Xterra France 2018

Après l’AlpsMan, Eric s’est attaqué à l’Xterra France, il nous raconte:

Par où commencer pour vous faire partager une immersion dans le monde du Xterra de niveau Gold Race !!!! et de surcroît dans les profondeurs de la forêt vosgienne !!!!

Le départ est donné à 13h30 pour les pros et 13h33 pour les amateurs, nous sommes plus de 850 sur les rives caillouteuses du lac longiligne de Xonrupt-Longemer, à quelques kilomètres à vol d’oiseau de la vallée de Gérardmer, au fin fond du massif des Vosges, par une chaleur étouffante de 30-35 degrés. En proximité de la Vologne et dégoulinant dans nos combinaisons en néoprène refendu, les pieds dans une eau à 19°C, nous avons pris place au point de départ de notre nouvelle aire de jeu.

Dans cette phase d’attente, nous sommes bercés par les effluves des sapins vosgiens, dont la résine se liquéfie, exceptionnellement, par la température ambiante et donne un goût acidulé à ce moment de béatitude. D’aucuns ne se laisseront surprendre, c’est avec le feu que nous avons rendez-vous. Le drone de l’organisation partage timidement l’espace aérien avec les rapaces de la vallée, sûrs de leur bons droits et calés dans les ascendances thermiques en position d’observation . . .

La reconnaissance :

Mais avant de vous faire part de cette course endiablée où les qualités essentielles requises étaient : rusticité du sanglier surmené, agilité du lynx affamé, furtivité du grand-duc impatient, combativité du brochet énervé. . . je souhaiterais vous faire part de mes premières sensations lors de mon repérage 48 heures auparavant sous une chaleur écrasante digne des plateaux continentaux. En quelques mots : Cela fout la trouille !!!!

Sur mon VTT de 10 ans d’âge, avec ses superbes roues en 26’ pouces et sa mono-fourche au look vintage, j’arrive, au bout de la boucle 20kms, blême et atteint de la maladie de la tremblote aigue comme si l’on me sortait de la machine à laver le linge, après avoir subi, un programme d’essorage intensif à 1200 tours. Je vous laisse imaginer. . . Juste après ces premières sensations, je fonce dans le lac pour faire un « reset » biologique de mon organisme éprouvé. Mon ami, Christophe Caste, m’avait prêté sa trifonction pour terrains difficiles, en taille L. Mais ironie du sort, dès les premières longueurs de natation, sous l’effet de l’imprégnation de l’eau fortement chargée en fer, les élastiques du cuissard m’arrivaient sous les genoux, me donnant une allure proche des comédiens de la pub 118-218, le ridicule ne tue pas mais tout de même. . . Fort de ce constat, je me déleste de quelques euros au stand Sailfish (die deutsche Qualität) et je me rentre à un train de sénateur, chez moi, afin de faire un point de situation et d’établir une stratégie pour parvenir au bout de cette épreuve qui se présente comme . . .

La natation :

Le premier coup de canon vient de retentir et la vague des pros (bonnets verts) est lancée dans un bouillon d’éclaboussures, telle une horde de bonites prises au piège des filets des pêcheurs portugais dans les eaux du golfe de Gascogne. Ils s’éloignent, déjà à la hauteur de la première bouée rouge. La pression montante, le décompte des trois minutes est enclenché pour nous autres les bonnets oranges. Trois triathlètes, à ma droite, aux épaules tatouées, me dépassant d’une bonne tête et avec un accent flamant, m’indiquent : « il va falloir envoyer du lourd, cela va cogner !!!! le niveau est super haut . . . ». Nous sommes à moins de 20 secondes du départ, et là je comprends que ma place n’est pas la bonne sur la ligne de départ . . . « Deuxième rideau – milieu de ligne » est effectivement une erreur tactique. Au deuxième coup de canon, du haut de mes 1 mètre 68, j’ai la confirmation que je me retrouve enfermée au milieu de gabarits imposants, de type nordique, développant une force musculaire dix fois supérieure à la mienne. Chaque coup de bras de ces furies, sont comme des coups de battoirs de la mère Denis faisant son linge au lavoir du village. Entre natation et saute moutons, après avoir bu 2 tasses . . . je donne tout ce que j’ai pour m’extraire du bouillon sur la droite, et pour retrouver une accalmie, souffle régulé et dans la queue de peloton, je mets en œuvre tous les conseils techniques de Clément et d’Olivier (et réciproquement). Sortie de l’eau complètement déboussolé, par cette expérience nouvelle de catch aquatique, je remonte, en petite foulée rasante, le tapis rouge en direction du parc à vélo, dans une ambiance digne des tribunes surchauffées du stade de France, je découvre que les ¾ des vélos sont encore là. . . je n’y comprends plus rien. Moralité faire des éclaboussures n’est pas nager et la poussée d’Archimède n’est pas la même pour tous 😉. Alignement, respiration, précision du coup de bras ont été la solution gagnante.

Le VTT :

Transition faite, sautant sur mon vélo d’un autre temps et dans la roue de VTT géants (29’ pouces en taille L ou XL, on ressent un léger sentiment d’infériorité), je parviens à tenir ma place durant les 3 Kms de montée, que l’on pourrait qualifier de brutale (+ de 500m de D+) au milieu de racines et pierres imposantes. A ce stade, malgré un engagement physique de fou, mon apparence est plutôt liquide.

Arriva ce qui devait arriver ! Mes supers lunettes Oakley acquises chez LGO sous les conseils avisés de Charline au Val d’Ajol (88), sous le choc thermique se sont soudainement couvertes d’une intense buée, mélangée à la poussière épaisse soulevée par le train roulant de nos machines malmenées, ont rendu quelque peu opaque ma lecture du terrain dans la première descente . . . Engagé dans une cadence infernale, à la vision incertaine, je compris tardivement ma deuxième erreur tactique : « rouler dans la roue du vélo me précédant ». Face à une souche, le concurrent fit un écart à gauche pour éviter l’obstacle, ne pouvant freiner, j’ai donné un coup de guidon, transformant mon vélo en catapulte . . . Pour infos mes pédales automatiques étaient réglées en tension maximale ; donc, dans ce vol plané, ma monture m’a accompagné durant une dizaine de mètres . . .

Résultat : je me retrouve étalé sur le sol, tel le moustique moyen, prônant fièrement sur le pare-brise de nos berlines lors des migrations estivales, sonné par le choc, le genou gauche comme une pastèque, des thermo-abrasions sur toute la partie gauche de mon anatomie. Deux gendarmes, assurant les secours à mes côtés (super organisation !), je réalise que la poursuite des événements est compromise jusqu’au moment . . . où l’un d’entre-eux dit : « C’est dingue !!! Le vélo n’a rien, il fonctionne parfaitement !!! ». Ces propos ont eu l’effet étonnant de me booster, (relativisons à vitesse modérée voir lente), j’ai terminé les 27 kms de VTT qui me restaient. Moralité, la loi de la gravité est la même pour tous, qui fait le malin tombe dans le ravin! 😉 Atlas, dieu de la Sagesse : « pourquoi m’avoir abandonné face aux événements et aux colosses nordiques??? ».

Le Trail

Suite à ma délicate deuxième transition, je découvre que les 11 Kms de trail vont être longs avec une seule jambe vaillante et les appuis incertains, mais le slogan de la course est « #DNFisnooption ».

Je n’avais pas d’autre choix que de terminer, et puis mon fils avait été royal la veille sur le Xterra Kids.

Passant l’arche d’arrivée de cette course que je qualifierai de sensationnelle, je me suis promis de revenir l’an prochain. Après le triathlon, le virus sournois et imprévisible du Xterra venait de me contaminer 😵🤕😬.

Après l’Infernal des Vosges, le triathlon de Gérardmer, je peux affirmer que « Je vois la vie en Vosges »

Amis du NST, il nous faut constituer une équipe pour l’an prochain </°_°/>

 

J’en profite pour dire deux mots de la course de mon fils Aymeric, âgé de 14 ans, pratiquant l’escalade et ayant fait le pari fou au  jour l’an de faire le Xterra kids pour fêter son anniversaire. Sans préparation particulière, il sort de l’eau dans les derniers participants (au nombre de 120), et durant les 2.5 kms de VTT et les 1.5 Kms de trail, il parvint à remonter la soixantième place. Il courait sous les couleurs du NST.

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Mini-Tri NST

Le dimanche 17 juin 2018, le NST a encore une fois répondu présent à l’initiative du Service des Sports de la ville de Nogent (Bravo à Nicolas SAVOYE) avec le renfort de 25 bénévoles qui se sont relayés pour aider la LIFT (et notamment Julien LESAGE) à monter sa piscine dès le samedi après-midi au Stade sous la lune, puis en assurant l’animation du mini-triathlon le dimanche après-midi pour finir par le démontage en début de soirée.

Le temps et l’enthousiasme des participants nous ont aidé à passer un bon moment comme le montre les photos (disponible ici)!

André

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AlpsMan 2018

L’AlpsMan c’est un triathlon format XXL extrême à l’image du Norseman avec une double arrivée en fonction de son heure de passage au « tournant ». Seuls les meilleurs peuvent monter au sommet pour récupérer leur t-shirt de finisher noir mais ceux qui terminent au pied de la montagne peuvent être tout aussi fiers de leur performance.

Voici le résultat des NSTiens:

Rang Nom Prénom Cat. Temps
146 Christophe CASTES V1M 16:21:12
190 William LEVY V1M 14:42:05
194 Elitsa DANAÏLOV V1F 14:45:52
246 François PERNIN V3M 15:30:08
261 Eric LAVAGNA V2M 15:46:17

Christophe nous raconte son aventure:

Allez je me lance parce que c’est une de mes plus belles expériences sportives. Bon courage pour la lecture c’est long !

Voilà un an que William avait eu l’idée folle de faire le Alpsman , après avoir bouclé le Ventouxman…  Au début je pensais qu’il n’y aurait pas de partant au NST et cela me rassurait. Mais lorsque Elitsa, Eric et François ont « signé » je n’ai pas pu me défiler longtemps sous la pression de Will !

On a pu faire une pré-reconnaissance en août 2017 avec Jeanne pour voir un peu dans quoi je m’engageais, et voyant les moyennes réalisées autour des 20-21kmh sur des sorties entre 70 et 90 km, je commençais à prendre conscience de l’ampleur de la tâche qui nous attendrait.

Le 1er septembre marqua le début de la préparation planifiée sur 9 mois, et le 3 septembre arrivait le premier couac puisque je me faisais une double hernie discale (« discopathie portrusive L4-L5 et L5-S1 avec rétrécissement du canal » pour les puristes) qui m’empêcha de galoper pendant 2 mois.

La suite de la préparation fut aussi marquée par une chute à vélo en duo avec Jeanne en décembre sur le verglas, une bronchite en janvier, des tendinites aux bras (vive la natation), un blocage respiratoire à cause des pollens au printemps… sans parler de la météo pas très favorable cette année !

Fin mai j’ai cumulé 170 km de natation (merci  à Clément qui nous a pris en main Eric, Elitsa et moi et qui nous a fait énormément progresser !), 6500 km de vélo avec 45000 m de dénivelé, 720 km de course à pieds avec 6200 m de dénivelé.

Une course test 4 semaines avant l’échéance, le 70.3 de Aix en Provence qui se passe très bien et qui me conforte sur la forme ascendante, suivie d’une reconnaissance du parcours Alpsman afin de me remémorer tous les moindres détails du parcours vélo pour calculer mes temps de passage, optimiser au maximum mon approche du parcours pour grappiller de précieuses secondes et essayer le matériel sur site.

Le départ est donné à 5h30 et je pars sans appréhension, moi qui redoute cette épreuve de natation plus que tout. Je remarque très vite que ma montre GPS n’a pas capté les satellites et moi qui suis d’habitude hyper concentré sur l’écran, aujourd’hui ça ne me gêne bizarrement  pas. J’ai l’impression de bien nager et d’avoir pris les bonnes jambes. Au passage de la bouée à mi-parcours, un coup d’œil sur ma Garmin, je suis en 34 minutes, je n’en reviens pas ! Je persévère et sors du lac en 1h10. Je pense ne pas avoir pris le chemin le plus court sur le final (3900 ou 4000 m peut-être) car je perds un peu de temps. Je suis tout de même très satisfait car j’espérais être entre 1h10 et 1h15. Le plus dur est fait (croyait-il…).

En entrant dans la tente de transition le speaker annonce le départ à vélo de Elitsa qui nage très bien en 1h08, et en quittant le parc nos supportrices m’informent que William est sorti en 1h et Eric en 1h05. Il ne reste plus que François derrière, qui le pauvre a été pris de vomissements au réveil et d’un mal de tête. Il en finira en 1h26, bravo ! J’enfile une tenue de vélo complète et quitte T1 après y avoir passé 6 minutes.

Je pars donc à vélo pour ma partie favorite mais néanmoins hyper difficile. On commence par un enchainement  sur 29 km du col de Leschaux (à l’heure sur mon prévisionnel) dans lequel je passe Elitsa qui a l’air en forme, puis de l’ascension du Semnoz (1 minute de retard) où je double Eric qui n’est pas au mieux.  Depuis le départ du vélo je n’ai pas d’agréables sensations dans les jambes mais j’arrive tout de même à être dans les temps, donc rien d’alarmant pour le moment, surtout qu’il fait encore bon pour rouler et  pas trop chaud.

Avant de plonger sur la descente j’enfile un papier journal sous mon maillot sans m’arrêter et je compte sur cette partie pour reprendre un peu de temps, mais manque de bol celle-ci est humide et je dois être prudent pour ne pas que ma course s’arrête ici. Bilan, au village de Luiz km 43 j’ai un débours de 3 minutes sur le timing, ça commence à faire beaucoup… car tout le temps que je perds à vélo il faudra le reprendre en course à pieds si je veux sonner la fameuse cloche.

Une partie roulante de 15 km suivi du col de Plainpalais sur 11.5 km  me permettent de reprendre 1 minute…  Minute que je reperds aussitôt puisque je fais mon premier arrêt ravitaillement pour remplir mes 2 bidons et rafler tout ce que je peux sur la table (je pars toujours léger sur mes courses et j’avais au départ 2 gels et 2 barres).

On est au km 70, je repars à tombeaux ouverts dans la descente super rapide et c’est payant puisqu’au pied du redouté col des Prés, je suis pile poil à l’heure ! C’est l’ascension que j’appréhende le plus, qui ne fait que 8.5 km mais avec des passages à 10% dans l’avant dernier km. Je passe William au milieu de la montée, juste le temps de savoir qu’il est bien et je le conforte sur le fait qu’avec sa bonne natation il est encore dans les temps pour la cloche, ce qu’il acquiesce.

A ma grande surprise je monte super bien, les sensations arrivent enfin et je franchis le sommet avec 5 minutes d’avance ! « Mieux vaut tenir que courir » n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui ! On enchaine avec une grosse partie roulante descendante de 15 km (2 ème ravitaillement pour ma part) pour retrouver la seconde ascension du col de Plainpalais. Je monte un peu moins vite mais j’arrive à gérer et à basculer avec plus que 2 minutes d’avance suite à mon 3 ème et dernier arrêt ravitaillement.

On est au km 120 et je repars à fond dans cette descente où j’ai compris qu’il y avait du temps à gagner. Et ça se confirme puisque j’arrive au pied du second col des Prés avec 6 minutes dans l’escarcelle ! Un matelas intéressant en cas de défaillance. Et je ne crois pas si bien anticiper car d’un coup je suis planté ! Je n’ai plus l’aisance du premier passage et je mets 5 minutes de plus pour gravir les 8.5 km ! Mais je ne m’affole pas car je sais qu’en haut au km 140, le profil va m’être plus favorable car il va falloir emmener du gros braquet dans les faux plats montants.

Bingo ! Au km 155 j’ai 6 minutes d’avance, puis 10 au km 165 et au km 171 cela fait 12 minutes ! Je rattrape bon nombre de triathlètes qui sont « morts » et qui m’avaient déposé dans les cols bien avant.

Il reste une descente très rapide vers T2 et je réalise que si je prends des risques je pourrai conclure le vélo en moins de 8h alors que j’avais tablé sur 8h15. Je fonce, je double, je relance, tout à fond pour arriver au sprint au parc à vélo en 7h59 ! 23 kmh de moyenne, inespéré !

Changement de tenue complète à la transition où j’ai passé 5 minutes. Je regarde le chrono qui m’annonce 9h28. Il me reste donc 2h32 pour faire 25 km et passer le tournant ! Fastoche (croit-il encore) ! Je m’élance sur mon rythme travaillé à l’entraînement (5 minutes au km) et rapidement je sens que les jambes sont lourdes. Je paye mon final à vélo. Les filles m’encouragent et me crient « c’est bon il ne te reste plus qu’un marathon ! ». J’insiste car je me dis qu’il faut le temps que les muscles se mettent en route mais à la fin du 2 ème km je dois me rendre à l’évidence : panne de jambes ! Aïe !

Alors là je sors la calculette : 2h30 pour faire 25 km ça fait du 10 kmh, c’est bon c’est une formalité… Sauf qu’au  7 ème km j’ai aussi une panne de tête et je commence à marcher ! Il fait super chaud, je m’arrose de bouteilles d’eau entières à chaque rares ravitaillements, je mange des fruits, je bois du cola, le parcours est long… le disque dur commence à surchauffer et je calcule en permanence. Je me force à courir mais parfois ça craque.  Je n’ai qu’une envie c’est de me jeter dans le lac tellement j’ai chaud ! Je termine le premier tour en 48 minutes. Il me reste donc 1h50 pour les 2 suivants. L’étau se resserre mais je suis confiant si j’arrive à rester au-dessus des  10 kmh quand je cours. Le 2 ème tour est un copié collé du 1 er : 48 minutes. Il me reste moins d’une heure pour sonner la cloche. J’ai peur d’avoir un pépin. J’alterne course et marche rapide, c’est de plus en plus dur et la tête dit stop. Mais les encouragements des NSTiens et des proches me donnent la force d’arriver à ce tournant en  11h50 !!! C’était chaud mais ça passe ! La délivrance…

… avant le calvaire… Je suis super content d’avoir réussi ce premier objectif qui pour moi est un but et quelque part la fin de la course. Je prends des nouvelles des potes du club et j’apprends que William qui était le seul à pouvoir encore espérer la cloche, a craqué en fin du 1 er tour à pieds. Mes 4 compères seront tous Lake Finishers et c’est déjà un sacré exploit je vous assure !

Jeanne m’accompagnera et m’assistera pour cette montée finale. Le temps de mettre un t-shirt sec et une paire de chaussures de trail et je quitte T3 (oui ça existe !) au bout de 9 minutes. 3 km de plat pour commencer où Jeanne me demande si je veux courir… oui je voudrai bien, mais j’ai débranché dans ma tête et je suis en mode rando. J’ai mal partout des pieds à la tête, je sens tous les muscles de mon corps qui me tiraillent.

L’ascension de 17 km et 1300 D+ se résumera par des nausées, des arrêts au bord du chemin, des montées de chaleur, des frissons, un défilé de zombies plus blancs les uns que les autres… un véritable chemin de croix de 4h30 pour avoir un t-shirt noir et une médaille après 16h30 de course ! Au bout du bout. Je n’ai jamais terminé une épreuve dans cet état.

Cela a été une belle aventure humaine avec Elitsa, Eric, François et William avec lesquels j’ai partagé nos entraînements hivernaux sous la pluie et dans le froid. Nous avons passé un super séjour en Haute-Savoie sous le signe de la rigolade (avant et après le chantier !).

Un grand merci à ma Jeanne pour m’avoir soutenu, encouragé dans cette aventure, être venue de très loin et avoir fait le direct ! Merci aux 4 compères pour leur joie, leur bonne humeur et pour les barres de rire ! Merci à Clément pour sa disponibilité et sa persévérance à transformer des serpents de mer en nageurs moyens ! Merci à Nadine pour son aide spirituelle si importante.  Merci à tous les NSTiens pour vos encouragements, pour nos entraînements partagés dans des conditions difficiles, à ceux qui m’ont poussé à me faire mal pour progresser et à ceux que j’ai un peu aidé sur le vélo et qui m’ont permis d’endurcir mes cuisses !!!

Alors soyez sérieux s’il vous plaît… n’y allez jamais !!!

« Tout ce dont nous avons besoin pour réussir dans la vie (et dans le sport !) est l’ignorance et la confiance. » Mark Twain

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Tournoi de Volley inter-assos Nogent 2018

Le triathlon rend polyvalent car une nouvelle fois, le NST a aligné une super équipe au Tournoi de Volley ‘inter assos’ organisé par le club de Volley de Nogent sur Marne !
L’équipe composée de Sandrine, Marine, Christophe, Christian, Caroline, Anne, André a été une des trop peu nombreuses équipes de club à s’aligner.
Faute d’un nombre d’équipe suffisante sur place (Tri, Judo, Basket, Service des Sports) le club de Volley a présenté également une équipe pour augmenter le nombre de matche à réaliser.
Malgré cela, le tournoi n’a pas donné lieu à un classement et nous n’avons pas eu à ramener la Coupe !!

Heureusement pour nous, car, malgré notre célèbre Coach, cette année a été marquée par 4 matches = 4 défaites !

L’essentiel n’était pas là, et c’est tant mieux, nous nous sommes bien amusés et vous invitons à prendre vos places pour 2019 !

Les Volleyeurs du NST

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Triathlon du Chemin des Dames 2018

Une semaine après Aix, c’est la course club à Chamouille en Picardie: le triathlon du Chemin des Dames!

Beaucoup de monde sur le M avec un parcours vélo un peu plus exigent que ce qui était prévu par les concurrents et 1 inscrite sur le S.

A noter, le podium de Céline dans sa catégorie d’âge.

Retrouvez les photos ici

Les résultats au complet sont ici

Les résultats du M:

Clt Athlète Temps  Sexe  Cat 
30 RUET Daniel 02:22:08 M (30e) Senior (23e)
47 FRANCISCO Jeremy 02:25:02 M (47e) Senior (33e)
77 DUMAS Yannick 02:29:32 M (76e) Veteran (28e)
89 VIMONT Julien 02:31:07 M (87e) Veteran (33e)
96 DUVERGER Renaud 02:31:58 M (93e) Senior (57e)
157 VIAL Guillaume 02:38:58 M (152e) Senior (89e)
176 SALMON Antoine 02:40:51 M (171e) Veteran (72e)
180 GANDRIEAU Pascal 02:41:07 M (175e) Veteran (75e)
216 COLLE Cyril 02:44:05 M (209e) Veteran (95e)
236 VETU David 02:46:42 M (229e) Veteran (110e)
242 PERNIN Celine 02:47:15 F (8e) Veteran (3e)
249 VILLETTE Pierre 02:48:00 M (241e) Veteran (118e)
250 CHAUCHOIS Jean christophe 02:48:00 M (242e) Veteran (119e)
262 BADOUX Jonathan 02:49:06 M (251e) Senior (124e)
267 PHILIPPE Antoine 02:49:40 M (255e) Veteran (130e)
306 DIALLO Oury 02:52:46 M (289e) Veteran (143e)
307 DURBEC Mathieu 02:52:59 M (290e) Senior (146e)
331 VOLLAND Velia 02:55:06 F (18e) Veteran (10e)
353 VERDEIL Christophe 02:57:49 M (330e) Senior (160e)
366 CLEMENT Virginie 02:59:09 F (27e) Senior (10e)
369 GENET Sébastien 02:59:13 M (342e) Veteran (179e)
382 PONCIN Patrick 03:01:06 M (353e) Veteran (188e)
403 LIBEERT Tina 03:04:22 F (35e) Veteran (17e)
413 HMAID Aymen 03:05:39 M (377e) Senior (176e)
426 LENAIN Bertrand 03:08:02 M (382e) Veteran (204e)
435 BOUZIDI Alexandre 03:09:18 M (390e) Veteran (211e)
454 DURAND Antoine 03:13:58 M (404e) Veteran (221e)
473 DUPERET Alain 03:18:36 M (413e) Veteran (227e)
476 VILLEMIN Sandrine 03:19:30 F (61e) Veteran (33e)
479 VARIN Thierry 03:20:35 M (417e) Veteran (230e)
498 PASSIEUX Laurent 03:26:09 M (433e) Veteran (237e)

Les résultats du S:

 

Clt  Athlète  Temps  Sexe  Cat 
316 GENET Mathilde 01:43:29 F (73e) Cadet (6e)

 

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Ironman 70.3 Aix 2018

Cette édition 2018 de l’Ironman 70.3 d’Aix restera dans les annales. Les statistiques parlent d’elles-même: 25% d’abandons dont 400 personnes dans les 30 derniers kilomètres de la partie vélo. Des couvertures de survies ont été distribué à T2 pour aider les athlètes à ce réchauffer.

Il fallait donc être très fort dans le corps et dans la tête pour être finisher.

Cette course avait été cochée par de nombreux membres du club depuis de long mois. Daniel s’est illustré en faisant 4ème de sa catégorie et décrochant la qualification pour les championnat du monde en Afrique du Sud en septembre prochain.

Bravo à tous!

Virginie nous raconte son premier L:

I’m a Half IronWoman !
70.3 Pays D’Aix du 13/05/18…debrief :

Tout avait parfaitement commencé, malgré cet objectif de fou de faire mon 1er IM 70.3 en début de saison avec 10 mois d’hiver parisien…Mais j’ai réussi à m’en sortir grâce à un super suivi ostéo (que je remercie chaque jour pour sa dispo!), une bonne hygiène de vie (ce qui me permettra de finir cette course!), et un volume d’entrainement bien augmenté lors d’un super stage avec le coach Christophe Legendre (merci pour ta présence aussi sur le départ de mon 1er half) !
La vie ne m’avait pourtant pas aidé cet hiver je vous le dis…
Et puis, intoxication alimentaire 48h avant (la fameuse « nuit » la plus importante 🤣), nuit blanche, corps de vieille, pour finir fiévreuse, courbatue et j’en passe…
Ce qui est positif c’est que malade j’étais dans un monde bien stone (« j ai la tête qui éclate, j’voudrais seulement dormir…. »🎶🎶)
Du coup sacs de transitions préparés à l’arrache…mon 1er Half je sens sera une totale impro 🤣
Levée à 5h, une nuit de fièvre, quelques smecta et vogalib avalés et quasi à jeun depuis 48h…(« Viser la lune, ça me fait pas peur… »🎶🎶😂)

Départ nat 8h : je suis bien, il ne pleut pas encore, température de l’eau au top 19°C (j’évite de trop en boire vu l’état de mon microbiote du moment🤣), je nage à mon tempo ultra long swim pour ne pas brûler le peu de mes réserves (de bananes lol) et faire une course sous le thème de la gestion d’à peu près tout…
Sortie de l’eau en 38′ donc contente et là…ça se corse…plus j’approche Sainte Victoire plus la finishline s’éloigne…

T1 : récupération du sac vélo ok, s’habiller ok (#coupevent #loveyou #forever), se rendre compte de mon oubli de mettre mes #gu et #clifbar sur le vélo…petit stress et hop on part à jeun jusqu’au premier ravito bike à km20.

Bike 90km/1200D+ : quelques gouttes, puis la tempête, l’orage, la pluie, la grêle, les crampes intestinales du coup des arrêts bien nombreux mais je « profite » du paysage apocalyptique (au début ) me disant intérieurement « c est donc ça être triathlète, se ruiner pour une course dans le sud où il fait soit disant toujours beau et finir pliée en 2 congelée sur un vélo à te dire que tant que tu pédales tu rentres plus vite🤣« . L’impression de faire du vtt dans une rivière de boue, d’être en pleine mousson…et là j’arrive à Sainte Victoire me disant ouf la montée du col va me réchauffer….je monte bien, je double et je passe mes vitesses (ou pas) tellement je suis congelée, même boire est compliqué et je vois la fameuse antenne et là, frustration….qu’est ce que j aurai aimé faire ce parcours au soleil et à fond….puis descente sur de longs km avec les 20 derniers dangereux, affreux et à croiser des dizaines d’abandons (brochettes de triathlètes sous couvertures de survie, vélos entassés), de personnes descendant à pied car trop gelés ou les freins ne fonctionnent plus (merci ma bande de freinage alu, vive le walk and bike!), des secours débordés, des cyclistes dans les fossés (qui j’espère vont mieux🙏)…bref 20km longs….très longs pendant lesquels je tente de réfléchir à la suite en me disant que ça ne peut pas être pire mais le cerveau est juste en mode prudence…
Donc un vélo à l’allure d’un Iron avec 6000m de D+ 🤣

T2 : oui oui je sais presque 25′ et même pas une tartiflette 🤣. Je me suis jamais déshabillée si lentement (mais plus c’est long …lol)…je ne sentais plus rien, je me prépare à partir et là. …je croise 3 de mon club emmitouflés en papillottes se demandant où je pars avec ma visière #2XU et mes lunettes de soleil…me regardant tel un OVNI…et là je dis : « ok moi aussi j arrête » et pose mon sac…puis après 5′ où tout défile dans ma tête (défis perso, année passée.. ), je pars en disant à Vé : « ces 20 derniers km de vélo je ne les ai pas fait pour rien! » Et jme tire!!!!

Run : bon bah un semi démarré dans une couverture de survie telle une cape d’IronGirl lol avec le corps en vrac où tu ne regardes plus la montre mais ne vise que cette arche finisher de m****!
1 tour = 7km…le 1er tu découvres, le 2e tu te dis il est long quand même, le 3e tu te dis moins tu marches, plus vite tu arrives …et tu arrives….en pleurs car tout avait été contre le fait de t’assurer d’être finisher de ton 1er Half IronMan🏅

Donc je mets 1h de trop facile pour ce 1er Half IronMan mais je gagne le double en expérience mentale et je sais maintenant de quoi je suis capable…(euh enfin c’est pas ce qu’on se dit pendant lol!)
Merci à tous ceux qui renforcent cela chaque jour et qui sont là tout simplement et réellement 😘

« Tout le monde veut être heureux et personne ne veut souffrir, mais personne ne peut contempler d’arcs-en-ciel sans voir de pluie »🌈
Alors à moi les arcs-en-ciel !!!

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Championnat de France Junior 2018

Cette année, nous avions une représentante au Championnat de France Jeunes dans la catégorie Junior.

Manon a terminé 59 ème sur 110 partantes dans cette grande finale à Vesoul sur une distance S. Elle effectue un très beau vélo à 36,4km/h de moyenne sur un parcours de 20km.

Bravo à elle et maintenant place au Bac!

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Rallye d’Ormesson

Dimanche 8 avril 2018, c’était le marathon de Paris où plusieurs NST étaient alignés mais c’était aussi le rallye d’Ormesson, une cyclo de 40, 65, 85 ou 124km en fonction des envies.

Alexandre nous raconte:
Le club a reçu une Récompense: La coupe de l’amitié par le président du club d’Ormesson! Il était très heureux que le NST soit présent aujourd’hui sur cette cyclo d’Ormesson et ce pour plusieurs raisons:
La première il a trouvé très sympa qu’un club de triathlètes participent à cette cyclo.
Nous étions numéro deux dans le nombre de participants (19 cyclistes dont 1 femme)
et les deuxièmes plus nombreux à faire le parcours de 124 km
C’était une superbe matinée de roulage avec le club.
Sur le parcours de 124 km dans le 94/77, j’ai pour ma part un petit 29 de moyenne en 4h20.
Je tenais à remercier tous ceux qui étaient présents (c’était ma première sortie avec le club!)

 

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NatureMan 2017

Il y avait une belle équipe sur le NatureMan 2017. Cyril Colle nous raconte:

Salut les triathlètes.
Ça va être un peu long tellement il y a de choses à dire (et encore j’en zappe).
Retour obligatoire sur le Natureman 2017 du 7/8 octobre où le club était représenté en force, comme au Ventouxman.
Le cadre vaut bien le déplacement pour cette course incontourable du calendrier de fin de saison.
Pas moins de 15 NSTiens sur la start list.
1  sur le sprint (Virgine), 14 sur le long.
Yannick, Titi, Nico, Christian, François, Juju, Damien, Jérémy, Vélia et Antoine, Annie-Paul et Patrick, Aymen et ma pomme.
Nous débarquions en force sur le quai de Marne la Vallée aux aurores, dans la joie et la bonne humeur le samedi matin.
Un vrai périple, le regard des autres voyageurs teinté d’interrogations, parfois de respect, en disait long.
Nous voilà tous dans le Ouigo, vélo compris, la course commençait là.
Arrivés à la gare d’Aix nous récupérions nos véhicules de location (merci François).
Yannick arrive dans la voiture Peugeot, François dans le van. Il est content Yannick…;-)
Super organisation, tout le matos (et il y en a…) rentre dans les véhicules, sauf le casque de Yannick resté à Nogent…
La course commençait là aussi.
Direction les salles sur Verdon pour le retrait de dossard et la location de casque de Yannick (gardé sur la tête en allant sur le trône par son locataire, fallait le souligner).
Petite pause repas sur la route au Courtepaille.
Il faut dire que pendant ce temps là Virgine en avait fini avec le sprint (750/20/5).
15 min de moins que l’an passé, elle en perd son statut de baby triathlète. (1h41, 6° de cat, 33° féminine et 199 au général)
Désolé fallait faire un chrono dégueulasse 🙂
Arrivés au village, dossard en poche nous récupérons notre belle doudoune « natureman » sans manches.
Ils nous chouchoutent au natureman !
J’apprends que 2 jours avant le mistral soufflait fort et que les conditions étaient glaciales.
Mais nous, on aura de la chance. Soleil annoncé et 25 à 28 degrés, peu de vent, la classe au Verdon !
Direction la maison de campagne à 15 km pour l’hébergement commun.
On va être bien là.
Vélia, qu’est ce qu’on aurait fait sans toi 😉
Musique à donf dans le cametar. Nico sort la playlist. Du NTM, ACDC, tout y passe, ça remue fort.
Attention le NST est de sortie et on est en mode vénère 🙂
Bon petit repas en commun où Damien nous a rejoint pour l’occasion.
Et puis viens la grande idée de Virginie qui animera les débats : lancez les paris sur les temps de demain !
Je vous passerai les prévisions de chacun, on parlera de restaurant offert au plus proche.
Tout le monde au lit, levé tôt le lendemain même si le départ est à 9 h.
Objectif ? Eviter la galère du stationnement pris d’assaut. On comprendra le lendemain qu’on a bien fait.
Un gros petit déj pour faire le plein.
je constate que François, les cheveux en pétard se met en confiance au levé.
Question posée à Christian après 5 min de réveil: « dis il est plus dur que Cannes ? »
Réponse : Euh ben oui. Le doute (ou la trouille) sont passés par là à ce moment là, hein François 🙂
Histoire de se rassurer vraiment, il nous dit que c’est bien de faire un check matos…
Je comprendrai plus tard que le check a été sérieux.
Sauf que ses semelles de running seront restées dans la valise et que arrivé au parc à vélo ben y a rien dans la basket…
Nous voilà installé sur le tapis violet, la mongolfière de l’orga gonflée, un temps magnifique.
Après avoir vu tous ces teasers, je dois dire que j’en rêvais depuis un moment de ce cadre.
Veinard qu’on est, on le sait tous.
Les eaus vertes du lac de sainte croix sont annoncées à 18°C, on signe de suite !
1200 tétards au départ, soleil de face, ça va castagner à coup sûre !
Les filles partent 15 min avant nous (200 au total), elles sont tranquilles les filles.
Vélia nous confiera avoir senti la vague des premiers hommes à leur passage.
A nous, je me place extérieur et dans les premiers.
Feuuuuuuuuuuuuuu !
Pas de place pour nager, enfermé plusieurs fois par des mecs qui partent dans tous les sens.
Je suis trop large et pas moyen de revenir, galère. Trop de monde.
Faut encore jouer gentiment des coudes pour se faire respecter, pas le choix.
Premier passage de boué à 400 m, compliqué.
Direction ensuite une longue ligne droite de 750 m pour la sortie à l’australienne et des sensations mitigées.
Je suis toujours trop large, je le comprends mais corrige mal.
Sortie sur les cailloux, titi y laissera un orteil sur une grosse pierre.
Seconde partie où je peux enfin poser ma nage et accélérer sur la fin.
Je nagerai en 41’41, pas terrible, même Juju est sorti devant hannnnnn 🙂
T1 arrive et je prends en flag mon Antoine entrain de regarder dans le rétro si je suis là ou pas 😉
La supporter number one Virginie est là, fidèle au poste pour nous encourager.
C’est parti pour 90 km de bike D+ 1600.
La première difficulté arrive tôt au km 5.
Montée vers Aiguines de 8 km à environ 7 ou 8 % de moyenne histoire de se mettre dans le match.
Surprise en haut et grosse rigolade quand on nous propose l’apéro 🙂
Côté course je constate que je me fais pas mal doubler. Ca part fort, même très fort je trouve.
Arrivé en haut une belle descente de 12 bornes en cadeau, c’est bonheur.
Fin de la première boucle au Km 25 et direction la grande de 65 vers l’enfer du sud…
Du bleu devant, je passes Annie-Paul après quelques encouragements.
Une bonne portion de plat où je me fais plaisir, je commence à reprendre du monde.
Un faux plat une descente et voilà l’attraction du parcours direction Moustiers St Marie.
Les 16 % d’enfer sur certaines portions, grimpette en lacets  sur 3 bornes où je vois que le changement de rythme est brutal se présentent.
Certains câlent sévère, je montes sereinement en espérant ne pas faire fumer le cardio, avec succès, cool.
On entend les tam tam du sommet qui nous donne un aperçu sur ce qu’il reste.
On monte mais on ne voit jamais le haut, la pente est raide. Y a du supporter dans le coin.
J’apprendrai que Christian à dû poser le pied, oui oui.
Pas par défaillance (vous y avez cru ?) mais pour resserrer sa roue arrière qui commençait à foutre le camp au pire endroit.
Repartir là, sans assistance, ça pique fort !
Bref, il est solide notre bûcheron à vélo et il en a vu d’autres 🙂
Montée au train sans encombre pour moi, un ravito, une super ambiance et c’est reparti.
Une bonne portion de plat descendant où j’envoies bien.
Y en a qui y ont laissé de la gouache et je reprends du monde. Bon rythme et jambes à l’aise ! C’est bien le plat aussi.
Y a du zef et j’appuies, c’est les derniers km de l’année.
A force de doubler un mec sympa (pas mal n’auront rien dit) m’annonce que mon dossard fou le camp et ne tient plus que sur un point.
Je penses à bien le remercier.
Obligé de mettre la main dessus et de lever le pied. Je m’arrêterai histoire d’éviter la DSQ vite fait. (attention au porte dossard Décat quand ça souffle…)
Je vois Damien au loin que je remontais doucement, il s’éloigne…
Tiens je ne reviens pas sur Nico non plus, il est où Nico ?
Occupé à réparer une crevaison sur le première boucle, doublé depuis longtemps sans l’avoir vu…
Incident règlé, rythme cassé, tant pis ça repart, allez !
Je reprendrai Damien plus loin finalement, il manque d’entraînement cette année l’ami.
Arrive encore un beau passage, un peu sec, au km 60.
Le truc qui me marque c’est ce décor de guarrigue, ces petits villages qu’on a traversé.
Ces champs de lavandes (même s’il ne reste plus rien).
Les routes sont en super état et le paysage vaut vraiment le coup. Ca mérite bien de traverser la France.
On surplombe le lac qu’on aperçoit en contre bas avec un gros soleil. L’été joue les prolongations pour nous.
Un des plus beau parcours vélo que j’aies fais. On ne s’ennuie jamais.
Je me fais bien plaisir à vélo.
Reste une difficulté avant le descente vers le parc.
Un beau faux plat de 5 bornes à 4% dont on ne voit pas le bout non plus. Interminable !
Là aussi ça câle pas mal, je passes sans forcer et en profite pour gratter un peu.
Reste 15 bornes de descente bien roulants qui font du bien. Le parc approche après 92 km de vélos bien sympathiques.
Je croise Antoine qui démarre la cap, il doit avoir 10 min d’avance.
Je poses le vélo avec le sourire en 3h34 soit une moyenne de 26 environ, ça me va, je suis dans les temps.
C’est parti pour les 20 km trail (2 tours D+350 au total) dans l’incertitude. Je sais que le parcours est costaud.
Je crains un peu d’être court et fatigué en cette fin d’année bien remplie pour moi.
Virginie est en place, me fait un pointage et me motive, ça fait du bien.
Les jambes sont lourdes, on démarre par un faux plat bitume en démarrant. Ça fait mal.
Puis descente sur les cailloux, chemin étroit tortueux. Forcément ça va grimper. On attaque le sérieux
Je respecte mon rythme tant bien que mal. Le terrain est bien cassant et exigeant.
Arrive la grosse difficulté. Une bosse copieuse bien sèche et assez longue pour dérouiller.
Tu marches, t’as pas le choix. Pour clôturer la difficulté, des escaliers, hummm.
Comme je le craignais le parcours est magnifique mais compliqué.
Que du petit chemin très technique (gros cailloux, sable, pierres).
On repart en bordure de lac et on apprécie là aussi le décor.
On remonte sur une seconde difficulté bosselée et avec des escaliers en haut aussi.
Je boucles le premier tour en 1h05 je crois mais à l’évidence ça va être compliqué.
Le dernier ne sera que marche et footing lent. Une vielle douleur au TFL et des jambes oxydées auront raison de moi.
Je terminerai en mode promenade. J’aperçois Antoine de l’autre côté qui me dit que c’est très dur pour lui aussi.
J’ai beau essayer de repartir, la douleur m’en empêche.
Tant pis, je pourrai finir c’est déjà ça.
Patrick revient puis plus loin Vélia (malade au départ) à 2 km du finish. Elle m’aura repris 30 min sur la cap.
Elle termine tranquillement, au train, et m’invite à la suivre mais c’est juste pas possible pour moi.
Je serres les dents et voit la ligne d’arrivée (là où je ne l’attendais pas).
J’essaies de terminer proprement les derniers mètres avec le sourire, content d’en être venu à bout.
L’écran affiche 6h52.
J’aurai payé le CD de l’Etang des bois, le ventouxman, Le L de l’alpe d’huez, le L de Vouglans et le CD de Gerardmer peut-être un peu.
Fin de saison mitigée, riche en expérience et en volume.
Le temps est venu de retrouver les copains, de déconner, et de s’envoyer une bonne bière.
Nous attendons Annie-Paul à qui nous réservons une haie d’honneur bien méritées pour ses 7h48 d’effort !
1ère place de sa catégorie pour Madame !
Place au partage et à l’échange.
Titi et un Yannick (qui aura choppé une bonne crampe) auront fini ensemble en patrons en 5h36 !!!
Il se sera passé 3 événements sur cette course.
1) Titi n’aura pas fait pipi sur lui en vélo et aura fini tout propre, si si faut le dire 🙂
2) Juju n’aura pas eu de crampe, et ça c’est rare aussi.
3) Seulement 144 messages de Virginie sur le whatsapp.
Un bon restau endiablé clôturera cette belle journée riche en efforts et en émotions.
A noter le gros vélo de Christian en 2h58 et un magnifique 117° temps.
Le premier finish de Aymen sur un longue distance (et pas le plus facile), Bravo à lui aussi !!!
On a mangé la meilleure côte de boeuf du coin bon p’tit rouge bien mérités !
Clap d’une fin de saison riche.
Vive le tri au NST, tous finishers et tous des warriors !

RESULTATS GLOBAUX :
Thierry Jouan et Yannick Dumas (les frères pétards) : 5h36
Juju Vimont (la merguez) : 5h46
Christian Vallée (Alias le Kinle du NST ) : 5h50
Jérémie Cohen : 6h03.
François Motte (alias monsieur semelles) : 6h14
Antoine Salmon (en mode tout sauf derrière Vélia) : 6h18
Patrick Poncin (le guérrier) : 6h46
Moi-même (la paupiette cuite mais contente) : 6h52
Aymen (first finisher) : 6h58.
Damien et Nico (les inséparrables potes) : 7h03
Vélia Volland (pas dans son assiette et notre mère à tous) : 7h04
Annie Paul Poncin (je ne lâche rien avec le sourire) : 7h48.
  

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Ironman 70.3 Turkey 2017

Elitsa était en Turquie le week-end dernier mais pas pour des vacances, elle nous raconte:

J’ai été  fière de montrer encore les couleurs du NST devant un public International lors de l’Ironman 70.3 à Antalia, Turquie où j’ai terminé 2ème dans ma catégorie et 15ème fille au scratch.
L’endroit était magnifique. Top organisation de la course avec une participation très internationale et grand nombre  d’athlètes russes de bon niveau.
J’ai été contrainte d’alterner course et marche sur la cap à cause d’une blessure à la cheville (entorse + arrachement osseux) qui m’avait privé d’entraînement les 2 derniers mois mais finalement avec du renforcement musculaire et un une bonne gestion de la course  ça l’a fait 😊
J’ai été agréablement surprise de décrocher ainsi  une qualif pour le championnat du monde!
Merci à tous ceux du club qui m’ont  soutenue, aidé et m’ont donné de la confiance! ❤
J’espère que la nouvelle saison sera réussie pour tous et pleine de bon moments de sport!

Le détail des résultats ici.

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