Pauline aux championnats de france de triathlon minimes filles – Montceau les Mines le 20 Septembre 2020

Nous somes partis le samedi midi. Je n’étais pas stressée outre mesure bien que certains vérités venaient titiller mes pensées : je m’étais cassée le petit doigt, et de ce simple fait, n’avait pas pu m’entrainer en vélo depuis une mois et demi. De plus, je venais juste de reprendre la natation avec les bras depuis 3 jours. Je savais très bien que toutes les autres filles se seraient entrainées sans interruption et que ce de fait je n’aurai aucune chance. J’avais peur de terminer dernière.

Puis nous sommes arrivés le samedi à Montceau les Mines, nous sommes presque immédiatement allés prendre mon dossard et c’est avec une certaines fierté que je l’ai reçu. J’allais faire les Championnats de France ! Finalement, avec quatre soeurs qui t’encouragent et qui te regardent avec confiance et satisfaction, mes doutes sont partis assez vite. J’avais toute ma famille pour m’encourager : mes parents, Cathy et Cédric, mes soeurs et mon petit frère. Avec une telle escorte, je ne pouvais plus avoir peur…

Ce soir-là, nous avons tous mangé dans un restaurant. Je tiens à le dire, il était 19 heures. Bref, nous avons passé un super moment. Bon , j’avoue qu’à l’instant où tout un club s’est installé pour manger juste derrière nous, j’ai été prise de curiosité mais plus de doute.

6h00. Voilà ce qu’indiquait mon réveil quand il sonna. Première pensée ; c’est taujourd’hui ! Pas de stress particulier, juste de l’excitation. Je suis allée petit-déjeuner. La salle de petit-déjeuner était faite de façon à ce que tout le monde se voit. Un club était en train de manger. Quand je suis entrée avec ma trigfontion NST, plusieurs personnes se sont retournées pour me fixer de manière qu’à la fin je me sente extrêmement génée.

Après un dernier au-revoir à mes soeurs, mon père et mois sommes finalement partis. Après avoir déposé mon vélo, placé mes affaires, talqué mes chaussures et m’être échauffée, le stress a commencé à monter. Puis ma mère, Cédric et Rafaël sont arrivés. Encouragements. J’ai mis le bonnet et je suis partie.

Les organisateurs nous ont fait placer et une fois que tout le monde a trouvé une place, ils ont fait diffuser la Marseillaise. Quelques instants plus tard, un coup de fusil a retenti, je ne m’y attendais strictement pas, pensant qu’ils allaient attendre la fin de la chanson avant de donner strictement pas, pensant qu’ils allaients attendre la fin de la chanson avant de donner le départ. Quand j’ai vu toutes les filles courir vers le lac, je les ai donc suivies après un instant de stupéfaction: la course avait commencée.

Natation

Je ne m’attendais pas du tout à ce que les autres filles soient des brutes ambulantes qui préfèrent frapper les autres plutôt que se concentrer sur leur nage. Conclusion après plusieurs coups reçus, j’en donnais moi-même à profusion car sinon je ne pouvais plus avancer. Le passage de la première bouée a été assez compliqué car tout le monde voulait passer le plus près possible de la bouée il y a eu une sorte d’embouteillage. Après cette étape passée, le reste de mon 400m a été plus simple. Quelques minutes plus tard, je sortais de l’eau.

Transition 1

Je pense avoir plutôt bien ma transition et au bout de même pas une minute, je repartais pour le vélo. Ma hantise très clairement car je n’en avais pas fait depuis presque deux mois à cause de mon petit doigt fracturé.

Vélo

J’ai essayé de prendre un peloton et ai réussi durant la première moitié du premier tour puis il y a eu une côte, et les deux mois d’arrêt se sont rappelés à mes jambes. J’ai perdu le peloton et je n’ai pas réussi à en reprendre un. J’ai fini le 10 kms de vélo seule et franchement en souffrance.

Transition 2

Je me suis dépêchée de poser mon vélo et d’enlever mon casquepuis je suis partie sur la course à pied.

Course à pied

Je pense que j’ai fait cinq cent mètres avant d’attraper un poing de côté. Malgré tout j’ai essayé de garder mon allure car j’avais perdu énormément de places en vélo. C’est alors que j’ai vu le grand drap tenu par mes soeurs où il était écrit : « Allez Pauline! » .  Elles m’encourageaient, mon père, ma mère, Cédric et Cathy aussi et même d’autres personnes que je ne connaissais pas mais qui avaient compris grâce à cette grande banderole que je m’appelais Pauline. La joie, la gêne aussi m’ont envahie, mais aussi la reconnaissances. J’ai réussi à gagner plusieurs places, me suis accrochée à deux filles à trente mètres devant moi et j’ai essayé de les rattraper. Finalement la ligne d’arrivée et « arrivée » et j’ai terminé la course. J’avais fait les Championnats de France de triathlon!

Je suis arrivée 76ème sur 116 sans réel entrainement. J’étais heureuse et reconnaissante envers ma famille qui s’était déplacée toute entière pour venir m’encourager, mes amis qui m’avaient envoyé des messages et mon club qui m’avait permis de faire cette incroyable aventure.

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