arrêts aux ravitos de telle sorte que je puisse changer mes bidons toutes les 2 heures (un bidon de 500 ml par heure). J’ai programmé un bipeur sur mon compteur toutes les 15 minutes. Une gorgée et un truc à manger de façon automatique quel que soit le moment de la course (hormis dans les descentes). Il fait encore bon. Les spectateurs nous encouragent vraiment. On sent que c’est sincère et qu’il y a une sorte d’admiration pour ce que nous faisons. Les kilomètres défilent, le paysage est magnifique, je remonte pas mal de concurrents gentiment. Toujours la même attention dans la gestion de l’effort sur mon vélo. Je sens que j’ai de bonnes jambes. Le col de l’Izoard approche avec les premières rampes. Tout se passe pour le mieux jusqu’à la sortie d’Arvieux. Une rampe de plus de 12% nous attend et c’est alors qu’un spectateur me dit qu’il reste encore 7 kilomètres avant le sommet et que cela sera juste pour la barrière horaire fixée à 13h10 au col. Petit coup de stress, je n’avais pas prévu cela. Il faut dire qu’en sortant de l’eau en 1h36 et en ayant pris le temps pour me changer, je me suis mis en risque sur les barrières horaires. J’augmente le rythme sans trop de difficulté, les jambes répondent et je double de plus en plus de monde. Ça commence à sentir le roussi pour certains concurrents complétement plantés ou bien à l’arrêt à l’ombre. Il faut dire que le soleil commence à bien donner et que nous approchons des 2 000 m d’altitude. Je suis complétement concentré sur ces derniers kilomètres. Je ne profite même pas du paysage. Je ne me mets pas dans le rouge, juste sur le tempo qui me permet de garder un petit matelas de temps pour arriver dans les délais à cette première barrière. J’y suis avec 20 minutes d’avance. C’est suffisant mais il y a 2 autres barrières horaires sur le parcours vélo. La course prend une autre physionomie. Je dois m’assurer de ne pas me retrouver dans la même situation au prochain cut. Nous avions la possibilité de faire monter notre ravito au col et j’en ai profité pour me préparer (enfin surtout ma femme) un menu plaisir. S’il y avait eu un classement du meilleur ravito, j’étais à coup sûr sur le podium. Je me presse pour recharger ma sacoche sur le vélo et pour engloutir tout ce qui me donne envie. Ça fait vraiment du bien physiquement et moralement de manger des trucs que l’on aime. Après 15 minutes je repars en ayant enfilé ma veste pour attaquer la très belle descente de l’Izoard. Concentration et relâchement durant toute la descente. Il n’y a pas de voiture en sens inverse du coup, c’est du pur plaisir d’enchainer les virages. Briançon arrive vite et ce qui était annoncé s’est confirmé. Je descends mais le vent fort s’est levé et je dois pédaler pour avancer à un rythme soutenu. Il reste environ 60 kil et les 2 difficultés restantes se présentent. Pallon tout d’abord. Un truc de dingue. Tu roules tranquille le long de la Durance et d’un seul coup un mur se dresse à droite de 1,5 kil à plus de 10%. Tout droit, raide, tu vois les gars debout sur les pédales scotchés à la route. Il n’y a pas d’autre solution que de passer cette difficulté en appliquant la bonne vieille méthode du sauve qui peut tout à gauche…  Bon et ben ça fait mal aux cuisses mais ça passe. A ce stade du parcours, il reste un peu plus de 40 kilomètres et j’ai toujours de bonnes sensations. Il reste cependant le prochain cut à passer. Il est fixé à 16h15 au ravito du pont neuf. J’ai donc environ 1h25 pour parcourir 25 kil. C’est tout bon quand tu es en Seine et Marne et qu’il te reste que Tigeaux à passer, mais là de nouveau je ne faisais pas le fier. Je me disais si ça monte ça va être tendu, si ça fait que descendre c’est tout bon, enfin bref tu gamberges un peu, surtout après 7h30 de vélo. De nouveau j’augmente le rythme. Les kilomètres défilent et le ravito du pont neuf est passé dans les délais. Objectif maintenant le parc à vélo avant 17h15. Il fait de plus en plus chaud, nous sommes dans la vallée et le parcours reprend une partie de ce que nous avions fait le matin sur les balcons de la Durance. Ça monte et ça descend. Des vrais tobogans. Malgré ma bonne gestion de l’eau je commence à ressentir le besoin de changer de boisson. Je m’arrête une fois de plus pour boire du coca et de la Vichy. Ce n’était pas prévu mais j’ai vraiment bien fait de recharger les batteries car les derniers kilomètres sont terribles. Il fait maintenant très chaud et le parcours nous offre une dernière réjouissance. La côte de Chalvet. Il reste moins de 10 kil et il faut se cogner 5 kil de montée après environ 180 kil de parcouru. De nouveau tout à gauche, on débranche le cerveau et on appui. Ça répond toujours bien, mais le temps file plus vite que les kilomètres. Je demande à un spectateur quelle heure il est. 16h09 et il me précise que je suis dans les temps pour le cut du parc à vélo. Je ne sais pas s’il avait fait le calcul, en tout cas ça m’a fait du bien au moral. Je termine l’ascension et fait la descente le plus prudemment possible car la route n’est vraiment pas bonne. Les premières maisons d’Embrun apparaissent. Les encouragements des spectateurs sont plus nombreux. Je retrouve ma team qui m’a suivi à 2 ou 3 endroits du vélo et qui sont à fond quand ils m’aperçoivent. De quoi faire repartir un mort cette ambiance. Arrivée au parc à 16h50 soit 25 minutes avant le cut du parc à vélo. Je suis vraiment soulagé et content de ma partie vélo. J’aurais été vraiment très déçu d’être éliminé sur la discipline où j’ai fait la plus belle préparation. Du coup je termine cette épreuve avec un cardio à 113 puls / min de moyenne et une fréquence de pédalage de 68 tr/min. J’ai encore de très bonnes sensations. Je sais que j’ai bien géré la partie vélo.

T2 : Bon là je ne sais pas trop ce qui s’est passé mais je suis resté un peu longtemps sur ma chaise. 15 minutes, ça fait du bien mais c’est trop long. Dans ma rangée, un concurrent est allongé avec couverture de survie et médecin. Il n’ira pas plus loin. Les vélos de Jon et Jérémy étaient bien là à mon arrivée. Ils ont fini le vélo comme moi. Top.

Le marathon peut commencer. Il fait grand soleil et 28 degrés. Je sors du parc à vélo et j’entame le premier des trois tours à effectuer. Mentalement je me suis préparé à faire trois tours. Pas à faire un marathon de 42 kil. Je n’ai pas mal aux jambes et les sensations sont bonnes. J’ai un bon rythme et les spectateurs sont très nombreux sur le parcours. Je m’arrête à chaque ravito et je marche lorsque cela monte. Je dois me freiner régulièrement sur ce premier tour que je boucle en 1h34. Les barrières horaires ne sont plus un problème. J’entame le second tour. Pas de signal d’alerte, rien, d’un seul coup plus d’essence dans le moteur. Plus de jus. Coup de chaud, mauvaise alimentation sur la cap, parti trop vite, surement un peu de tout cela, mais là j’étais en grosse difficulté. Les encouragements n’y faisaient plus rien. J’étais en mode survie. Je marchais lentement. Pas moyen de courir. Le temps est long dans ces moments. Je savais que la seule chance de repartir était de manger. Mais dans l’instant je n’en avais plu envie. En me forçant, j’ai réussi à ingurgiter un gel qui m’a fait du bien. La côte chamois devient un vrai col. Le moindre faux plat une difficulté. Petit à petit j’ai pu m’alimenter un peu plus et commencer à trottiner. J’ai finalement opté pour la solution que beaucoup de concurrents avaient choisi à savoir alterner marche et course. Je croisais Jon et Jérémy. Pour Jon, il était visiblement dans le même état que moi mais c’était bon de se réconforter. Pour Jérémy, tout allait pour le mieux. De nouveau les barrières horaires redeviennent un problème. Grace au premier tour, j’ai quand même une avance confortable sur le cut du second tour.

Le dernier tour commence. La nuit arrive avec un peu de fraicheur. Ça fait du bien aux organismes et j’arrive maintenant à gérer le rythme marche et course. Je mange à chaque ravitaillement des tomates avec du sel. J’avais jamais fait ça mais c’était la seule chose qui me donnait envie. Les encouragements de ma team me réconfortent de plus en plus. L’exploit de terminer commence à prendre forme. Il fait de plus en plus nuit et toute une partie du parcours est en dehors de la ville d’Embrun. Très peu de concurrent ont une frontale. En tout cas pas moi. Nouvelle difficulté à gérer. Le risque de chute est omniprésent. On n’y voit plus rien. A 100 mètres devant moi 2 coureurs dont un avec une frontale. Ce sera ma bouée de sauvetage. Petite accélération pour les rejoindre (enfin c’est ce que je crois) et je me cale dans leur foulée. L’objectif alors était de rester au contact. Pas facile avec les douleurs que j’avais un peu partout et les crampes naissantes dans les adducteurs. Ne rien lâcher pour ne pas se retrouver dans la mouise et la nuit noire. Quelques minutes plus tard on se retrouvera à 5 ou 6 pour terminer le marathon. Rythme parfait en alternant marche et course, discussions, rigolades enfin les 10 derniers kilomètres se déroulent avec la fraicheur de la nuit et la présence d’autres concurrents. Je croise une dernière fois Jon (Jérémy avait terminé depuis pas mal de temps) qui était dans la même configuration que moi. Dernière grande ligne droite et je retrouve mes garçons qui sont venus à ma rencontre. Grosse émotion et joie mêlées en les voyant. Ils m’accompagneront jusqu’à 200 mètres de la ligne. Ma team est en place et lorsqu’ils me voient, c’est une ovation qui m’accompagnera jusqu’à la ligne d’arrivée.

La médaille, le T shirt de Finisher, les images de cette folle journée qui se bousculent dans ma tête, la joie, la fierté de terminer. Un vrai coktail de bonheur sportif que je n’avais jamais encore connu. Un truc qui fait du bien instantanément. Plus de douleur, que du bien être un moment rare que je savoure. Ma team me crie dessus. Je les remercie du fond du cœur. C’est vrai que le triathlon est un sport individuel, mais la réussite passe aussi par un entourage qui accompagne jusqu’à la fin de ce genre d’épreuve hors norme.

Un grand merci à ma famille pour m’avoir permis de vivre ces moments. Les contraintes de la préparation sont réelles et ce projet n’a de sens que si tout le monde est sur la même longueur d’onde.

Bien évidemment, le NST a toute sa place dans ma réussite. Un grand merci à tous pour les différentes discussions, entrainements, conseils. C’est grâce à vous que ce projet a pris forme. J’espère que ma petite expérience donnera envie à d’autre NSTiens de se lancer dans l’aventure. Le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Umbrunoman 2018

Jonathan nous raconte sa course:

Ça y est !! je suis devenu Embrunman Finisher mercredi 15 août 2018 à 22h27 après 16h27 d’effort et une journée tellement dure mais tellement riche en émotions que je ne pouvais pas passer à côté d’un long compte rendu ! 🙂

Mon histoire avec l’embrunman commence le 15 août 1998 : en vacances dans les Hautes Alpes nous prenons la route avec mes parents et remarquons énormément de monde au bord de la route …puis des cyclistes avec dossards et étiquettes sur le casque… première rencontre complètement fortuite avec le triathlon et surtout avec l’embrunman réputé comme étant le triathlon le plus dur du monde ( en tout cas à l’époque 🙂 ) Depuis un seul objectif m’anime : être un Embrunman !

Pourquoi le plus dur ?
– Un triathlon distance IronMan soit 3,8 km de natation / 188km de vélo / 42.195 km de course à pied
– Une natation avec un départ de nuit renforçant encore plus le stress de cette épreuve
– Un vélo avec près de 5000m de dénivelé positif dont un passage en haut du mythique col d’Izoard : un format identique à une étape alpestre décisive du Tour de France
– Une course à pieds format marathon accidenté avec trois tours comportant chacun une montée terrible sur 2km

20 ans plus tard et après avoir complètement basculé dans la passion pour ce sport, avoir idolâtré ces hommes et femmes qui avaient le courage de faire cette course terrible et être venu les voir quasiment tous les ans depuis cette date, je me lance enfin dans ce défi dingue. C’était juste un rêve il y a encore 2 ans et demi quand j’ai chaussé les baskets quasiment pour la première fois pour courir 20 minutes autour de chez moi…
Etre Finisher de cette course est ce qui m’a donné envie de me mettre au triathlon,c’est pour elle que je me suis entraîné (parfois un peu trop), pour elle que j’ai fait autant de courses de préparation. Il fallait apprendre à encaisser la douleur pour vivre le bonheur d’être finisher. D’autant plus qu’il n’était pas concevable pour moi de faire mon premier Ironman ailleurs même s’il en existe des réputés moins durs …!

Avant de faire le résumé de ces moments magiques, je tiens juste à remercier ma femme sans qui rien n’aurait été possible et à qui j’ai mené la vie dure (trop dure sûrement) avec toutes mes absences … (plus de 310 heures d’entraînement rien qu’en 2018 sans compter les déplacements multiples … !)

Dimanche 12 août : tout commence par un déchargement très rapide des bagages (10 minutes enfants compris 😂) pour tout de suite aller rouler avec Bruno un autre membre du NST qui participe également à son premier Ironman. C’est parti pour effectuer les 40 premiers kilomètres du parcours vélo en souplesse tout en appréciant le paysage …. Reco efficace avec notamment le petit mur à 18% dans le dernier kilomètre ainsi que le retour sur Embrun face au vent! Bonne mise en jambes

Lundi 13 août : le temps se gâte et la reco nat / cap du matin est remplacée par la récupération du dossard avec Jeremy le troisième Nstien futur Embrunman ! Quelques palabres pour dé-stresser mais la course commence souvent avec le dossard ! Nous décidons de tenter l’enchaînement nat / cap l’après midi avec Bruno en cas d’éclaircie ce qui sera finalement le cas. 1km de nat tranquille pour repérer les premiers passages de bouées suivi d’une reco des 5 premiers kms du tour de Cap avec la terrible côte Chamois nous permettent d’en finir avec l’entraînement pré-course… les dés sont jetés..
Cette journée aurait été trop simple s’il n’y avait pas eu le petit stress habituel : en nettoyant mon vélo je me rends compte que mes deux câbles de dérailleurs sont à l’agonie !! Petit passage chez Intersport en speed pour réparer tout cela et repartir avec une monture prête à l’emploi !

Mardi 14 août : la journée la plus longue commence … attendre l’ouverture du parc à vélos … le briefing … mais surtout se reposer avant la course ! Tic tac … on prépare les affaires pour occuper le temps … on va se poser au plan d’eau pour profiter en famille mais la tête ne veut pas … !! Une seule envie : démarrer et libérer ce stress accumulé durant cette année de préparation.
Finalement vient 16h et l’heure fixée pour aller déposer le vélo en Team NST ! Dégonflage des pneus, mise en position du vélo … il n’y a plus qu’à !
17h briefing traditionnel avec les consignes de course. Pas de grandes informations pour moi car j’avais déjà lu, relu et rerelu tout ce qui existe sur Embrunman et repéré tout le parcours … !! Le seul gros effet : pression x1000 !!
Retour à la maison et petit passage à la gare pour récupérer Maxime mon collègue et ami de relais Burger Pain Choco Deauvillais venu m’encourager dans mon défi !! (Merci encore mille fois cher ami !)
21h au lit avec toutes les affaires prêtes pour le début de LA nuit d’avant Embrun … enfin nuit … la sieste quoi 😅😅 impossible de trouver le sommeil avant 23h avec un réveil calé à 2h45 … !

Le jour J :
Réveil à 2h45 comme prévu … petit déjeuner avec gateausport, vitamines, protéines … ne reste qu’à attendre .. encore… ! Je tourne en rond dans la cuisine durant une heure en faisant bien attention à ne réveiller personne… une attente encore interminable … je commence à m’habiller vers 4h et lève le camp vers 4h30 pour aller rejoindre Jeremy et Bruno. 4h45 : entrée dans le parc avec frontale sur la tête … on ne peut plus reculer.
Cette fois pas de surprise dans le parc, je gonfle tranquillement mes pneus, mes affaires sont bien rangées dans les sacs de transition de l’half ironman d’Aix que j’ai réutilisés pour l’occasion, petites photos avant le départ. Impasse sur l’échauffement natation car l’accès est finalement fermé plus tôt que prévu …
Pas de soucis, on fait abstraction et nous nous rapprochons du SAS de départ … moment que je choisis pour regarder ma fréquence cardiaque qui est passée de 85 à 130 en deux minutes … ça y est ça va partir …. ce moment tant attendu depuis des mois … je cherche ma femme et mes enfants pour les embrasser une dernière fois avant le grand bain ce que j’arrive à faire 1 min avant le start. Je leur fais à tous les 4 d’énormes bisous pour récupérer toute leur énergie… même si ce sport est très individualiste il faut le reconnaître … j’ai envie qu’ils soient fiers de moi et voient que tous les temps d’entraînement loin d’eux nous auront permis de vivre ce genre de moments…

Natation:
C’est partiiiiiiiiiiiiiii !!
De façon assez imprévue nous nous retrouvons devant avec Jeremy tandis que je vois Bruno attendre un peu que la meute se lance dans l’eau.
Le départ se passe très bien et je prends assez rapidement mon rythme et ne me retrouve finalement pas gêné par la natation nocturne. Nos yeux se sont habitués durant les quelques minutes qui précédaient ce qui nous permet de voir facilement comment nous orienter.
Je pars avec un objectif simple : maintenir un rythme de 2 minutes aux 100 m sur tout le parcours sans forcer ! Je dis simple mais je me souviens qu’en septembre 2016 lors du premier entraînement NST de natation auquel je participais, je faisais moins le fier quand Olivier la coach avait annoncé 600m de crawl en échauffement alors que je ne savais pas le nager… 😅😅. Pour autant je ne veux pas trop me prendre la tête et décide de ne regarder la montre que lors des vibrations annonçant les passages de 500m.
Tout démarre bien, aux alentours de 1min 50 aux 100m sur les 1500 premiers mètres ! Nous allons donc bientôt attaquer le second tour en tournant à gauche mais il se passe quelque chose de bizarre … nous tournons beaucoup plus loin que ce j’avais en tête … pas grave on ne baisse pas le rythme .. enfin pas trop !
3000m le rythme tombe à 1min 54 aux 100m je sens donc que je ralentis un peu mais je prends un pied dingue … je nage à embrun durant l’embrunman … je ne me fatigue pas, l’eau est magnifique… je ne prends pas de coups … on peut faire 5km monsieur ???:)
Trêves de plaisanterie je continue sur le même rythme et sens que l’on approche bientôt du but… mais c’est bizarre la montre vient de passer les 4km et je ne suis toujours pas rendu! Les arbitres ont en fait commis une erreur lors du premier tour en nous faisant tourner bien trop tard ce qui a allègrement rajouté 300m à notre baignade 🙂
Pas grave 4100m et 1h17 de nat plus tard me voilà hors de l’eau !! Je suis donc dans les temps.
Quel bonheur alors que cette partie me faisait stresser comme jamais !!!

Transition 1:
Alors là, la transition est bien loin d’une transition classique. Objectif : être confortable sur le vélo donc on prend son temps !
On pose la combi tranquillou, petit arrêt pipi et on enfile toute la tenue vélo traditionnelle accompagnée de mon Garde manger ( pâtes de fruits à la maltodextrine / sportenine / barre de céréales)
10 minutes plus tard c’est reparti !

Vélo:
La partie que je redoute le plus !
Les délais ne permettent vraiment pas d’erreur vu mon niveau.
Je pars à 7h27 du parc à vélos, j’ai donc 9h48 pour revenir dans ce même parc et poser mon vélo. Durant la reco complète en juillet avec l’aide de titi ainsi que de nombreuses pauses j’avais mis 9h… il va donc falloir cravacher.!
Début de la première montée où je croise toute ma famille ( femme enfants parents soeur beau frère nièces + Maxime) qui hurle mon nom et me montre que mes nièces ont taggué le sol avec mon nom et mon numéro de dossard 🙂! Quel soutien !
La montée s’avère beaucoup plus compliquée que lors de mes précédents passages ( y compris celui de lundi) plusieurs phénomènes possibles : les jambes ont elles quand même souffert durant la nat ? Est ce que je pars trop fort ?
Cette douleur musculaire se maintient jusqu’en haut puis finit par s’estomper ce qui me permet de faire une descente vraiment très efficace ! Tout ceci après m’être fait évidemment doublé par Jeremy au bout d’une dizaine de km qui se permet le luxe de nous filmer en pleine montée avec son téléphone tout en doublant 😅😅 le fou 😂
Fin de la boucle au rond point des Orres en mode tour de France où je recroise ma famille ainsi que la famille de Bruno qui me fait sursauter en se mettent à hurler à mon passage ! On attaque les balcons de la Durance qui est une portion remplie de petites montées et petites descentes sur la route de l’izoard. J’y croise les premiers concurrents qui abandonnent en vélo sur casse mécanique dont certains en pleurs ..
Tout va bien et on continue pour arriver dans les gorges du Guil qui annoncent le début de l’Izoard avec une vingtaine de km en faux plat montant avec vent de face ! Je me fais rattraper par la famille en voiture qui klaxonne à fond ce qui a le don de bien me motiver ! Je double pas mal sur cette portion qui se passe bien.
Et allez c’est parti pour le gros morceau à savoir l’Izoard …! Le début n’est pas trop dur et se passe plutôt bien mais dès que l’on arrive à Arvieux alors qu’il reste 10km de montée : plus un kilomètre à moins de 8% ! Ça pique avec notamment le mur à la sortie de brunissard à 12%..! Ça monte dur mais avec les encouragements des supporters sur la montée çela aide à faire passer la douleur ! Heureusement également que j’avais changé mon pédalier … 52 36 passé en 50 34 .. plus simple pour monter.
Petite pause à la casse déserte pour boire et manger avant d’attaquer les deux derniers kilomètres dans lesquels me double Romain du NST venu m’encourager en voiture depuis Marseille…. une vraie surprise qui donne un joli sursaut d’énergie pour permettre d’arriver en haut.
Enfin le sommet avec environ 45 minutes d’avance sur les délais donc tout va bien : un ravito rapide et une descente entamée avec coupe vent pour limiter le froid toujours présent à cette altitude!
Après 20kils à fond les ballons mais sans risques inutiles ( je ne joue pas la gagne 😂😂) j’attaque le vrai vélo de l’embrunman comme dit Yves Cordier 5 fois vainqueur ..!
68 kilomètres en pleine chaleur avec vent de face et trois vraies côtes jusqu’à Embrun.
Première côte : la plus simple sur 3 à 4 km qui permet de ne pas piocher mais je sens quand même les jambes lourdes post izoard .. mais ce n’est vraiment que l’apéritif.
Vient au km 145 le gros morceau : LE MUR de Pallon ! 1.5km à 12% en plein cagnard. Lors de ma première reco sans l’Izoard il était bien passé mais beaucoup moins lors de la seconde qui était la reco complète avec l’Izoard.. Pour cette troisième rencontre, qui plus est en course, je décide de monter « sans me mettre dans le rouge ». Cela se passe malgré tout difficilement en raison de la pente… et j’arrive en haut carbonisé. Le ravito suivant fera le plus grand bien mais je sens que je suis bien entamé et commence à paniquer pour le reste de la course.
En bas de la descente je croise encore la famille qui crie et voit mon grand Augustin sauter à mon passage ce qui me rend très heureux et me renforce dans l’idée de réussir ce défi …
Avant d’attaquer la dernière difficulté placée au km 170, il reste environ 25 kils avec une partie de portion empruntée à l’aller. Je vois que je me fais doubler ce qui m’inquiète mais je ne change rien aux plans : on ne se met pas dans le rouge ! enfin pour l’instant ! Je gère donc comme je peux en veillant à maintenir mon avance sur les délais.
Arrive la dernière montée : la côte de chalvet et ses 7km de montée à un stade de la course où il ne reste plus grand chose dans le moteur .. miam ça va piquer mais heureusement la reco m’a permis de bien connaître cette portion. Je croise une nouvelle fois la famille qui jette ses derniers encouragements pour la partie vélo : rendez-vous au parc dans quelques minutes !!
Le début de la montée se passe convenablement mais je sens que ça va être dur d’aller au bout… et je ne me trompe pas. Les 3 derniers kilomètres se font vraiment au mental avec début de crampes dans les cuisses et mollet … je commence à avoir peur de perdre en lucidité car je sais que la descente est très dangereuse : virages secs, gravillons, trous … ! 🤬💀
Petite surprise en bonus tagguée sur la route : « c’est fini » alors qu’il reste au moins 1.5 km !! L’arnaque !!! J’apprendrai après que c’est ma team de supporters qui avait écrit ça 😂😂😂
Dernier ravito rapide en haut … allez on descend vers le graal: le parc à vélos pour T2
Descente dangereuse annoncée .. deux chutes évitées de justesse… vraiment un passage que j’ai en horreur. J’aurais préféré monter deux cols d’izoard 😂 que de faire cette descente… !!
Allez on oublie et c’est le dernier virage où retrouve la famille pour entamer la ligne droite d’arrivée au parc à vélos.
188km 5000D+ ça pique !!!! Et il va falloir courir maintenant !
Toujours 45 minutes d’avance sur les délais on est good !

Transition 2:
Comme pour t1 l’objectif est de prendre son temps pour mettre une tenue de course à pieds complète ! Confort !!
Et là, une petite surprise : des kinés proposent des massages : alleluia ! Cela me permet de faire passer les crampes rapidement ! Quel pied 😅😅
Allez c’est fini les blagues, on repart !!
10 minutes de transition tranquille !

Course à pied :
Premier tour : Après avoir pu approcher toute ma famille en leur tapant dans les mains, je me lance dans les deux premiers kilomètres sur la digue sous les 6 minutes au kilomètre.. cela se passe bien et là le début de l’agonie .. douleurs dorsales + points de côté.. obligé de marcher dès le premier ravito mais impossible de boire / manger cela ravive les douleurs.. je suis donc en panique et comprends que ce marathon va être un enfer et absolument différent de mes prévisions …Première heure : 8km dont la côte marchée de A à Z ( remember Jeremy et Bruno deux jours plus tôt : « oui au premier tour la côte on pourra la courir 😂😂 ») mais cela empire .. 6 km en 45 minutes pour finir le premier tour en 1h45 ce qui me permet quand même de passer à 1h d’avance de la barrière. En cette fin de premier tour je croise Bruno qui doit être 3km derrière moi ! Un petit coup d’encouragements entre NST ça fait du bien.
Second tour : j’entame ce second tour par un nouveau passage massage pour prévenir les douleurs qui pour l’instant ne se manifestent pas en dehors de l’estomac et du dos .. ! Impossible de reproduire les deux premiers kilomètres du premier tour .. je marche dès le premier où je croise Bruno qui a moins d’un kilomètre de retard maintenant mais j’en profite pour embrasser ma femme et mes enfants pour prendre un maximum d’énergie … les douleurs ne passent pas et je galère jusqu’au bas de la côte où je retrouve une partie de la Team supporters.. et là le cerveau flanche … je commence à paniquer à dire que je vais finir dernier , être hors délai … heureusement tout le monde me soutient et me force à voir que je dis n’importe quoi mais je suis complètement au bout du rouleau.. je me demande si je n’ai pas visé trop haut .. si mon rêve n’est pas inaccessible… je ne comprends plus rien… je suis sur le point de craquer mais jamais je n’abandonnerai ! Plutôt finir en rampant que d’abandonner !!! Je continue une longue partie en marchant et finit le second tour dans le mal en près de 2h.. je croise de nouveau Bruno qui est de nouveau 3 km derrière moi.. il a dû également craquer.
Troisième tour : retour au massage pour la troisième fois où je croise jeremy qui en a fini en moins de 15h quelle star ! Début de troisième tour où une nouvelle difficulté vient se greffer : la nuit sur un parcours non éclairé et sans frontale … !! Même début que le second tour on marche on trottine on marche … Mais on continue !. La dernière côte chamois se fait également en marchant avec la famille. Un gruppetto commence à se former autour des seuls coureurs équipés d’une frontale mais je n’arrive pas à suivre. Même ceux qui marchent me larguent alors que je trottine. Je suis vraiment au bout.. Durant les 6 derniers kilomètres avant la ligne droite finale, le noir complet … vraiment dangereux mais je n’en peux plus je veux finir .. j’essaye donc de courir un maximum quitte à prendre des risques et j’arrive à doubler une petite vingtaine de concurrents..!

La ligne d’arrivée : ce moment rêvé, imaginé des dizaines de fois…. indescriptible… toutes les images de la course, des entraînements, des courses de préparation, des copains du NST, des copains d’AXA et surtout de ma femme et de mes enfants qui m’ont permis d’en arriver là et que je cherche du regard à travers les barricades… j’entends mon prénom mais je ne vois pas grand chose avec le noir de la nuit … je passe enfin l’arche et lève les bras après 16h27 d’effort !

Je suis un Ironman mais surtout un Embrunman !!! Quel bonheur !! Quel pied !!! Je l’ai fait !! Je n’en reviens toujours pas…
Je n’ai qu’une hâte : partager cette joie avec tous mes proches qui étaient là … j’embrasse ma femme et mes enfants à travers les grilles dès que je les retrouve … tout le monde me félicite et semble aux anges … un moment vraiment génial à vivre … comme je disais ce sport est individuel mais se vit à plusieurs sinon il n’a pas de sens ..!

La fatigue tombe d’un coup et du coup je décide d’aller me fait masser ( encore !!!!!! ) durant près d’une heure pour atténuer la douleur ce qui se révèlera très efficace..
je récupère mon vélo et mes affaires et retrouve une nouvelle fois ma famille pour embrassade et début de débrief ! Quel pied encore !!! :):) je peux enfin serrer mes enfants dans mes bras .. quel pied !! 🙂

Après une douche bien méritée et une courte nuit ( difficile de ne pas refaire la course en regardant les segments Strava et analyser les chronos !) je me rends au podium avec Maxime où je retrouve Bruno ( finalement finisher une vingtaine de minutes derrière moi- 100% de finishers NST 🤟) pour regarder les vainqueurs se faire récompenser et clôturer l’embrunman 2018 … 🙂

La suite … bahhhh envie de remettre le couvert sur Embrun c’est certain car cette course à pied de l’enfer peut certainement être améliorée avec des ajustements sur l’entraînement ! Le reste sera bien chargé sur la fin 2018 avec un dernier half Ironman en septembre, un marathon et deux trails de plus de 70km pour démarrer une grosse saison trail 2019..🙂

Je ne pouvais pas clore ce CR sans remercier encore une fois ma femme qui me permets de vivre mon rêve au quotidien malgré toutes les contraintes que j’impose … mes enfants tellement mignons en supporters, mes parents qui me suivent sur toutes mes grosses courses, ma sœur et mon beau frère ainsi que leurs filles qui ont donné de la voix toute la journée et marqué le sol d’embrun par leur bombe, Maxime qui a également hurlé toute la journée pour un déplacement de 48h sur place, Romain et Florence venus de Marseille pour me soutenir dans ce jour si important pour moi et puis tout particulièrement Valou,  Manon, yannick et Théo qui n’étaient pas là physiquement mais bien là dans ma tête pour me porter !!!
Et bien évidemment tout le NST : membres ( tout particulièrement mes compères newbies 2016 Matthieu, Sébastien, Nico et Romain 😘😅) coaches pour tous les conseils, sorties, partages autour de notre passion.
Thierry m’avait dit en 2016: bravo pour ton inscription, tu vas voir ici tu vas vivre des émotions que tu n’aurais pas imaginées… je confirme 1000 fois !!
Quel pied !

Vive le triathlon 😍😍😍

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Une réponse à Embrunman 2018

  1. Franck dit :

    Le « fini! » tagué à 1,5km de la fin de chalvet : j’en ai maudit les auteurs !
    Je compte sur toi pour transmettre ! 😂
    Super récit en tout cas !

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