Tri du lac de Madine le 22 septembre

Le 22 Septembre Céline plaçait à nouveau le NST sur un podium au Tri du lac de Madine.

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Le triathlon, par les jeunes du NST !

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C’était un M dimanche au lac des Settons dans le Morvan

Podium pas très glorieux mais bon…

C’est toujours un moment où on parle du Nst

 

 

 

 

Céline

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Embrunman 2018

3 NSTiens étaient alignés sur cet Embrunman 2018. Ils sont tous finishers!!!

Voici les 2 beaux récits de Bruno puis Jonathan:

Finisher Embrunman 2018 : Le récit d’une course hors norme

Tout commence le 23 janvier 2018. Je fête mes 50 ans et comme idée de cadeau originale je me retrouve avec une inscription à l’embrunman 2018. J’avais un peu soufflé l’idée car j’avais très envie de me lancer dans l’aventure Ironman et l’Embrunan m’est apparu assez vite comme une évidence. L’envie d’un vrai défi sportif, les paysages de montagne, la date parfaite par rapport à mes congés, la natation dans un lac, la réputation de ce triathlon m’ont conduit à faire ce choix. Il reste 204 jours d’ici le 15 aout et je sais que cette épreuve saura me motiver tout au long de la préparation.

Quelques 5000 km de vélo plus tard, 600 km de cap et 60 heures de natation, je me retrouve avec toute ma famille le 11 aout à Embrun pour participer à cet ironman. Les faits les plus marquants de cette préparation resteront les sorties vélos interminables dans des conditions climatiques aléatoires, des fringales, des coups de chaud mais aussi des virées mémorables avec les membres du NST (sorties club, alpsman) et deux jours dans les pyrénéen pour se familiariser avec la montagne. Côté cap, rien de bien particulier si ce n’est 4 points de suture suite à une mauvaise rencontre avec un feu rouge, mais aussi des sorties longues dans de beaux paysages lors de mes vacances. Pour la natation, je partais de très loin donc j’ai été le plus assidu possible aux séances club toute la saison et sur les 4 dernières semaines, des séances dans un lac d’eau de mer pour me familiariser à la natation en eau libre et pour allonger les distances (max 3000 m).

J’avais fait 2 choix assez tranchés pour préparer cette épreuve :

  • Le premier a été de concentrer le maximum de ma préparation sur le vélo pour être le plus fort possible dans cette discipline.
  • L’autre a consisté à ne pas faire de triathlon préparatoire d’ici le 15 aout. Un seul tri dans l’année 2018 mais un des plus beau et difficile au monde (il parait. Je sais pas car j’en ai fait qu’un).

A mon arrivée à Embrun, je me sens prêt, confiant dans ma préparation. Je sais que le job a été fait et que j’ai une bonne expérience dans au moins deux des trois disciplines qui me servira forcément le jour de l’épreuve. Il reste cependant des doutes sur la natation. Je n’ai jamais fait cette distance, le départ est de nuit et je ne suis clairement pas un grand nageur (si par la taille mais c’est tout).

Par chance, on se retrouve à 3 représentants du NST à Embrun prêt à en découdre et à devenir finisher de cet IM emblématique. Avec Jonathan et Jérémy, nous sommes tous les 3 novices sur cette épreuve et avons choisi la difficulté maximale pour débuter sur cette distance. Cependant, le fait de se retrouver réconforte et les appréhensions réciproques s’atténuent lorsque nous sommes ensemble. Nous en profitons pour faire une recco vélo de la première boucle (43 kil), de nager dans le lac et de faire connaissance avec le parcours de la cap avec notamment la fameuse côte Chamois qu’il faudra gravir 3 fois le jour de l’épreuve. Le temps est au beau fixe et les prévisions pour le mercredi 15 aout s’annoncent bonnes. Il y a cependant un vent thermique qui se lève vers midi lorsqu’il fait chaud et qui dure tout l’après midi. Nous aurons forcément ce vent de face sur le retour du parcours vélo de Briançon à Embrun. Ce retour vélo est d’ailleurs réputé pour être vraiment difficile. Il ne faudra pas se tromper dans la gestion de l’effort car le col de l’izoard ne représente pas la seule difficulté de ce parcours. Il faudra pouvoir poser le vélo avec les jambes les plus fraiches possible pour attaquer le marathon dans de bonnes conditions.

J-1. Les choses se précisent. Le dossard a été récupéré et le vélo déposé dans le parc. Les préparatifs commencent vraiment avec toutes les affaires à faire rentrer dans une caisse ridicule. Le temps commence à s’accélérer. J’ai mon équipe de supporters qui commence petit à petit à rentrer dans cette course également. Les T-shirt de la team Bruno ont été distribués et les points de rdv sont calés pour pouvoir m’encourager sur les différents parcours. Je commence à rentrer petit à petit dans ma bulle tout en appréciant la présence de la famille et des amis qui me réconfortent. Les échanges avec Jon et Jérémy sont réguliers sur le groupe Whatsapp. Le rdv pour le briefing est fixé à 17hh00 à Embrun. Il fait chaud et on se retrouve pour écouter les recommandations à respecter pour l’Embrunman. Tout est clair, l’ambiance est bonne, on ressent la détermination dans chacun des participants à cette course.

Après un repas à base de féculents comme pour les derniers jours, il est l’heure d’aller se reposer. Ce que je ne savais pas c’est que la course commence dès cet instant. D’une courte nuit, je suis passé à un espèce de feuilletons avec un coup je fais le film de la natation, un autre coup celui du vélo et de nouveau la natation et ensuite est ce que j’ai pas oublié un truc dans ma caisse… Un cauchemar. Résultat, 2 heures de sommeil la veille d’une course comme celle-là. Ça commençait bien…

4h00 le réveil sonne. Je déjeune rapidement, les affaires sont prêtes. Toute la team se réveille et nous partons à 4h30 pour Embrun.

Je retrouve Jon et Jérémy dans le parc à vélo. Il fait nuit noire. Il y a du monde partout et l’ambiance est très calme. On est tous les 3 côte à côte dans le parc à vélo. C’est vraiment réconfortant. Le temps s’accélère et on se retrouve sur la ligne de départ. J’ai la chance de revoir toute ma famille qui m’encourage une dernière fois. C’est parti pour 3 800 m de natation. J’ai choisi de laisser filer le gros de la troupe pour m’élancer de façon plus tranquille. Les premiers mètres se passent bien. Il n’y a pas trop de bagarre. Nous longeons la berge du lac et on peut apercevoir les spectateurs. Le jour se lève petit à petit. Premier tour bouclé et je me retrouve dans un petit groupe. J’essaye de prendre les pieds, d’être au plus juste dans les trajectoires des bouées. Dernière ligne droite d’environ 800 m. Je commence à ressentir un peu le froid. Je rattrape quelques concurrents ce qui est plutôt bon signe. Je termine ce parcours en 1h36 avec au final un peu plus de 4000 m. Une erreur de guidage des personnes en canoé à l’entame du second tour nous a fait rallonger de presque 300 mètres. En tout cas, je sors de l’eau parfaitement frais et super content d’en terminer avec cette épreuve que je redoutais. Je cours jusqu’à ma place et attaque la première transition. J’avais décidé de me changer complétement pour attaquer la partie vélo. Le confort me fait perdre un peu de temps mais je ne me voyais pas faire 9h00 de vélo avec la trifonction. Mes 2 camarades du NST sont déjà repartis. Pas d’inquiétude, c’est le scénario qui était prévu.

Le vélo commence avec bien évidemment la première difficulté au bout de 300 mètres. Et oui on est à Embrun. Les 12 premiers kilomètres sont en montée, pas un truc de folie mais quand même une belle grimpette qui finit de bien te réveiller. Une descente somptueuse avec vue sur le lac de Serre Ponçon et nous voilà à la fin de la première boucle. Je suis super vigilant sur ma fréquence de pédalage et sur mon cardio. J’ai prévu une plage de pédalage entre 65 et 70 dans les montées (proche de 80 le reste du temps) et un cardio entre 133 et 138 dans les montées. J’ai planifié mes arrêts aux ravitos de telle sorte que je puisse changer mes bidons toutes les 2 heures (un bidon de 500 ml par heure). J’ai programmé un bipeur sur mon compteur toutes les 15 minutes. Une gorgée et un truc à manger de façon automatique quel que soit le moment de la course (hormis dans les descentes). Il fait encore bon. Les spectateurs nous encouragent vraiment. On sent que c’est sincère et qu’il y a une sorte d’admiration pour ce que nous faisons. Les kilomètres défilent, le paysage est magnifique, je remonte pas mal de concurrents gentiment. Toujours la même attention dans la gestion de l’effort sur mon vélo. Je sens que j’ai de bonnes jambes. Le col de l’Izoard approche avec les premières rampes. Tout se passe pour le mieux jusqu’à la sortie d’Arvieux. Une rampe de plus de 12% nous attend et c’est alors qu’un spectateur me dit qu’il reste encore 7 kilomètres avant le sommet et que cela sera juste pour la barrière horaire fixée à 13h10 au col. Petit coup de stress, je n’avais pas prévu cela. Il faut dire qu’en sortant de l’eau en 1h36 et en ayant pris le temps pour me changer, je me suis mis en risque sur les barrières horaires. J’augmente le rythme sans trop de difficulté, les jambes répondent et je double de plus en plus de monde. Ça commence à sentir le roussi pour certains concurrents complétement plantés ou bien à l’arrêt à l’ombre. Il faut dire que le soleil commence à bien donner et que nous approchons des 2 000 m d’altitude. Je suis complétement concentré sur ces derniers kilomètres. Je ne profite même pas du paysage. Je ne me mets pas dans le rouge, juste sur le tempo qui me permet de garder un petit matelas de temps pour arriver dans les délais à cette première barrière. J’y suis avec 20 minutes d’avance. C’est suffisant mais il y a 2 autres barrières horaires sur le parcours vélo. La course prend une autre physionomie. Je dois m’assurer de ne pas me retrouver dans la même situation au prochain cut. Nous avions la possibilité de faire monter notre ravito au col et j’en ai profité pour me préparer (enfin surtout ma femme) un menu plaisir. S’il y avait eu un classement du meilleur ravito, j’étais à coup sûr sur le podium. Je me presse pour recharger ma sacoche sur le vélo et pour engloutir tout ce qui me donne envie. Ça fait vraiment du bien physiquement et moralement de manger des trucs que l’on aime. Après 15 minutes je repars en ayant enfilé ma veste pour attaquer la très belle descente de l’Izoard. Concentration et relâchement durant toute la descente. Il n’y a pas de voiture en sens inverse du coup, c’est du pur plaisir d’enchainer les virages. Briançon arrive vite et ce qui était annoncé s’est confirmé. Je descends mais le vent fort s’est levé et je dois pédaler pour avancer à un rythme soutenu. Il reste environ 60 kil et les 2 difficultés restantes se présentent. Pallon tout d’abord. Un truc de dingue. Tu roules tranquille le long de la Durance et d’un seul coup un mur se dresse à droite de 1,5 kil à plus de 10%. Tout droit, raide, tu vois les gars debout sur les pédales scotchés à la route. Il n’y a pas d’autre solution que de passer cette difficulté en appliquant la bonne vieille méthode du sauve qui peut tout à gauche…  Bon et ben ça fait mal aux cuisses mais ça passe. A ce stade du parcours, il reste un peu plus de 40 kilomètres et j’ai toujours de bonnes sensations. Il reste cependant le prochain cut à passer. Il est fixé à 16h15 au ravito du pont neuf. J’ai donc environ 1h25 pour parcourir 25 kil. C’est tout bon quand tu es en Seine et Marne et qu’il te reste que Tigeaux à passer, mais là de nouveau je ne faisais pas le fier. Je me disais si ça monte ça va être tendu, si ça fait que descendre c’est tout bon, enfin bref tu gamberges un peu, surtout après 7h30 de vélo. De nouveau j’augmente le rythme. Les kilomètres défilent et le ravito du pont neuf est passé dans les délais. Objectif maintenant le parc à vélo avant 17h15. Il fait de plus en plus chaud, nous sommes dans la vallée et le parcours reprend une partie de ce que nous avions fait le matin sur les balcons de la Durance. Ça monte et ça descend. Des vrais tobogans. Malgré ma bonne gestion de l’eau je commence à ressentir le besoin de changer de boisson. Je m’arrête une fois de plus pour boire du coca et de la Vichy. Ce n’était pas prévu mais j’ai vraiment bien fait de recharger les batteries car les derniers kilomètres sont terribles. Il fait maintenant très chaud et le parcours nous offre une dernière réjouissance. La côte de Chalvet. Il reste moins de 10 kil et il faut se cogner 5 kil de montée après environ 180 kil de parcouru. De nouveau tout à gauche, on débranche le cerveau et on appui. Ça répond toujours bien, mais le temps file plus vite que les kilomètres. Je demande à un spectateur quelle heure il est. 16h09 et il me précise que je suis dans les temps pour le cut du parc à vélo. Je ne sais pas s’il avait fait le calcul, en tout cas ça m’a fait du bien au moral. Je termine l’ascension et fait la descente le plus prudemment possible car la route n’est vraiment pas bonne. Les premières maisons d’Embrun apparaissent. Les encouragements des spectateurs sont plus nombreux. Je retrouve ma team qui m’a suivi à 2 ou 3 endroits du vélo et qui sont à fond quand ils m’aperçoivent. De quoi faire repartir un mort cette ambiance. Arrivée au parc à 16h50 soit 25 minutes avant le cut du parc à vélo. Je suis vraiment soulagé et content de ma partie vélo. J’aurais été vraiment très déçu d’être éliminé sur la discipline où j’ai fait la plus belle préparation. Du coup je termine cette épreuve avec un cardio à 113 puls / min de moyenne et une fréquence de pédalage de 68 tr/min. J’ai encore de très bonnes sensations. Je sais que j’ai bien géré la partie vélo.

T2 : Bon là je ne sais pas trop ce qui s’est passé mais je suis resté un peu longtemps sur ma chaise. 15 minutes, ça fait du bien mais c’est trop long. Dans ma rangée, un concurrent est allongé avec couverture de survie et médecin. Il n’ira pas plus loin. Les vélos de Jon et Jérémy étaient bien là à mon arrivée. Ils ont fini le vélo comme moi. Top.

Le marathon peut commencer. Il fait grand soleil et 28 degrés. Je sors du parc à vélo et j’entame le premier des trois tours à effectuer. Mentalement je me suis préparé à faire trois tours. Pas à faire un marathon de 42 kil. Je n’ai pas mal aux jambes et les sensations sont bonnes. J’ai un bon rythme et les spectateurs sont très nombreux sur le parcours. Je m’arrête à chaque ravito et je marche lorsque cela monte. Je dois me freiner régulièrement sur ce premier tour que je boucle en 1h34. Les barrières horaires ne sont plus un problème. J’entame le second tour. Pas de signal d’alerte, rien, d’un seul coup plus d’essence dans le moteur. Plus de jus. Coup de chaud, mauvaise alimentation sur la cap, parti trop vite, surement un peu de tout cela, mais là j’étais en grosse difficulté. Les encouragements n’y faisaient plus rien. J’étais en mode survie. Je marchais lentement. Pas moyen de courir. Le temps est long dans ces moments. Je savais que la seule chance de repartir était de manger. Mais dans l’instant je n’en avais plu envie. En me forçant, j’ai réussi à ingurgiter un gel qui m’a fait du bien. La côte chamois devient un vrai col. Le moindre faux plat une difficulté. Petit à petit j’ai pu m’alimenter un peu plus et commencer à trottiner. J’ai finalement opté pour la solution que beaucoup de concurrents avaient choisi à savoir alterner marche et course. Je croisais Jon et Jérémy. Pour Jon, il était visiblement dans le même état que moi mais c’était bon de se réconforter. Pour Jérémy, tout allait pour le mieux. De nouveau les barrières horaires redeviennent un problème. Grace au premier tour, j’ai quand même une avance confortable sur le cut du second tour.

Le dernier tour commence. La nuit arrive avec un peu de fraicheur. Ça fait du bien aux organismes et j’arrive maintenant à gérer le rythme marche et course. Je mange à chaque ravitaillement des tomates avec du sel. J’avais jamais fait ça mais c’était la seule chose qui me donnait envie. Les encouragements de ma team me réconfortent de plus en plus. L’exploit de terminer commence à prendre forme. Il fait de plus en plus nuit et toute une partie du parcours est en dehors de la ville d’Embrun. Très peu de concurrent ont une frontale. En tout cas pas moi. Nouvelle difficulté à gérer. Le risque de chute est omniprésent. On n’y voit plus rien. A 100 mètres devant moi 2 coureurs dont un avec une frontale. Ce sera ma bouée de sauvetage. Petite accélération pour les rejoindre (enfin c’est ce que je crois) et je me cale dans leur foulée. L’objectif alors était de rester au contact. Pas facile avec les douleurs que j’avais un peu partout et les crampes naissantes dans les adducteurs. Ne rien lâcher pour ne pas se retrouver dans la mouise et la nuit noire. Quelques minutes plus tard on se retrouvera à 5 ou 6 pour terminer le marathon. Rythme parfait en alternant marche et course, discussions, rigolades enfin les 10 derniers kilomètres se déroulent avec la fraicheur de la nuit et la présence d’autres concurrents. Je croise une dernière fois Jon (Jérémy avait terminé depuis pas mal de temps) qui était dans la même configuration que moi. Dernière grande ligne droite et je retrouve mes garçons qui sont venus à ma rencontre. Grosse émotion et joie mêlées en les voyant. Ils m’accompagneront jusqu’à 200 mètres de la ligne. Ma team est en place et lorsqu’ils me voient, c’est une ovation qui m’accompagnera jusqu’à la ligne d’arrivée.

La médaille, le T shirt de Finisher, les images de cette folle journée qui se bousculent dans ma tête, la joie, la fierté de terminer. Un vrai coktail de bonheur sportif que je n’avais jamais encore connu. Un truc qui fait du bien instantanément. Plus de douleur, que du bien être un moment rare que je savoure. Ma team me crie dessus. Je les remercie du fond du cœur. C’est vrai que le triathlon est un sport individuel, mais la réussite passe aussi par un entourage qui accompagne jusqu’à la fin de ce genre d’épreuve hors norme.

Un grand merci à ma famille pour m’avoir permis de vivre ces moments. Les contraintes de la préparation sont réelles et ce projet n’a de sens que si tout le monde est sur la même longueur d’onde.

Bien évidemment, le NST a toute sa place dans ma réussite. Un grand merci à tous pour les différentes discussions, entrainements, conseils. C’est grâce à vous que ce projet a pris forme. J’espère que ma petite expérience donnera envie à d’autre NSTiens de se lancer dans l’aventure. Le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Umbrunoman 2018

Jonathan nous raconte sa course:

Ça y est !! je suis devenu Embrunman Finisher mercredi 15 août 2018 à 22h27 après 16h27 d’effort et une journée tellement dure mais tellement riche en émotions que je ne pouvais pas passer à côté d’un long compte rendu ! 🙂

Mon histoire avec l’embrunman commence le 15 août 1998 : en vacances dans les Hautes Alpes nous prenons la route avec mes parents et remarquons énormément de monde au bord de la route …puis des cyclistes avec dossards et étiquettes sur le casque… première rencontre complètement fortuite avec le triathlon et surtout avec l’embrunman réputé comme étant le triathlon le plus dur du monde ( en tout cas à l’époque 🙂 ) Depuis un seul objectif m’anime : être un Embrunman !

Pourquoi le plus dur ?
– Un triathlon distance IronMan soit 3,8 km de natation / 188km de vélo / 42.195 km de course à pied
– Une natation avec un départ de nuit renforçant encore plus le stress de cette épreuve
– Un vélo avec près de 5000m de dénivelé positif dont un passage en haut du mythique col d’Izoard : un format identique à une étape alpestre décisive du Tour de France
– Une course à pieds format marathon accidenté avec trois tours comportant chacun une montée terrible sur 2km

20 ans plus tard et après avoir complètement basculé dans la passion pour ce sport, avoir idolâtré ces hommes et femmes qui avaient le courage de faire cette course terrible et être venu les voir quasiment tous les ans depuis cette date, je me lance enfin dans ce défi dingue. C’était juste un rêve il y a encore 2 ans et demi quand j’ai chaussé les baskets quasiment pour la première fois pour courir 20 minutes autour de chez moi…
Etre Finisher de cette course est ce qui m’a donné envie de me mettre au triathlon,c’est pour elle que je me suis entraîné (parfois un peu trop), pour elle que j’ai fait autant de courses de préparation. Il fallait apprendre à encaisser la douleur pour vivre le bonheur d’être finisher. D’autant plus qu’il n’était pas concevable pour moi de faire mon premier Ironman ailleurs même s’il en existe des réputés moins durs …!

Avant de faire le résumé de ces moments magiques, je tiens juste à remercier ma femme sans qui rien n’aurait été possible et à qui j’ai mené la vie dure (trop dure sûrement) avec toutes mes absences … (plus de 310 heures d’entraînement rien qu’en 2018 sans compter les déplacements multiples … !)

Dimanche 12 août : tout commence par un déchargement très rapide des bagages (10 minutes enfants compris 😂) pour tout de suite aller rouler avec Bruno un autre membre du NST qui participe également à son premier Ironman. C’est parti pour effectuer les 40 premiers kilomètres du parcours vélo en souplesse tout en appréciant le paysage …. Reco efficace avec notamment le petit mur à 18% dans le dernier kilomètre ainsi que le retour sur Embrun face au vent! Bonne mise en jambes

Lundi 13 août : le temps se gâte et la reco nat / cap du matin est remplacée par la récupération du dossard avec Jeremy le troisième Nstien futur Embrunman ! Quelques palabres pour dé-stresser mais la course commence souvent avec le dossard ! Nous décidons de tenter l’enchaînement nat / cap l’après midi avec Bruno en cas d’éclaircie ce qui sera finalement le cas. 1km de nat tranquille pour repérer les premiers passages de bouées suivi d’une reco des 5 premiers kms du tour de Cap avec la terrible côte Chamois nous permettent d’en finir avec l’entraînement pré-course… les dés sont jetés..
Cette journée aurait été trop simple s’il n’y avait pas eu le petit stress habituel : en nettoyant mon vélo je me rends compte que mes deux câbles de dérailleurs sont à l’agonie !! Petit passage chez Intersport en speed pour réparer tout cela et repartir avec une monture prête à l’emploi !

Mardi 14 août : la journée la plus longue commence … attendre l’ouverture du parc à vélos … le briefing … mais surtout se reposer avant la course ! Tic tac … on prépare les affaires pour occuper le temps … on va se poser au plan d’eau pour profiter en famille mais la tête ne veut pas … !! Une seule envie : démarrer et libérer ce stress accumulé durant cette année de préparation.
Finalement vient 16h et l’heure fixée pour aller déposer le vélo en Team NST ! Dégonflage des pneus, mise en position du vélo … il n’y a plus qu’à !
17h briefing traditionnel avec les consignes de course. Pas de grandes informations pour moi car j’avais déjà lu, relu et rerelu tout ce qui existe sur Embrunman et repéré tout le parcours … !! Le seul gros effet : pression x1000 !!
Retour à la maison et petit passage à la gare pour récupérer Maxime mon collègue et ami de relais Burger Pain Choco Deauvillais venu m’encourager dans mon défi !! (Merci encore mille fois cher ami !)
21h au lit avec toutes les affaires prêtes pour le début de LA nuit d’avant Embrun … enfin nuit … la sieste quoi 😅😅 impossible de trouver le sommeil avant 23h avec un réveil calé à 2h45 … !

Le jour J :
Réveil à 2h45 comme prévu … petit déjeuner avec gateausport, vitamines, protéines … ne reste qu’à attendre .. encore… ! Je tourne en rond dans la cuisine durant une heure en faisant bien attention à ne réveiller personne… une attente encore interminable … je commence à m’habiller vers 4h et lève le camp vers 4h30 pour aller rejoindre Jeremy et Bruno. 4h45 : entrée dans le parc avec frontale sur la tête … on ne peut plus reculer.
Cette fois pas de surprise dans le parc, je gonfle tranquillement mes pneus, mes affaires sont bien rangées dans les sacs de transition de l’half ironman d’Aix que j’ai réutilisés pour l’occasion, petites photos avant le départ. Impasse sur l’échauffement natation car l’accès est finalement fermé plus tôt que prévu …
Pas de soucis, on fait abstraction et nous nous rapprochons du SAS de départ … moment que je choisis pour regarder ma fréquence cardiaque qui est passée de 85 à 130 en deux minutes … ça y est ça va partir …. ce moment tant attendu depuis des mois … je cherche ma femme et mes enfants pour les embrasser une dernière fois avant le grand bain ce que j’arrive à faire 1 min avant le start. Je leur fais à tous les 4 d’énormes bisous pour récupérer toute leur énergie… même si ce sport est très individualiste il faut le reconnaître … j’ai envie qu’ils soient fiers de moi et voient que tous les temps d’entraînement loin d’eux nous auront permis de vivre ce genre de moments…

Natation:
C’est partiiiiiiiiiiiiiii !!
De façon assez imprévue nous nous retrouvons devant avec Jeremy tandis que je vois Bruno attendre un peu que la meute se lance dans l’eau.
Le départ se passe très bien et je prends assez rapidement mon rythme et ne me retrouve finalement pas gêné par la natation nocturne. Nos yeux se sont habitués durant les quelques minutes qui précédaient ce qui nous permet de voir facilement comment nous orienter.
Je pars avec un objectif simple : maintenir un rythme de 2 minutes aux 100 m sur tout le parcours sans forcer ! Je dis simple mais je me souviens qu’en septembre 2016 lors du premier entraînement NST de natation auquel je participais, je faisais moins le fier quand Olivier la coach avait annoncé 600m de crawl en échauffement alors que je ne savais pas le nager… 😅😅. Pour autant je ne veux pas trop me prendre la tête et décide de ne regarder la montre que lors des vibrations annonçant les passages de 500m.
Tout démarre bien, aux alentours de 1min 50 aux 100m sur les 1500 premiers mètres ! Nous allons donc bientôt attaquer le second tour en tournant à gauche mais il se passe quelque chose de bizarre … nous tournons beaucoup plus loin que ce j’avais en tête … pas grave on ne baisse pas le rythme .. enfin pas trop !
3000m le rythme tombe à 1min 54 aux 100m je sens donc que je ralentis un peu mais je prends un pied dingue … je nage à embrun durant l’embrunman … je ne me fatigue pas, l’eau est magnifique… je ne prends pas de coups … on peut faire 5km monsieur ???:)
Trêves de plaisanterie je continue sur le même rythme et sens que l’on approche bientôt du but… mais c’est bizarre la montre vient de passer les 4km et je ne suis toujours pas rendu! Les arbitres ont en fait commis une erreur lors du premier tour en nous faisant tourner bien trop tard ce qui a allègrement rajouté 300m à notre baignade 🙂
Pas grave 4100m et 1h17 de nat plus tard me voilà hors de l’eau !! Je suis donc dans les temps.
Quel bonheur alors que cette partie me faisait stresser comme jamais !!!

Transition 1:
Alors là, la transition est bien loin d’une transition classique. Objectif : être confortable sur le vélo donc on prend son temps !
On pose la combi tranquillou, petit arrêt pipi et on enfile toute la tenue vélo traditionnelle accompagnée de mon Garde manger ( pâtes de fruits à la maltodextrine / sportenine / barre de céréales)
10 minutes plus tard c’est reparti !

Vélo:
La partie que je redoute le plus !
Les délais ne permettent vraiment pas d’erreur vu mon niveau.
Je pars à 7h27 du parc à vélos, j’ai donc 9h48 pour revenir dans ce même parc et poser mon vélo. Durant la reco complète en juillet avec l’aide de titi ainsi que de nombreuses pauses j’avais mis 9h… il va donc falloir cravacher.!
Début de la première montée où je croise toute ma famille ( femme enfants parents soeur beau frère nièces + Maxime) qui hurle mon nom et me montre que mes nièces ont taggué le sol avec mon nom et mon numéro de dossard 🙂! Quel soutien !
La montée s’avère beaucoup plus compliquée que lors de mes précédents passages ( y compris celui de lundi) plusieurs phénomènes possibles : les jambes ont elles quand même souffert durant la nat ? Est ce que je pars trop fort ?
Cette douleur musculaire se maintient jusqu’en haut puis finit par s’estomper ce qui me permet de faire une descente vraiment très efficace ! Tout ceci après m’être fait évidemment doublé par Jeremy au bout d’une dizaine de km qui se permet le luxe de nous filmer en pleine montée avec son téléphone tout en doublant 😅😅 le fou 😂
Fin de la boucle au rond point des Orres en mode tour de France où je recroise ma famille ainsi que la famille de Bruno qui me fait sursauter en se mettent à hurler à mon passage ! On attaque les balcons de la Durance qui est une portion remplie de petites montées et petites descentes sur la route de l’izoard. J’y croise les premiers concurrents qui abandonnent en vélo sur casse mécanique dont certains en pleurs ..
Tout va bien et on continue pour arriver dans les gorges du Guil qui annoncent le début de l’Izoard avec une vingtaine de km en faux plat montant avec vent de face ! Je me fais rattraper par la famille en voiture qui klaxonne à fond ce qui a le don de bien me motiver ! Je double pas mal sur cette portion qui se passe bien.
Et allez c’est parti pour le gros morceau à savoir l’Izoard …! Le début n’est pas trop dur et se passe plutôt bien mais dès que l’on arrive à Arvieux alors qu’il reste 10km de montée : plus un kilomètre à moins de 8% ! Ça pique avec notamment le mur à la sortie de brunissard à 12%..! Ça monte dur mais avec les encouragements des supporters sur la montée çela aide à faire passer la douleur ! Heureusement également que j’avais changé mon pédalier … 52 36 passé en 50 34 .. plus simple pour monter.
Petite pause à la casse déserte pour boire et manger avant d’attaquer les deux derniers kilomètres dans lesquels me double Romain du NST venu m’encourager en voiture depuis Marseille…. une vraie surprise qui donne un joli sursaut d’énergie pour permettre d’arriver en haut.
Enfin le sommet avec environ 45 minutes d’avance sur les délais donc tout va bien : un ravito rapide et une descente entamée avec coupe vent pour limiter le froid toujours présent à cette altitude!
Après 20kils à fond les ballons mais sans risques inutiles ( je ne joue pas la gagne 😂😂) j’attaque le vrai vélo de l’embrunman comme dit Yves Cordier 5 fois vainqueur ..!
68 kilomètres en pleine chaleur avec vent de face et trois vraies côtes jusqu’à Embrun.
Première côte : la plus simple sur 3 à 4 km qui permet de ne pas piocher mais je sens quand même les jambes lourdes post izoard .. mais ce n’est vraiment que l’apéritif.
Vient au km 145 le gros morceau : LE MUR de Pallon ! 1.5km à 12% en plein cagnard. Lors de ma première reco sans l’Izoard il était bien passé mais beaucoup moins lors de la seconde qui était la reco complète avec l’Izoard.. Pour cette troisième rencontre, qui plus est en course, je décide de monter « sans me mettre dans le rouge ». Cela se passe malgré tout difficilement en raison de la pente… et j’arrive en haut carbonisé. Le ravito suivant fera le plus grand bien mais je sens que je suis bien entamé et commence à paniquer pour le reste de la course.
En bas de la descente je croise encore la famille qui crie et voit mon grand Augustin sauter à mon passage ce qui me rend très heureux et me renforce dans l’idée de réussir ce défi …
Avant d’attaquer la dernière difficulté placée au km 170, il reste environ 25 kils avec une partie de portion empruntée à l’aller. Je vois que je me fais doubler ce qui m’inquiète mais je ne change rien aux plans : on ne se met pas dans le rouge ! enfin pour l’instant ! Je gère donc comme je peux en veillant à maintenir mon avance sur les délais.
Arrive la dernière montée : la côte de chalvet et ses 7km de montée à un stade de la course où il ne reste plus grand chose dans le moteur .. miam ça va piquer mais heureusement la reco m’a permis de bien connaître cette portion. Je croise une nouvelle fois la famille qui jette ses derniers encouragements pour la partie vélo : rendez-vous au parc dans quelques minutes !!
Le début de la montée se passe convenablement mais je sens que ça va être dur d’aller au bout… et je ne me trompe pas. Les 3 derniers kilomètres se font vraiment au mental avec début de crampes dans les cuisses et mollet … je commence à avoir peur de perdre en lucidité car je sais que la descente est très dangereuse : virages secs, gravillons, trous … ! 🤬💀
Petite surprise en bonus tagguée sur la route : « c’est fini » alors qu’il reste au moins 1.5 km !! L’arnaque !!! J’apprendrai après que c’est ma team de supporters qui avait écrit ça 😂😂😂
Dernier ravito rapide en haut … allez on descend vers le graal: le parc à vélos pour T2
Descente dangereuse annoncée .. deux chutes évitées de justesse… vraiment un passage que j’ai en horreur. J’aurais préféré monter deux cols d’izoard 😂 que de faire cette descente… !!
Allez on oublie et c’est le dernier virage où retrouve la famille pour entamer la ligne droite d’arrivée au parc à vélos.
188km 5000D+ ça pique !!!! Et il va falloir courir maintenant !
Toujours 45 minutes d’avance sur les délais on est good !

Transition 2:
Comme pour t1 l’objectif est de prendre son temps pour mettre une tenue de course à pieds complète ! Confort !!
Et là, une petite surprise : des kinés proposent des massages : alleluia ! Cela me permet de faire passer les crampes rapidement ! Quel pied 😅😅
Allez c’est fini les blagues, on repart !!
10 minutes de transition tranquille !

Course à pied :
Premier tour : Après avoir pu approcher toute ma famille en leur tapant dans les mains, je me lance dans les deux premiers kilomètres sur la digue sous les 6 minutes au kilomètre.. cela se passe bien et là le début de l’agonie .. douleurs dorsales + points de côté.. obligé de marcher dès le premier ravito mais impossible de boire / manger cela ravive les douleurs.. je suis donc en panique et comprends que ce marathon va être un enfer et absolument différent de mes prévisions …Première heure : 8km dont la côte marchée de A à Z ( remember Jeremy et Bruno deux jours plus tôt : « oui au premier tour la côte on pourra la courir 😂😂 ») mais cela empire .. 6 km en 45 minutes pour finir le premier tour en 1h45 ce qui me permet quand même de passer à 1h d’avance de la barrière. En cette fin de premier tour je croise Bruno qui doit être 3km derrière moi ! Un petit coup d’encouragements entre NST ça fait du bien.
Second tour : j’entame ce second tour par un nouveau passage massage pour prévenir les douleurs qui pour l’instant ne se manifestent pas en dehors de l’estomac et du dos .. ! Impossible de reproduire les deux premiers kilomètres du premier tour .. je marche dès le premier où je croise Bruno qui a moins d’un kilomètre de retard maintenant mais j’en profite pour embrasser ma femme et mes enfants pour prendre un maximum d’énergie … les douleurs ne passent pas et je galère jusqu’au bas de la côte où je retrouve une partie de la Team supporters.. et là le cerveau flanche … je commence à paniquer à dire que je vais finir dernier , être hors délai … heureusement tout le monde me soutient et me force à voir que je dis n’importe quoi mais je suis complètement au bout du rouleau.. je me demande si je n’ai pas visé trop haut .. si mon rêve n’est pas inaccessible… je ne comprends plus rien… je suis sur le point de craquer mais jamais je n’abandonnerai ! Plutôt finir en rampant que d’abandonner !!! Je continue une longue partie en marchant et finit le second tour dans le mal en près de 2h.. je croise de nouveau Bruno qui est de nouveau 3 km derrière moi.. il a dû également craquer.
Troisième tour : retour au massage pour la troisième fois où je croise jeremy qui en a fini en moins de 15h quelle star ! Début de troisième tour où une nouvelle difficulté vient se greffer : la nuit sur un parcours non éclairé et sans frontale … !! Même début que le second tour on marche on trottine on marche … Mais on continue !. La dernière côte chamois se fait également en marchant avec la famille. Un gruppetto commence à se former autour des seuls coureurs équipés d’une frontale mais je n’arrive pas à suivre. Même ceux qui marchent me larguent alors que je trottine. Je suis vraiment au bout.. Durant les 6 derniers kilomètres avant la ligne droite finale, le noir complet … vraiment dangereux mais je n’en peux plus je veux finir .. j’essaye donc de courir un maximum quitte à prendre des risques et j’arrive à doubler une petite vingtaine de concurrents..!

La ligne d’arrivée : ce moment rêvé, imaginé des dizaines de fois…. indescriptible… toutes les images de la course, des entraînements, des courses de préparation, des copains du NST, des copains d’AXA et surtout de ma femme et de mes enfants qui m’ont permis d’en arriver là et que je cherche du regard à travers les barricades… j’entends mon prénom mais je ne vois pas grand chose avec le noir de la nuit … je passe enfin l’arche et lève les bras après 16h27 d’effort !

Je suis un Ironman mais surtout un Embrunman !!! Quel bonheur !! Quel pied !!! Je l’ai fait !! Je n’en reviens toujours pas…
Je n’ai qu’une hâte : partager cette joie avec tous mes proches qui étaient là … j’embrasse ma femme et mes enfants à travers les grilles dès que je les retrouve … tout le monde me félicite et semble aux anges … un moment vraiment génial à vivre … comme je disais ce sport est individuel mais se vit à plusieurs sinon il n’a pas de sens ..!

La fatigue tombe d’un coup et du coup je décide d’aller me fait masser ( encore !!!!!! ) durant près d’une heure pour atténuer la douleur ce qui se révèlera très efficace..
je récupère mon vélo et mes affaires et retrouve une nouvelle fois ma famille pour embrassade et début de débrief ! Quel pied encore !!! :):) je peux enfin serrer mes enfants dans mes bras .. quel pied !! 🙂

Après une douche bien méritée et une courte nuit ( difficile de ne pas refaire la course en regardant les segments Strava et analyser les chronos !) je me rends au podium avec Maxime où je retrouve Bruno ( finalement finisher une vingtaine de minutes derrière moi- 100% de finishers NST 🤟) pour regarder les vainqueurs se faire récompenser et clôturer l’embrunman 2018 … 🙂

La suite … bahhhh envie de remettre le couvert sur Embrun c’est certain car cette course à pied de l’enfer peut certainement être améliorée avec des ajustements sur l’entraînement ! Le reste sera bien chargé sur la fin 2018 avec un dernier half Ironman en septembre, un marathon et deux trails de plus de 70km pour démarrer une grosse saison trail 2019..🙂

Je ne pouvais pas clore ce CR sans remercier encore une fois ma femme qui me permets de vivre mon rêve au quotidien malgré toutes les contraintes que j’impose … mes enfants tellement mignons en supporters, mes parents qui me suivent sur toutes mes grosses courses, ma sœur et mon beau frère ainsi que leurs filles qui ont donné de la voix toute la journée et marqué le sol d’embrun par leur bombe, Maxime qui a également hurlé toute la journée pour un déplacement de 48h sur place, Romain et Florence venus de Marseille pour me soutenir dans ce jour si important pour moi et puis tout particulièrement Valou,  Manon, yannick et Théo qui n’étaient pas là physiquement mais bien là dans ma tête pour me porter !!!
Et bien évidemment tout le NST : membres ( tout particulièrement mes compères newbies 2016 Matthieu, Sébastien, Nico et Romain 😘😅) coaches pour tous les conseils, sorties, partages autour de notre passion.
Thierry m’avait dit en 2016: bravo pour ton inscription, tu vas voir ici tu vas vivre des émotions que tu n’aurais pas imaginées… je confirme 1000 fois !!
Quel pied !

Vive le triathlon 😍😍😍

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Xterra France 2018

Après l’AlpsMan, Eric s’est attaqué à l’Xterra France, il nous raconte:

Par où commencer pour vous faire partager une immersion dans le monde du Xterra de niveau Gold Race !!!! et de surcroît dans les profondeurs de la forêt vosgienne !!!!

Le départ est donné à 13h30 pour les pros et 13h33 pour les amateurs, nous sommes plus de 850 sur les rives caillouteuses du lac longiligne de Xonrupt-Longemer, à quelques kilomètres à vol d’oiseau de la vallée de Gérardmer, au fin fond du massif des Vosges, par une chaleur étouffante de 30-35 degrés. En proximité de la Vologne et dégoulinant dans nos combinaisons en néoprène refendu, les pieds dans une eau à 19°C, nous avons pris place au point de départ de notre nouvelle aire de jeu.

Dans cette phase d’attente, nous sommes bercés par les effluves des sapins vosgiens, dont la résine se liquéfie, exceptionnellement, par la température ambiante et donne un goût acidulé à ce moment de béatitude. D’aucuns ne se laisseront surprendre, c’est avec le feu que nous avons rendez-vous. Le drone de l’organisation partage timidement l’espace aérien avec les rapaces de la vallée, sûrs de leur bons droits et calés dans les ascendances thermiques en position d’observation . . .

La reconnaissance :

Mais avant de vous faire part de cette course endiablée où les qualités essentielles requises étaient : rusticité du sanglier surmené, agilité du lynx affamé, furtivité du grand-duc impatient, combativité du brochet énervé. . . je souhaiterais vous faire part de mes premières sensations lors de mon repérage 48 heures auparavant sous une chaleur écrasante digne des plateaux continentaux. En quelques mots : Cela fout la trouille !!!!

Sur mon VTT de 10 ans d’âge, avec ses superbes roues en 26’ pouces et sa mono-fourche au look vintage, j’arrive, au bout de la boucle 20kms, blême et atteint de la maladie de la tremblote aigue comme si l’on me sortait de la machine à laver le linge, après avoir subi, un programme d’essorage intensif à 1200 tours. Je vous laisse imaginer. . . Juste après ces premières sensations, je fonce dans le lac pour faire un « reset » biologique de mon organisme éprouvé. Mon ami, Christophe Caste, m’avait prêté sa trifonction pour terrains difficiles, en taille L. Mais ironie du sort, dès les premières longueurs de natation, sous l’effet de l’imprégnation de l’eau fortement chargée en fer, les élastiques du cuissard m’arrivaient sous les genoux, me donnant une allure proche des comédiens de la pub 118-218, le ridicule ne tue pas mais tout de même. . . Fort de ce constat, je me déleste de quelques euros au stand Sailfish (die deutsche Qualität) et je me rentre à un train de sénateur, chez moi, afin de faire un point de situation et d’établir une stratégie pour parvenir au bout de cette épreuve qui se présente comme . . .

La natation :

Le premier coup de canon vient de retentir et la vague des pros (bonnets verts) est lancée dans un bouillon d’éclaboussures, telle une horde de bonites prises au piège des filets des pêcheurs portugais dans les eaux du golfe de Gascogne. Ils s’éloignent, déjà à la hauteur de la première bouée rouge. La pression montante, le décompte des trois minutes est enclenché pour nous autres les bonnets oranges. Trois triathlètes, à ma droite, aux épaules tatouées, me dépassant d’une bonne tête et avec un accent flamant, m’indiquent : « il va falloir envoyer du lourd, cela va cogner !!!! le niveau est super haut . . . ». Nous sommes à moins de 20 secondes du départ, et là je comprends que ma place n’est pas la bonne sur la ligne de départ . . . « Deuxième rideau – milieu de ligne » est effectivement une erreur tactique. Au deuxième coup de canon, du haut de mes 1 mètre 68, j’ai la confirmation que je me retrouve enfermée au milieu de gabarits imposants, de type nordique, développant une force musculaire dix fois supérieure à la mienne. Chaque coup de bras de ces furies, sont comme des coups de battoirs de la mère Denis faisant son linge au lavoir du village. Entre natation et saute moutons, après avoir bu 2 tasses . . . je donne tout ce que j’ai pour m’extraire du bouillon sur la droite, et pour retrouver une accalmie, souffle régulé et dans la queue de peloton, je mets en œuvre tous les conseils techniques de Clément et d’Olivier (et réciproquement). Sortie de l’eau complètement déboussolé, par cette expérience nouvelle de catch aquatique, je remonte, en petite foulée rasante, le tapis rouge en direction du parc à vélo, dans une ambiance digne des tribunes surchauffées du stade de France, je découvre que les ¾ des vélos sont encore là. . . je n’y comprends plus rien. Moralité faire des éclaboussures n’est pas nager et la poussée d’Archimède n’est pas la même pour tous 😉. Alignement, respiration, précision du coup de bras ont été la solution gagnante.

Le VTT :

Transition faite, sautant sur mon vélo d’un autre temps et dans la roue de VTT géants (29’ pouces en taille L ou XL, on ressent un léger sentiment d’infériorité), je parviens à tenir ma place durant les 3 Kms de montée, que l’on pourrait qualifier de brutale (+ de 500m de D+) au milieu de racines et pierres imposantes. A ce stade, malgré un engagement physique de fou, mon apparence est plutôt liquide.

Arriva ce qui devait arriver ! Mes supers lunettes Oakley acquises chez LGO sous les conseils avisés de Charline au Val d’Ajol (88), sous le choc thermique se sont soudainement couvertes d’une intense buée, mélangée à la poussière épaisse soulevée par le train roulant de nos machines malmenées, ont rendu quelque peu opaque ma lecture du terrain dans la première descente . . . Engagé dans une cadence infernale, à la vision incertaine, je compris tardivement ma deuxième erreur tactique : « rouler dans la roue du vélo me précédant ». Face à une souche, le concurrent fit un écart à gauche pour éviter l’obstacle, ne pouvant freiner, j’ai donné un coup de guidon, transformant mon vélo en catapulte . . . Pour infos mes pédales automatiques étaient réglées en tension maximale ; donc, dans ce vol plané, ma monture m’a accompagné durant une dizaine de mètres . . .

Résultat : je me retrouve étalé sur le sol, tel le moustique moyen, prônant fièrement sur le pare-brise de nos berlines lors des migrations estivales, sonné par le choc, le genou gauche comme une pastèque, des thermo-abrasions sur toute la partie gauche de mon anatomie. Deux gendarmes, assurant les secours à mes côtés (super organisation !), je réalise que la poursuite des événements est compromise jusqu’au moment . . . où l’un d’entre-eux dit : « C’est dingue !!! Le vélo n’a rien, il fonctionne parfaitement !!! ». Ces propos ont eu l’effet étonnant de me booster, (relativisons à vitesse modérée voir lente), j’ai terminé les 27 kms de VTT qui me restaient. Moralité, la loi de la gravité est la même pour tous, qui fait le malin tombe dans le ravin! 😉 Atlas, dieu de la Sagesse : « pourquoi m’avoir abandonné face aux événements et aux colosses nordiques??? ».

Le Trail

Suite à ma délicate deuxième transition, je découvre que les 11 Kms de trail vont être longs avec une seule jambe vaillante et les appuis incertains, mais le slogan de la course est « #DNFisnooption ».

Je n’avais pas d’autre choix que de terminer, et puis mon fils avait été royal la veille sur le Xterra Kids.

Passant l’arche d’arrivée de cette course que je qualifierai de sensationnelle, je me suis promis de revenir l’an prochain. Après le triathlon, le virus sournois et imprévisible du Xterra venait de me contaminer 😵🤕😬.

Après l’Infernal des Vosges, le triathlon de Gérardmer, je peux affirmer que « Je vois la vie en Vosges »

Amis du NST, il nous faut constituer une équipe pour l’an prochain </°_°/>

 

J’en profite pour dire deux mots de la course de mon fils Aymeric, âgé de 14 ans, pratiquant l’escalade et ayant fait le pari fou au  jour l’an de faire le Xterra kids pour fêter son anniversaire. Sans préparation particulière, il sort de l’eau dans les derniers participants (au nombre de 120), et durant les 2.5 kms de VTT et les 1.5 Kms de trail, il parvint à remonter la soixantième place. Il courait sous les couleurs du NST.

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Mini-Tri NST

Le dimanche 17 juin 2018, le NST a encore une fois répondu présent à l’initiative du Service des Sports de la ville de Nogent (Bravo à Nicolas SAVOYE) avec le renfort de 25 bénévoles qui se sont relayés pour aider la LIFT (et notamment Julien LESAGE) à monter sa piscine dès le samedi après-midi au Stade sous la lune, puis en assurant l’animation du mini-triathlon le dimanche après-midi pour finir par le démontage en début de soirée.

Le temps et l’enthousiasme des participants nous ont aidé à passer un bon moment comme le montre les photos (disponible ici)!

André

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AlpsMan 2018

L’AlpsMan c’est un triathlon format XXL extrême à l’image du Norseman avec une double arrivée en fonction de son heure de passage au « tournant ». Seuls les meilleurs peuvent monter au sommet pour récupérer leur t-shirt de finisher noir mais ceux qui terminent au pied de la montagne peuvent être tout aussi fiers de leur performance.

Voici le résultat des NSTiens:

Rang Nom Prénom Cat. Temps
146 Christophe CASTES V1M 16:21:12
190 William LEVY V1M 14:42:05
194 Elitsa DANAÏLOV V1F 14:45:52
246 François PERNIN V3M 15:30:08
261 Eric LAVAGNA V2M 15:46:17

Christophe nous raconte son aventure:

Allez je me lance parce que c’est une de mes plus belles expériences sportives. Bon courage pour la lecture c’est long !

Voilà un an que William avait eu l’idée folle de faire le Alpsman , après avoir bouclé le Ventouxman…  Au début je pensais qu’il n’y aurait pas de partant au NST et cela me rassurait. Mais lorsque Elitsa, Eric et François ont « signé » je n’ai pas pu me défiler longtemps sous la pression de Will !

On a pu faire une pré-reconnaissance en août 2017 avec Jeanne pour voir un peu dans quoi je m’engageais, et voyant les moyennes réalisées autour des 20-21kmh sur des sorties entre 70 et 90 km, je commençais à prendre conscience de l’ampleur de la tâche qui nous attendrait.

Le 1er septembre marqua le début de la préparation planifiée sur 9 mois, et le 3 septembre arrivait le premier couac puisque je me faisais une double hernie discale (« discopathie portrusive L4-L5 et L5-S1 avec rétrécissement du canal » pour les puristes) qui m’empêcha de galoper pendant 2 mois.

La suite de la préparation fut aussi marquée par une chute à vélo en duo avec Jeanne en décembre sur le verglas, une bronchite en janvier, des tendinites aux bras (vive la natation), un blocage respiratoire à cause des pollens au printemps… sans parler de la météo pas très favorable cette année !

Fin mai j’ai cumulé 170 km de natation (merci  à Clément qui nous a pris en main Eric, Elitsa et moi et qui nous a fait énormément progresser !), 6500 km de vélo avec 45000 m de dénivelé, 720 km de course à pieds avec 6200 m de dénivelé.

Une course test 4 semaines avant l’échéance, le 70.3 de Aix en Provence qui se passe très bien et qui me conforte sur la forme ascendante, suivie d’une reconnaissance du parcours Alpsman afin de me remémorer tous les moindres détails du parcours vélo pour calculer mes temps de passage, optimiser au maximum mon approche du parcours pour grappiller de précieuses secondes et essayer le matériel sur site.

Le départ est donné à 5h30 et je pars sans appréhension, moi qui redoute cette épreuve de natation plus que tout. Je remarque très vite que ma montre GPS n’a pas capté les satellites et moi qui suis d’habitude hyper concentré sur l’écran, aujourd’hui ça ne me gêne bizarrement  pas. J’ai l’impression de bien nager et d’avoir pris les bonnes jambes. Au passage de la bouée à mi-parcours, un coup d’œil sur ma Garmin, je suis en 34 minutes, je n’en reviens pas ! Je persévère et sors du lac en 1h10. Je pense ne pas avoir pris le chemin le plus court sur le final (3900 ou 4000 m peut-être) car je perds un peu de temps. Je suis tout de même très satisfait car j’espérais être entre 1h10 et 1h15. Le plus dur est fait (croyait-il…).

En entrant dans la tente de transition le speaker annonce le départ à vélo de Elitsa qui nage très bien en 1h08, et en quittant le parc nos supportrices m’informent que William est sorti en 1h et Eric en 1h05. Il ne reste plus que François derrière, qui le pauvre a été pris de vomissements au réveil et d’un mal de tête. Il en finira en 1h26, bravo ! J’enfile une tenue de vélo complète et quitte T1 après y avoir passé 6 minutes.

Je pars donc à vélo pour ma partie favorite mais néanmoins hyper difficile. On commence par un enchainement  sur 29 km du col de Leschaux (à l’heure sur mon prévisionnel) dans lequel je passe Elitsa qui a l’air en forme, puis de l’ascension du Semnoz (1 minute de retard) où je double Eric qui n’est pas au mieux.  Depuis le départ du vélo je n’ai pas d’agréables sensations dans les jambes mais j’arrive tout de même à être dans les temps, donc rien d’alarmant pour le moment, surtout qu’il fait encore bon pour rouler et  pas trop chaud.

Avant de plonger sur la descente j’enfile un papier journal sous mon maillot sans m’arrêter et je compte sur cette partie pour reprendre un peu de temps, mais manque de bol celle-ci est humide et je dois être prudent pour ne pas que ma course s’arrête ici. Bilan, au village de Luiz km 43 j’ai un débours de 3 minutes sur le timing, ça commence à faire beaucoup… car tout le temps que je perds à vélo il faudra le reprendre en course à pieds si je veux sonner la fameuse cloche.

Une partie roulante de 15 km suivi du col de Plainpalais sur 11.5 km  me permettent de reprendre 1 minute…  Minute que je reperds aussitôt puisque je fais mon premier arrêt ravitaillement pour remplir mes 2 bidons et rafler tout ce que je peux sur la table (je pars toujours léger sur mes courses et j’avais au départ 2 gels et 2 barres).

On est au km 70, je repars à tombeaux ouverts dans la descente super rapide et c’est payant puisqu’au pied du redouté col des Prés, je suis pile poil à l’heure ! C’est l’ascension que j’appréhende le plus, qui ne fait que 8.5 km mais avec des passages à 10% dans l’avant dernier km. Je passe William au milieu de la montée, juste le temps de savoir qu’il est bien et je le conforte sur le fait qu’avec sa bonne natation il est encore dans les temps pour la cloche, ce qu’il acquiesce.

A ma grande surprise je monte super bien, les sensations arrivent enfin et je franchis le sommet avec 5 minutes d’avance ! « Mieux vaut tenir que courir » n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui ! On enchaine avec une grosse partie roulante descendante de 15 km (2 ème ravitaillement pour ma part) pour retrouver la seconde ascension du col de Plainpalais. Je monte un peu moins vite mais j’arrive à gérer et à basculer avec plus que 2 minutes d’avance suite à mon 3 ème et dernier arrêt ravitaillement.

On est au km 120 et je repars à fond dans cette descente où j’ai compris qu’il y avait du temps à gagner. Et ça se confirme puisque j’arrive au pied du second col des Prés avec 6 minutes dans l’escarcelle ! Un matelas intéressant en cas de défaillance. Et je ne crois pas si bien anticiper car d’un coup je suis planté ! Je n’ai plus l’aisance du premier passage et je mets 5 minutes de plus pour gravir les 8.5 km ! Mais je ne m’affole pas car je sais qu’en haut au km 140, le profil va m’être plus favorable car il va falloir emmener du gros braquet dans les faux plats montants.

Bingo ! Au km 155 j’ai 6 minutes d’avance, puis 10 au km 165 et au km 171 cela fait 12 minutes ! Je rattrape bon nombre de triathlètes qui sont « morts » et qui m’avaient déposé dans les cols bien avant.

Il reste une descente très rapide vers T2 et je réalise que si je prends des risques je pourrai conclure le vélo en moins de 8h alors que j’avais tablé sur 8h15. Je fonce, je double, je relance, tout à fond pour arriver au sprint au parc à vélo en 7h59 ! 23 kmh de moyenne, inespéré !

Changement de tenue complète à la transition où j’ai passé 5 minutes. Je regarde le chrono qui m’annonce 9h28. Il me reste donc 2h32 pour faire 25 km et passer le tournant ! Fastoche (croit-il encore) ! Je m’élance sur mon rythme travaillé à l’entraînement (5 minutes au km) et rapidement je sens que les jambes sont lourdes. Je paye mon final à vélo. Les filles m’encouragent et me crient « c’est bon il ne te reste plus qu’un marathon ! ». J’insiste car je me dis qu’il faut le temps que les muscles se mettent en route mais à la fin du 2 ème km je dois me rendre à l’évidence : panne de jambes ! Aïe !

Alors là je sors la calculette : 2h30 pour faire 25 km ça fait du 10 kmh, c’est bon c’est une formalité… Sauf qu’au  7 ème km j’ai aussi une panne de tête et je commence à marcher ! Il fait super chaud, je m’arrose de bouteilles d’eau entières à chaque rares ravitaillements, je mange des fruits, je bois du cola, le parcours est long… le disque dur commence à surchauffer et je calcule en permanence. Je me force à courir mais parfois ça craque.  Je n’ai qu’une envie c’est de me jeter dans le lac tellement j’ai chaud ! Je termine le premier tour en 48 minutes. Il me reste donc 1h50 pour les 2 suivants. L’étau se resserre mais je suis confiant si j’arrive à rester au-dessus des  10 kmh quand je cours. Le 2 ème tour est un copié collé du 1 er : 48 minutes. Il me reste moins d’une heure pour sonner la cloche. J’ai peur d’avoir un pépin. J’alterne course et marche rapide, c’est de plus en plus dur et la tête dit stop. Mais les encouragements des NSTiens et des proches me donnent la force d’arriver à ce tournant en  11h50 !!! C’était chaud mais ça passe ! La délivrance…

… avant le calvaire… Je suis super content d’avoir réussi ce premier objectif qui pour moi est un but et quelque part la fin de la course. Je prends des nouvelles des potes du club et j’apprends que William qui était le seul à pouvoir encore espérer la cloche, a craqué en fin du 1 er tour à pieds. Mes 4 compères seront tous Lake Finishers et c’est déjà un sacré exploit je vous assure !

Jeanne m’accompagnera et m’assistera pour cette montée finale. Le temps de mettre un t-shirt sec et une paire de chaussures de trail et je quitte T3 (oui ça existe !) au bout de 9 minutes. 3 km de plat pour commencer où Jeanne me demande si je veux courir… oui je voudrai bien, mais j’ai débranché dans ma tête et je suis en mode rando. J’ai mal partout des pieds à la tête, je sens tous les muscles de mon corps qui me tiraillent.

L’ascension de 17 km et 1300 D+ se résumera par des nausées, des arrêts au bord du chemin, des montées de chaleur, des frissons, un défilé de zombies plus blancs les uns que les autres… un véritable chemin de croix de 4h30 pour avoir un t-shirt noir et une médaille après 16h30 de course ! Au bout du bout. Je n’ai jamais terminé une épreuve dans cet état.

Cela a été une belle aventure humaine avec Elitsa, Eric, François et William avec lesquels j’ai partagé nos entraînements hivernaux sous la pluie et dans le froid. Nous avons passé un super séjour en Haute-Savoie sous le signe de la rigolade (avant et après le chantier !).

Un grand merci à ma Jeanne pour m’avoir soutenu, encouragé dans cette aventure, être venue de très loin et avoir fait le direct ! Merci aux 4 compères pour leur joie, leur bonne humeur et pour les barres de rire ! Merci à Clément pour sa disponibilité et sa persévérance à transformer des serpents de mer en nageurs moyens ! Merci à Nadine pour son aide spirituelle si importante.  Merci à tous les NSTiens pour vos encouragements, pour nos entraînements partagés dans des conditions difficiles, à ceux qui m’ont poussé à me faire mal pour progresser et à ceux que j’ai un peu aidé sur le vélo et qui m’ont permis d’endurcir mes cuisses !!!

Alors soyez sérieux s’il vous plaît… n’y allez jamais !!!

« Tout ce dont nous avons besoin pour réussir dans la vie (et dans le sport !) est l’ignorance et la confiance. » Mark Twain

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Tournoi de Volley inter-assos Nogent 2018

Le triathlon rend polyvalent car une nouvelle fois, le NST a aligné une super équipe au Tournoi de Volley ‘inter assos’ organisé par le club de Volley de Nogent sur Marne !
L’équipe composée de Sandrine, Marine, Christophe, Christian, Caroline, Anne, André a été une des trop peu nombreuses équipes de club à s’aligner.
Faute d’un nombre d’équipe suffisante sur place (Tri, Judo, Basket, Service des Sports) le club de Volley a présenté également une équipe pour augmenter le nombre de matche à réaliser.
Malgré cela, le tournoi n’a pas donné lieu à un classement et nous n’avons pas eu à ramener la Coupe !!

Heureusement pour nous, car, malgré notre célèbre Coach, cette année a été marquée par 4 matches = 4 défaites !

L’essentiel n’était pas là, et c’est tant mieux, nous nous sommes bien amusés et vous invitons à prendre vos places pour 2019 !

Les Volleyeurs du NST

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Triathlon du Chemin des Dames 2018

Une semaine après Aix, c’est la course club à Chamouille en Picardie: le triathlon du Chemin des Dames!

Beaucoup de monde sur le M avec un parcours vélo un peu plus exigent que ce qui était prévu par les concurrents et 1 inscrite sur le S.

A noter, le podium de Céline dans sa catégorie d’âge.

Retrouvez les photos ici

Les résultats au complet sont ici

Les résultats du M:

Clt Athlète Temps  Sexe  Cat 
30 RUET Daniel 02:22:08 M (30e) Senior (23e)
47 FRANCISCO Jeremy 02:25:02 M (47e) Senior (33e)
77 DUMAS Yannick 02:29:32 M (76e) Veteran (28e)
89 VIMONT Julien 02:31:07 M (87e) Veteran (33e)
96 DUVERGER Renaud 02:31:58 M (93e) Senior (57e)
157 VIAL Guillaume 02:38:58 M (152e) Senior (89e)
176 SALMON Antoine 02:40:51 M (171e) Veteran (72e)
180 GANDRIEAU Pascal 02:41:07 M (175e) Veteran (75e)
216 COLLE Cyril 02:44:05 M (209e) Veteran (95e)
236 VETU David 02:46:42 M (229e) Veteran (110e)
242 PERNIN Celine 02:47:15 F (8e) Veteran (3e)
249 VILLETTE Pierre 02:48:00 M (241e) Veteran (118e)
250 CHAUCHOIS Jean christophe 02:48:00 M (242e) Veteran (119e)
262 BADOUX Jonathan 02:49:06 M (251e) Senior (124e)
267 PHILIPPE Antoine 02:49:40 M (255e) Veteran (130e)
306 DIALLO Oury 02:52:46 M (289e) Veteran (143e)
307 DURBEC Mathieu 02:52:59 M (290e) Senior (146e)
331 VOLLAND Velia 02:55:06 F (18e) Veteran (10e)
353 VERDEIL Christophe 02:57:49 M (330e) Senior (160e)
366 CLEMENT Virginie 02:59:09 F (27e) Senior (10e)
369 GENET Sébastien 02:59:13 M (342e) Veteran (179e)
382 PONCIN Patrick 03:01:06 M (353e) Veteran (188e)
403 LIBEERT Tina 03:04:22 F (35e) Veteran (17e)
413 HMAID Aymen 03:05:39 M (377e) Senior (176e)
426 LENAIN Bertrand 03:08:02 M (382e) Veteran (204e)
435 BOUZIDI Alexandre 03:09:18 M (390e) Veteran (211e)
454 DURAND Antoine 03:13:58 M (404e) Veteran (221e)
473 DUPERET Alain 03:18:36 M (413e) Veteran (227e)
476 VILLEMIN Sandrine 03:19:30 F (61e) Veteran (33e)
479 VARIN Thierry 03:20:35 M (417e) Veteran (230e)
498 PASSIEUX Laurent 03:26:09 M (433e) Veteran (237e)

Les résultats du S:

 

Clt  Athlète  Temps  Sexe  Cat 
316 GENET Mathilde 01:43:29 F (73e) Cadet (6e)

 

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Ironman 70.3 Aix 2018

Cette édition 2018 de l’Ironman 70.3 d’Aix restera dans les annales. Les statistiques parlent d’elles-même: 25% d’abandons dont 400 personnes dans les 30 derniers kilomètres de la partie vélo. Des couvertures de survies ont été distribué à T2 pour aider les athlètes à ce réchauffer.

Il fallait donc être très fort dans le corps et dans la tête pour être finisher.

Cette course avait été cochée par de nombreux membres du club depuis de long mois. Daniel s’est illustré en faisant 4ème de sa catégorie et décrochant la qualification pour les championnat du monde en Afrique du Sud en septembre prochain.

Bravo à tous!

Virginie nous raconte son premier L:

I’m a Half IronWoman !
70.3 Pays D’Aix du 13/05/18…debrief :

Tout avait parfaitement commencé, malgré cet objectif de fou de faire mon 1er IM 70.3 en début de saison avec 10 mois d’hiver parisien…Mais j’ai réussi à m’en sortir grâce à un super suivi ostéo (que je remercie chaque jour pour sa dispo!), une bonne hygiène de vie (ce qui me permettra de finir cette course!), et un volume d’entrainement bien augmenté lors d’un super stage avec le coach Christophe Legendre (merci pour ta présence aussi sur le départ de mon 1er half) !
La vie ne m’avait pourtant pas aidé cet hiver je vous le dis…
Et puis, intoxication alimentaire 48h avant (la fameuse « nuit » la plus importante 🤣), nuit blanche, corps de vieille, pour finir fiévreuse, courbatue et j’en passe…
Ce qui est positif c’est que malade j’étais dans un monde bien stone (« j ai la tête qui éclate, j’voudrais seulement dormir…. »🎶🎶)
Du coup sacs de transitions préparés à l’arrache…mon 1er Half je sens sera une totale impro 🤣
Levée à 5h, une nuit de fièvre, quelques smecta et vogalib avalés et quasi à jeun depuis 48h…(« Viser la lune, ça me fait pas peur… »🎶🎶😂)

Départ nat 8h : je suis bien, il ne pleut pas encore, température de l’eau au top 19°C (j’évite de trop en boire vu l’état de mon microbiote du moment🤣), je nage à mon tempo ultra long swim pour ne pas brûler le peu de mes réserves (de bananes lol) et faire une course sous le thème de la gestion d’à peu près tout…
Sortie de l’eau en 38′ donc contente et là…ça se corse…plus j’approche Sainte Victoire plus la finishline s’éloigne…

T1 : récupération du sac vélo ok, s’habiller ok (#coupevent #loveyou #forever), se rendre compte de mon oubli de mettre mes #gu et #clifbar sur le vélo…petit stress et hop on part à jeun jusqu’au premier ravito bike à km20.

Bike 90km/1200D+ : quelques gouttes, puis la tempête, l’orage, la pluie, la grêle, les crampes intestinales du coup des arrêts bien nombreux mais je « profite » du paysage apocalyptique (au début ) me disant intérieurement « c est donc ça être triathlète, se ruiner pour une course dans le sud où il fait soit disant toujours beau et finir pliée en 2 congelée sur un vélo à te dire que tant que tu pédales tu rentres plus vite🤣« . L’impression de faire du vtt dans une rivière de boue, d’être en pleine mousson…et là j’arrive à Sainte Victoire me disant ouf la montée du col va me réchauffer….je monte bien, je double et je passe mes vitesses (ou pas) tellement je suis congelée, même boire est compliqué et je vois la fameuse antenne et là, frustration….qu’est ce que j aurai aimé faire ce parcours au soleil et à fond….puis descente sur de longs km avec les 20 derniers dangereux, affreux et à croiser des dizaines d’abandons (brochettes de triathlètes sous couvertures de survie, vélos entassés), de personnes descendant à pied car trop gelés ou les freins ne fonctionnent plus (merci ma bande de freinage alu, vive le walk and bike!), des secours débordés, des cyclistes dans les fossés (qui j’espère vont mieux🙏)…bref 20km longs….très longs pendant lesquels je tente de réfléchir à la suite en me disant que ça ne peut pas être pire mais le cerveau est juste en mode prudence…
Donc un vélo à l’allure d’un Iron avec 6000m de D+ 🤣

T2 : oui oui je sais presque 25′ et même pas une tartiflette 🤣. Je me suis jamais déshabillée si lentement (mais plus c’est long …lol)…je ne sentais plus rien, je me prépare à partir et là. …je croise 3 de mon club emmitouflés en papillottes se demandant où je pars avec ma visière #2XU et mes lunettes de soleil…me regardant tel un OVNI…et là je dis : « ok moi aussi j arrête » et pose mon sac…puis après 5′ où tout défile dans ma tête (défis perso, année passée.. ), je pars en disant à Vé : « ces 20 derniers km de vélo je ne les ai pas fait pour rien! » Et jme tire!!!!

Run : bon bah un semi démarré dans une couverture de survie telle une cape d’IronGirl lol avec le corps en vrac où tu ne regardes plus la montre mais ne vise que cette arche finisher de m****!
1 tour = 7km…le 1er tu découvres, le 2e tu te dis il est long quand même, le 3e tu te dis moins tu marches, plus vite tu arrives …et tu arrives….en pleurs car tout avait été contre le fait de t’assurer d’être finisher de ton 1er Half IronMan🏅

Donc je mets 1h de trop facile pour ce 1er Half IronMan mais je gagne le double en expérience mentale et je sais maintenant de quoi je suis capable…(euh enfin c’est pas ce qu’on se dit pendant lol!)
Merci à tous ceux qui renforcent cela chaque jour et qui sont là tout simplement et réellement 😘

« Tout le monde veut être heureux et personne ne veut souffrir, mais personne ne peut contempler d’arcs-en-ciel sans voir de pluie »🌈
Alors à moi les arcs-en-ciel !!!

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