Résultats de la rentrée

Deux courses étaient au programme pour le NST en ce dimanche 17 septembre:

Le Défi Marius Caius à Pourrières, Céline Pernin nous raconte:

1ère au scratch sur le trail 13km de Pourrieres à l’est de la montagne Sainte-Victoire!
L’équipe féminine du NST donne le tempo, comme d habitude !
Alors, les mecs, on vous attend sur les podiums !!

Nb: course très sympa, bloquée à 500 participants avec des paysages magnifiques, distance 5, 13 ou 25 km, du caillou et de la dénivelée qui vont satisfaire les tordus.
On en reparle l’an prochain si certains sont tentés.

Et le Trialong de Bois-le-Roi:

 

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Mes S de l’été

Gilles Moreau nous raconte son été triathlétique:

Salut à tous, voici ma petite contribution à la vie du site et donc du club NST, modeste contribution au milieu des grandes et belles courses racontées ici : IM, L et autres Mont Ventoux !

De mon côté en effet, le triple effort solitaire s’est dans l’ensemble bien passé, quoique je supporte de moins en moins bien les fortes chaleurs (l’âge !), mais s’est limité à la distance S avec 4 courses disputées cet été : à domicile, bien sûr, chez moi à Nevers, à Loches (près de Tours), à Aydat (Auvergne) et enfin, le 10 septembre, à Attichy (Picardie).

La photo a été prise le 13 août à Nevers avec mes compagnons de course ce jour là : Olivier (NST) et Stéphane (Clermont Triathlon).

Mention spéciale au triathlon du lac d’Aydat disputé le 25 juin dans un très chouette coin d’Auvergne. A 840 mètres d’altitude, le lac de 65 ha est superbe. La site et la qualité de l’eau incitent sans aucun problème à l’épreuve de natation, même pour les moins nageurs dont je suis !

La partie vélo propose un beau relief et des vues somptueuses de la chaîne des Puys. Enfin la CAP se déroule autour du lac dans des conditions davantage sentiers de montagne que route.

Cette 5ème édition du triathlon, organisée par le club « Puissance3 Cournon », a vu la participation de 300 triathlètes en S et 250 en M. Prochaine édition : le 24 juin 2018. Avis aux intéressés !

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Journal de Nogent – Septembre / Octobre 2017

Vous pouvez retrouver un article écrit par les membres du club dans le Journal de Nogent (Septembre / Octobre 2017) en page 62.

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Ironman & 70.3 Vichy 2017

Le 26 et 27 août avait lieu la 3ème édition de l’Half-Ironman et l’Ironman de Vichy.

Le parcours est réputé pour être rapide: natation dans l’Allier entre 2 barrages donc sans courant, 450m de D+ sur la boucle de 90km de vélo (boucle effectuée 2 fois sur l’IM) et une course à pied sur les bords de l’Allier et dans les jardins de la ville. La problématique est surtout la gestion de la chaleur qui est caniculaire en cette fin de mois d’août. Cette année, la combinaison a été interdite pour cause d’eau trop chaude (25,1°C le samedi matin à 5h).

François Nicollet était aligné le samedi sur le half:

Le vendredi, après 4h30 de voiture pour descendre jusqu’à Vichy, je récupère ma chambre AirBnB. Il y a 4000 participants sur les 2 jours de course plus les familles. La ville n’est pas en capacité hôtelière d’absorber tout ce beau monde. Les habitants des alentours ont donc été mis à contribution pour héberger des athlètes et leur famille.
Je récupère mon dossard et je vais poser mon vélo et mes sacs de transitions tout en repérant bien le parcours. Je passe en même temps que Vincent Morizot qui court aussi le lendemain sur le 70.3 (il finira 10ème). Ils sont sympas les Cervelo P5 du Team Triathlon Store Pro ! Petit tour des stands du village et j’enchaine sur le Pasta Party à 19h. Je ne traine pas car je n’ai rien préparé du reste de mes affaires.
 La grande question du petit-déj : combi ou pas combi ? je réactualise la page Facebook de l’évènement pour trouver l’info. Finalement, c’est en arrivant au parking que l’eau est annoncé à 25,1°C donc pas de combi. Je m’y attendais un peu et j’avais fait 2 séances à Torcy sans pour m’entrainer. Ensuite, tout s’enchaine très vite, mise en place des chaussures sur le vélo, gourdes et ravitaillement puis vient l’heure de s’approcher de la ligne de départ.
 A Vichy, c’est Rolling start donc on part 3 par 3 toutes les 4/5 secondes. Ce n’est donc pas la guerre dans l’eau et l’Allier est large. Après un aller-retour et 1900m, je sors de l’eau. Pas de surprise sur le chrono 48min, je n’ai pas forcé, pour en garder pour la suite. Je suis un peu long à T1 parce qu’il fallait enfiler les manchons mouillés (Ils sont interdits pour la nage lorsque la combi est interdite) et c’est parti pour 90km de vélo. J’avais repéré le parcours sur Strava. C’est en faux-plat légèrement montant sauf entre les km 70 et 80 où cela fait un peu les montagnes russes avant la descente du retour vers Vichy. Je m’alimente dès le début du vélo et je prends un bout de barre tous les 20 min. Après la première heure de vélo, je suis à 32km/h de moyenne avec une belle cadence et je surveille le cardio. Petit à petit, j’ai des crampes d’estomac et je n’arrive plus trop à manger. La dernière heure de vélo est vraiment compliqué, je n’arrive plus à me mettre sur les prolongateurs et par moment j’ai l’impression que je vais vomir. Je commence à m’inquiéter pour la course à pied. Si déjà en vélo, le ventre ne va pas bien, je redoute vraiment cette dernière épreuve. Je décide donc d’arrêter de manger au km 70. Je termine le vélo en 2h55, ça va mais j’aurai pu faire mieux, c’est censé être mon point fort.
 T2 pas ultra rapide (je mets de la crème solaire, je change de chaussette), il est 11h30, ça risque de taper et je ne sais pas du tout pour combien de temps j’en ai encore. Je pars prudemment, aux alentours des 10km/h. Je m’arrête à chaque ravitaillement (tous les 2/3km) pour boire : coca, Vichy et eau. Les bénévoles sont vraiment super sur tout le parcours et nous encourage. J’ai un regain d’énergie vers le km 9 jusqu’au retour à la finish zone. L’ambiance est dingue mais il faut repartir pour la deuxième boucle en prenant un chouchou au passage. Là, ça n’avance plus du tout et je vois l’objectif du sub-6h s’éloigner, je craque mentalement… Maintenant que je connais le parcours et les positions des ravitaillements, il est plus simple de se fixer des micro-objectifs pour finir. Dans une ultime accélération, je passe la ligne en 6h06:05. Ce n’est pas ce que j’avais prévu mais cela me laisse de la marge pour m’améliorer. J’ai recommencé à manger quelques heures après par des bananes et j’ai très peu manger le soir. Heureusement, le lendemain, l’appétit était revenu.
 Ce que je retiens : 1) tester et retester son alimentation d’avant-course et de course à l’entrainement. 2) Arrivée à J-2 au moins sur le site pour s’acclimater. La veille à 17h, c’est trop court et il faut récupérer du voyage. 3) Que les courses Ironman sont chers mais vraiment bien organisées! 4) Je prendrai ma revanche sur cette distance !

 

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Coupe de France d’eau libre

Olivier NOEL était sur la coupe de France de natation en eau libre, il nous raconte son expérience:

J’ai testé pour vous le 10 kms de natation en eau libre. Communément appelé « marathon » par les organisateur de la coupe de France d’eau libre. Je vais essayer de vous le vendre. C’est pas gagné.

Après de nombreuses tergiversations, mon choix s’est porté sur l’épreuve de Lissac-sur-Couze (Corrèze près de Brive-la-Gaillarde). Début juillet, je ne me sentais pas prêt pour la manche du lac de Saint-Pardoux, et la semaine dernière à Redon ça ne passait pas cause emploi du temps.

 420 kilomètres d’entraînement en 2017 pour enfin me présenter au départ. Est-ce suffisant ? Pour finir la course, certainement ; pour performer c’est une autre histoire.

 22, le nombre d’engagés !!!  Le 10 kms est réservé aux licenciés FFN (Nogent Natation 94). Pas de triathlètes. Que des nageurs ; warf !

 Beau temps ; cadre idyllique (voir photo), 6 tours de 1650m à couvrir.

 23° température de l’eau. Donc pas de combi en néoprène. Nous ne sommes que deux à prendre le prendre le départ sans combi textile.

 Départ commun avec le 5 kms. Les femmes partent 5 minutes après. Au bout de 100 mètres à peine, je suis en queue de peloton avec un concurrent du cinq bornes que j’arriverai à distancer au cours du deuxième tour.

 Je gère, je gère, je gère. Malgré ça, un premier groupe de filles me rattrapent à l’entame du deuxième tour. Et au milieu de la troisième boucle, je suis lapé par les premiers. Chaque fois qu’un ou plusieurs nageurs me doublent, j’essaye de profiter du sillage, mais ça ne dure jamais bien longtemps.

 Coup de bambou, je pense que mon quatrième tour sera le dernier. Mais à la fin de celui-ci le moral revient et je sais que je terminerai. Je ne loupe aucun ravitaillement (assuré à la perche par mon père). J’ai froid, j’ai des crampes. Plus personne ne me double. Ils en ont tous fini. Au portique d’arrivée, on n’attend plus que moi. Surprise à 200 mètres de la ligne, la dernière féminine me rattrape. Je termine en 3h09′ (passage au 5k en 1h29′).

 Ce n’est pas le temps que j’espérai, mais les points marqués à la coupe de France me font faire un bond au classement (désormais 7ème des +45ans). La satisfaction d’avoir terminé.

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IronMan 70.3 Bintan

Frédéric Dugas nous avait promis de revenir à Bintan pour un L. C’est maintenant chose faite et avec la manière:

Le Week-End dernier j’ai donc participé au Half IM.

Tout d’abord petit transfert en ferry le samedi, comme d’habitude il fait 38°c et 100% d ‘humidité… donc tu bois, tu bois, tu transpires, tu transpires…sans rien faire…. cela va être compliqué demain!!!!

Je récupère le dossard (plus de 60 nationalités, 960 au départ, ma catégorie d’age est la plus représentée…merde que des AUS, RSA, NZL, …) et installe mon vélo dans le parc, puis je rentre à l’hôtel, Super Hôtel face à la mer, nourriture excellente, pour ça c’est cool l’Indonésie.

Réveil 4:00, taxi 5:00, on part à  7 triathlètes dans un taxi prévu pour 4 voyageurs…Ah oui c ‘est aussi ça l’Indonésie…

Super Ambiance dans le village de départ, Bon natation sans combi : l’eau est à 26°C toute l année, pas le choix, les Pro partent à 6H, puis des vagues toutes le 4min, je pars donc à 6:32, le soleil se lève rapidement durant la natation, la mer est superbe, très claire, on voit le fond, les coraux, les poissons, et même une tortue de mer… la classe.

Je rattrape 3 vagues parties avant moi, c ‘est un peu galère de doubler les plus lents. je finis la natation en moins de 32 min 50eme overall/ 6eme de ma catégorie.

Le vélo est très vallonné, un vrai toboggan de 90km, jamais de moment de repos. Les routes sont remplis de ralentisseur, des vrais ralentisseurs !!!! sur l’un d’eux je perds mon tool box derrière la selle… je fais un pas trop mauvais vélo en 2h36 en perdant quelques places 66eme overall/ 9eme de ma catégorie.

Je pars sur la course à pied plutôt bien surtout que je rattrape pas mal de gars à l’arrêt…cela me donne des ailes je passe au Km 10 en 43min, le soleil est au zénith et la ça cogne… et oui on est sur l’équateur… il y a des ravitaillements tous les 1,5km et là tu sais pourquoi…

Je commence à avoir les jambes lourdes mais je vois que je pourrais faire moins de 4h50… mais il fait de plus en plus chaud et humide, les chaussures sont gorgés d’eau: un semi marathon en 1h37.

Au Final je finis 34 eme sur 751 arrivants en 4h50:30, 3eme de ma catégorie et surtout je me qualifie pour les championnats du monde 2018 en Afrique du Sud.

Super Triathlon, avec beaucoup d’émotion sur le podium et lors du Roll down ceremony, ils sont trop fort ces organisateurs Ironman…

Si je suis encore à Singapour l’année prochaine je le referais.

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Stage Jeune à Embrun

Manon Falloux et Nina Verheyde ont participé avec la ligue Île-De-France à un stage à Embrun puis au championnat de France jeune des ligues régionales:

Du 13 au 20 août, le stage de la ligue île de France de triathlon s’est déroulé à Guillestre dans les Alpes. Nous y avons donc pris part et à peine rentrées de cette superbe semaine nous avons des souvenirs plein la tête. Elle a été très enrichissante au niveau des rencontres mais également au niveau des entraînements. Retour sur cette semaine sous le soleil alpin !

Le premier jour, nous sommes arrivés à l’auberge de jeunesse « entre Guil et mets » de Guillestre avec tout notre équipement, chargées comme des baudets. Après notre installation nous sommes parties pour un footing avec le groupe. Petite anecdote : il s’est avéré que ce « petit » footing était en réalité un véritable enfer. En plus de la vitesse très élevée (comprenez 16 km/h), il y avait environ un Everest à monter. Ce prétendu « petit » footing nous a fait réaliser que cette semaine allait nous donner du fil à retordre…

Le lendemain, réveil bien matinal à 6 h 45. Nous partons, des courbatures plein les jambes pour échauffement à sec + 1h 30 de natation sachant que cela allait être de même tous les matins. L’après-midi, croyant que les coachs nous avaient déjà assez épuisées comme ça, nous partons grimper le mythique col de l’Izoard à vélo. Nous avons monté une grande partie de col mais heureusement que le minibus était là pour nous faciliter la tâche. Au compteur : 55 km dans les hautes montagnes.

Croyant notre mort assurée, nous avons enchainé les jours avec des chronos vélo à la vitesse de Froome, des footings à la manière de Mo Farah et des entrainements de natation made in Michael Phelps …. cumulant les divers kilomètres.

Afin de nous laisser récupérer nos forces pour les championnats de France des ligues, l’intensité des entraînements s’est « adoucie » progressivement. Au fil des jours, les coachs ont pu nous transmettre leur savoir et leurs conseils pour progresser. Ils nous ont également permis de connaitre des techniques d’entraînement différentes de celles dont nous avions l’habitude. Nos activités extra-entraînement se portaient sur des jeux de cartes avec nos « semblables » (qui sont des participants du championnat d’Europe de triathlon et qui font en moyenne 31 minutes au 10 km), des parties endiablées de billard et des discussions sans fin. En outre, nous avons eu la chance de faire un FaceTime avec Vincent Luis et également partagé une soirée avec Jason Wilson. Ils ont tous deux pu répondre à nos questions. Enfin, nous avons eu l’opportunité d’encourager les athlètes de l’embrunman (bravo à toi Delphine !)Le dimanche 20 août, c’était le grand jour ! Sans grande surprise les résultats du championnat de France n’ont pas été très académiques mais nous nous sommes tous donnés à fond, ce qui est le principal. Cela a été un beau moment de convivialité autour du sport et de ses valeurs. Le parcours vélo était particulièrement difficile avec 4 côtes qui étaient très rudes. Le niveau était extrêmement relevé. Nous avons eu la chance de fêter la victoire de nos amis du stage. En effet, l’île de France a terminé championne de France cadet et junior et vice-championne chez les minimes.

En conclusion, cette semaine de stage nous a donné envie d’augmenter la difficulté et l’intensité de nos entraînements.

Nous souhaitons remercier, André Péronnet, Olivier (qui nous a offert un joli cadeau pour NOEL, haha), Yannick Petit et toute l’équipe de coachs de la ligue IDF de nous avoir offert cette opportunité.

La ravissante Nina Verheyde et la fabuleuse Manon Falloux

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IronMan Nice 2017

Jean-Luc Velez était sur l’IronMan Nice, voici son récit:

J+7 déjà et toujours pas descendu totalement de mon nuage niçois, je m’essaie à la rédaction du traditionnel CR des courses marquantes, à destination de ceux qui voudront bien le lire, je l’espère intéressant aussi bien pour des sportifs aguerris que pour des néophytes qui ne connaissent pas l’univers du triathlon.

Me voilà en effet à une étape d’un projet sportif vieux de 5 ans, qui se construit année après année.

Rapide flashback: en 2012, je démarre le triathlon au club de Nogent, j’étais attiré par le côté ludique et complet de ce sport, j’en avais déjà bouclé un en compétition durant mes jeunes (et lointaines) années, et cette année là je commençais à ressentir le besoin de ne pas pratiquer uniquement la course à pied, j’avais besoin de me relancer en terme de motivation sur ce sport que je pratiquais souvent seul et de manière non structuré, et puis il fallait ménager ses vieilles articulations ( pour les non initiés ;- la course a pied pratiquée seule peut être traumatisante, le vélo et la natation sont des sports « portés » qui renforcent la capacité musculaire et atténue donc le risque de blessure).

Problème = je n’avais pas de passé de nageur ni de cycliste, mais ça n’est pas un souci à l’époque, je ne recherche pas la perf, du moins pas dans un premier temps, je veux juste découvrir d’autres sports.

De 2012 à 2014, je me concentre sur des formats M (moyen) : 1,5 kils natation-40 kils velo-10 kils course à pied, ma motivation repart de plus belle sur la course à pied, à la même époque je rejoins les coureurs de l’UASG Run à la Defense et y trouve de vrais compétiteurs animés par l’envie de se surpasser ; et puis à partir de 2014 je passe au format L (long) 1,9 kils nat -83 kils velo-20 kils course à pied à Vendôme, Beauvais, Deauville, Natureman dans le Verdon… Et progressivement l’envie de performer augmente, mon profil beaucoup trop coureur me limite certes beaucoup (je perds beaucoup de temps en natation et vélo) mais je m’amuse beaucoup aussi (je dépasse beaucoup de monde sur la course à pied qui est l’épreuve finale). A cette époque je consacre environ 8 à 9 h par semaine à mes entraînements, dont 6h sur la course a pied avec le club de la Société Générale et le reste sur natation et vélo avec le club de Nogent, c’est évidemment totalement déséquilibré mais ma priorité reste la course à pied ou je dépasse en 2015 tous mes vieux chronos de l’époque athlé…dans les années 90 (En 2015, 2h52 au marathon de Paris, 1h19 au semi de Chessy, 35’35 au 10 kils d’Issy), et je m’essaie au trail – ultra trail à l’UTB en 2016 que je ne finis pas (Choupi a peur de l’orage en montagne).

Arrive la saison 2016-2017, depuis le mois d’octobre je travaille à 10mns de chez moi dans les locaux flambants neufs de la SG , c’est enfin le moment que j’attendais pour tenter le graal qu’est l’Ironman pour tous les triathlètes, pour info l’Ironman le plus connu est le format XXL 3,9 kils nat-180 kils velo-42 kils course à pied : nous serons une dizaine de la SG, 3 de Nogent. Je m’inscris assez tôt sur Nice, juste avant qu’il soit…annulé puis décalé de Juin à Juillet pour respecter le moratoire d’un an sur la promenade des anglais. Pourquoi Nice ? L’endroit est magnifique, la difficulté du vélo est réelle avec notamment un col mais elle reste abordable avec pas mal des descentes non techniques, et  je m’attend à une grosse ambiance sur la promenade des anglais sur l’épreuve finale du marathon.    

Dès le début de la saison je suis motivé pour faire une grosse année qui doit finir en apothéose je l’espère 😉

–          L’hiver est consacré traditionnellement à la course à pied, je prépare successivement la Saintelyon 70 kils en Décembre puis l’Ecotrail 80 kils en mars. Ce sont à chaque fois de grosses préparations avec des moyennes hebdos de 100 kils, les plans sont réalisés en semaine entre midi et 2 avec les coureurs de la SG puis le we seul, ils sont préparés par notre coach Abdel également salarié SG, le we il faut encaisser à la fois du dénivelé et de la longueur (70 kils et 1000m D+ le we sur 3 séances). En parallèle, j’effectue mes 2 séances de natation par semaine le matin de 7 à 8H avant le travail avec le club de Nogent. Et je démarre en décembre le hometrainer chez moi avec des exercices de vélocité. Je suis à partir de janvier à environ 12h de sport par semaine au total, env 8h sur la course a pied et le reste en natation-vélo

–          A partir de la fin de l’écotrail en mars, je donne clairement la priorité en vélo en même temps que j’augmente les volumes totaux. Cette fois ci ce sera une moyenne de 17h par semaine (avec des pointes à 20h, je fais même une semaine à 28h) avec une répartition 50% vélo-30% cap-20% natation, toutes les séances sont réalisées le matin de bonne heure et entre midi et 2, je les encaisse sans fatigue excessive, ma grosse préparation durant l’hiver y est pour beaucoup. Mon objectif est d’arriver à 5000 kils de vélo sur 2017, je réalise 3-4 cyclos de 200 kils environ durant les 4 mois, une séance de côte par semaine tous les mercredis de 6h30 à 8h, des sorties longues de 140k quelquefois en groupe et aussi seul, mon volume hebdomadaire de vélo est en moyenne de 250 k, bref quand arrive juillet le volume est atteint et je me sens bien en jambes, surtout en côtes, en revanche c’est un peu moins bien sur du parcours plat venté ou je manque encore un peu de puissance.  Je fais mon planning de séances seul car je suis le seul à connaître mes contraintes et mon état de fatigue, cependant beaucoup de mes séances sont réalisées en groupe, j’y puise beaucoup de motivation et de conseils précieux, Olivier-Will sur la nat, Mika-Will-Thierry-Yannick-Eric sur le vélo, je n’oublie pas aussi le soutien permanent de notre ironwoman Elitsa du club de Nogent ; sur la cap je fais beaucoup de mes séances mitonnés par Abdel avec les runners de la SG à Val de Fontenay : Olivier-Alex-Dominique-Germain-Cath-Fred-Christian, sans oublier Tak le maestro…je ne peux tous les citer, mais tous m’aident beaucoup, il y a une vraie force qui passe dans un groupe, désolé pour ce poncif mais je n’ai pas une conception solitaire du sport, pas du tout.

–          Et la famille dans tout ca ? Mes enfants Marin et Flora sont grands (22 ans et 19 ans), ils sont supporters mais je n’en rajoute pas trop car ils ont leurs propres préoccupations avec leurs études , je sens que ça leur plait bien cette histoire…Et Véronique, merci, mille mercis, c’est pas toujours facile d’entendre le réveil à 5h30 le matin ou d’avoir un mari absent les samedis et dimanches matin, mais le jour J il s’agira d’être digne dans l’épreuve devant les enfants 😉 il faut que ce soit une fête et pas une boucherie donc ça vaut bien quelques petites sacrifices, et toutes nos soirées sont préservées avec mon organisation.

–          Arrive la semaine :  nous sommes à Nice depuis le jeudi, l’épreuve est le dimanche, la tension monte doucement, mais il s’agit plutôt d’une envie de se lancer, je me sens prêt, j’ai annoncé sous les 12h mais je sens que je peux faire 11h30, ma principale inconnue est mon temps vélo. Avec Véro et Flora (le vol de Marin a été annulé le jour même) sur le parcours cap et le gros contingent SG + Alex du club de Nogent, tout est réuni pour être au top de sa motivation. J’ai hâte d’en découdre. Les derniers jours je me repasse dans ma tête le marathon qu’il faudra disputer sous la chaleur, je sais qu’il faudra être fort, alors autant préparer son cerveau à l’accepter. Depuis 2-3 semaines, je bois 2 litres par jour, je mange surtout pâtes et riz et bien évidemment j’ai proscrit l’alcool, mais en dehors de cela je ne suis pas de régime diététique particulier.

–          Le jour J : lever à 4h15, départ à pied du Airbnb à 5h15, sur place à 5h30, pas beaucoup de temps pour équiper le vélo des barres énergétiques, regonfler les pneus, et enfiler la combinaison. Gros stress j’ai oublié mes bidons d’eau isotoniques, j’en récupère un auprès de l’organisation, je referai le plein au premier ravito (kil 17)

–          La 1ere épreuve est 3,8 kil de natation en mer, 1 grande boucle et une petite boucle devant un public très nombreux qui a entonné la Marseillaise au début, la mer est calme mais je me sens comme écrasé par l’événement au début, les bras sont mous, tout d’un coup je doute, est ce que j’arriverai à être à la hauteur ? Et puis progressivement je me concentre sur mon « cassé de coude », no stress ce n’est pas sur la natation que va se jouer le sub12h. Je sors de l’eau avec un temps de 1h14 alors que ma prédiction est 1h20, agréablement surpris, ça me met sur une bonne rampe de lancement.

–          La 2ème épreuve est 173 kils de vélo, env 2000 m de dénivelé, la principale difficulté du parcours est l’ascension du col de l’Ecre (moy 5% sur 20 kils), mais je l’ai reconnu lors du stage de tri en mai, je ne le redoute pas, il faudra juste veiller à ne pas se griller. Je retrouve très vite Max sur le vélo, avec qui j’avais déjà fait le Natureman en 2016, il est meilleur que moi en natation et vélo, il me dit qu’il me trouve dans le coup, et ça me fait du bien d’entendre cela, merci Max ;-). J’avale le col de l’Ecre en souplesse en dépassant beaucoup, je me sens facile, je m’alimente bien, 1 barre énérgétique + bidon 1l par 30 kils env, mais le plateau venté au sommet refroidit mon enthousiasme, et dans la descente Max s’en va, je ne peux pas le suivre. La 2eme partie du vélo avec de longues descentes m’est moins favorable, je me sens moins facile, mais à chaque bosse je vois que les jambes sont encore là, je finis mon vélo en 6h10 en retrouvant Anthony, un triathlete de la SG. Ma prédiction vélo était 6h30, je sais que j’ai désormais beaucoup d’avance sur le sub 12h et même le sub11h30

–          La 3ème épreuve est le marathon : bien que ce soit ma spécialité, c’était l’épreuve que je redoutais le plus. S’élancer sur une allure de 4’30-4’40 au kil à 14h avec 30 degrés dans l’air (35 degrés sur le tarmac), après 7h30 d’efforts,  je savais que ce serait « extrême » et qu’il allait falloir débrancher le cerveau (même préparé) dès le début. Je pars en 4’30 mais je sens que ça ne passe pas, je peux exploser, je me met en 4’40, le chrono descendra pour se stabiliser à 5’00 env au kil. La chaleur est terrible et c’est là que le chrono sur l’IM se joue, il faut effectuer 4 boucles, des ravitos et des douches sont disposées tous les 1,7 kils, impossible de ne pas s’arrêter à chaque fois pour me rehydrater copieusement (2 gobelets d’eau, un gobelet de boisson iso, ½ verre de coca, 2 quartiers d’orange, plus le gel tous les 5k). Je cours comme un robot, je ne peux pas à aller à mon allure naturelle sinon je me déshydrate trop vite, je me force quelquefois à rester derrière des concurrents plus lents, ainsi je pense aller plus loin en limitant la marche lors des ravitos. Les encouragements de Vero et Flo,  mon retour sur Eric, Emmanuel (triathletes SG) et Max que je retrouve sur le dernier tour, c’est dur mais je sais que je vais tenir, j’ai beaucoup de foncier en cap et j’ai beaucoup d’avance sur mon objectif global, je vais finir en 3h27 (ma prédiction était 3h20) au bout d’une ligne droite interminable, ça y est je suis Ironman en 11h07 😊 😊 je suis satisfait à l’arrivée, content d’avoir « transformé » en course ce que je faisais à l’entraînement, mais il me faudra un peu de recul pour réaliser.

–          Les classements sortent, et là c’est la très grosse surprise : j’aurais pensé être dans la première moitié, je suis en fait 180e env sur plus de 2000 partants (500 ont abandonné je crois), et 9eme de ma caté ! Avec une toute petite chance de qualification pour les championnats du monde à Hawaii en octobre 2017, qui l’eut cru ??? Et un joli 37eme temps sur le marathon!

–          La cérémonie de remise des précieux sésames a lieu le lendemain, nous nous y rendons avec Véro,  le dernier parti  sera finalement le 5ème (dans la caté 45-49 ils sont quand même remontés jusqu’au 10e) tant pis je ne suis même pas déçu, c’est déjà tellement incroyable d’y avoir rêvé pour un premier IM…

–          Voilà, cette aventure est finie mais il y en aura d’autres : place au trail à la rentrée avec l’imperial trail à Fontainebleau (40 kils) en septembre puis le trail des templiers en octobre, et puis ensuite en 2018, il y aura le retour sur marathon « sec » (marathon de Londres en avril ou je cours après le sub 2h50) puis sans doute un retour durant l’été 2018 sur le circuit Ironman, mais sur un format L, peut être à Vichy, avec j’espère une grosse perf qualificative si je continue à bien bosser sur le vélo. Pour le retour sur le XXL il faudra attendre 2019.

–          Un grand merci de m’avoir lu jusque-là, biz à tous et d’ici là portez vous bien, un bel été à tous

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Triathlon de Paris 2017

 Une semaine après Deauville, c’est entre la Villette, le bois de Boulogne et la tour Eiffel que se déroulait le Triathlon de Paris version 2017.

Avec 4000 inscrits, le parc à vélo était bien plein. Les arbitres annoncent 80% de non-licenciés. Le drafting étant autorisé, la stratégie à adopter était de partir dans les premières vagues pour ne pas se retrouver bloquer ou avec un groupe qui ne roule pas assez vite.

Les résultats des membres du Club:

Nous avions aussi des engagés en relais avec William qui finit premier avec son équipe du relai masculin et Elitsa et Guillaume Hamon premiers du relai mixte.
Bravo à tous!

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VentouxMan 2017

Il y avait des représentants du NST sur le VentouxMan 2017, tous finisher!

Les résultats:

Quelques photos:

Cyril Colle nous raconte son VentouxMan:

Un retour un peu tardif mais retour obligé sur cette course (presque club) où nous étions nombreux à porter nos couleurs, prêts à se frotter au mythe !!!
J’ai nommé le superbe Ventoux man, si capricieux et si désiré, hein Will.
Epreuve annulée l’an passé pour cause de conditions météo horribles. Changement brusque de temps 2h avant le start.
Eh oui le grand chauve est capricieux et ne se laisse pas dompter comme ça. Il porte bien son nom de col des tempêtes.
Pour rappel, les distances :
Acte 1
– 2000 m à nager en une boucle dans le plan d’eau clair « Li Piboulo » de Piolenc (interdit d’habitude), départ face au soleil s’il vous plait. Eau à 22°.
Acte 2
– 93 bornes de bike dans le Vaucluse, en, passant par les petits villages locaux, Vaqueyras (bien connu pour son vin), la belle Vaison la Romaine et la petite bosse du Ventoux par Bedoin.
Un Dédé + de 2200 (dont 1900 et 7,5% de moyenne sur 20 kms) pour la partie hard du vélo.
Celle qui nous a tous fait venir, on ne l’oubliera pas…
Acte 3
– En guise de dessert un trail, un vrai !
Parcours de 20 km, en 4 boucles de 5, avec 100 m de D+ par tour soit 400 au total à la station du mont serein.
On avait peur du col mais pas que…On aura compris pourquoi en enfilant les baskettes…

L’histoire débutait pour moi l’été dernier, où après une décision un peu folle, je décidais de partir à l’aventure en contemplant le paysage depuis la pointe du col.
Je me disais que ça aurait de la gueule de s’y coller quand même.
J’aime la difficulté, défier et communier avec la nature, me surpasser.
C’est pour ça que je fais du Tri.
Cette course sera pour moi !
Merci Luc Moriot (ancien du club devenu copain) et finisher 2015 qui m’y a donné goût.
Bon je raconte ma vie 🙂
Nous nous retrouvions donc , en majorité, dans une magnifique hacienda provencale pour préparer et partager de beaux moments tous ensemble.
On est bien là !!!
En résumé au départ de la course 12 fêlés en individuel et 1 relai (composé de Alain à la nage, Del au vélo et Véro à pieds).
Del remplaçant Kamen, le bras en écharpe, la faute à une lourde chute en vélo le we précèdent la course.
Dur dur de le voir sur le bord de route ! Côté positif ça nous fera un supporter précieux en plus.
Les 5 derniers jours je penses ne jamais avoir autant regardé la météo de ma vie.
On redoute tous l’annulation ou le vent, en haut surtout. Le sommet est à découvert total depuis le chalet Reynard.
Pour la petite histoire Elitsa et moi avions fait une ascension 15j avant en stage.
Ca soufflait un peu. Un petit 100 ou 110 km/h sur les 6 derniers kms (limite fermeture).
J’en ai vu s’éffondrer et d’autres le vélo limite décoller.
Du plaisir ? Euh là franchement pas beaucoup.
Une vraie victoire d’être arrivé en haut dans ces conditions par contre. Là oui !
J’arrivais donc avec une petit capital confiance. Je savais être capable de monter dans le pire des conditions (ou presque).
La prépa s’est bien faite. J’ai le volume et la qualité. Et surtout 8 Kg de moins. Premier objectif atteint.
Forza !!!
Nous sommes donc presque 1000 au départ au petit matin. Départ 7h pétante en une vague (sauf élites et femmes partis 5 min avant).
Ca annonce une belle bataille dans l’eau.
On déconne, on s’encourage et surtout, on a la banane !
Grand soleil et un peu de zef en bas mais les conditions sont là.
On va pouvoir s’en mettre plein le buffet et se régaler à coup sûre. Yesssssss !
La tension monte et la corne sonne, c’est la libération.
Première bouée à 400 m face au soleil. Bizarrement ça ne joue pas trop des coudes au départ.
Par contre je me rapelle au pays francilien, là c’est le bouchon parisien.
Je vais chercher la seconde bouée, tellement loin que j’ai du mal à la voir.
Les sensations ne sont pas top top. Je vois que je suis excentré du groupe. Difficile de m’orienter.
Bon, on s’en fou, allez nage et fais toi plaisir.
La nage ça compte pas de toute façon. 🙂
Deuxième partie sans rythme sans sensations de glisse. Normal j’aperçois Juju qui bataille aussi à ma hauteur:-)
J’ai bien écouté le conseil de titi.
Gère, quitte à perdre 5 min en nate.
C’est bien appliqué, je sors de l’eau avec 45 min au compteur, merde alors 🙂
Je suis frais du coup !
Je suis en mode Iron. Je prends le temps sur la transition pour être confort.
Chaussettes en bas, coupe vent dans la poche au cas où pour la descente.
Allez c’est parti pour la grande aventure !
Le vent s’est un peu plus levé, je suis tout content d’avoir remonté mon prolongateur au dernier moment les gars !
Objectif ? Me câler à 28/30. Savourer chaque moment du paysage. Bien gérer la nutrition et surtout arriver frais en bas pour me présenter au ventoux.
C’est la condition incontournable.
Manu revient sur moi, le temps de déconner et de nous raconter nos aventures 5 min.
Et hop, un problème mécanique pour lui. Je ne le reverrai jamais.
Une bosse pour se chauffer se présente au km 45.
Montée sur Crillon-Le-Brave (1,3 km à 12% environ). Mes jambes la remercie.
Je cherche la bête, elle se cache. Hâte de le voir !
Il fallait attendre le km 55 pour qu’elle se montre.
Le voilà, quelques nuages lui frottent le crâne. On va pouvoir discuter.
Ca fait flipper.
Le plein des bidons fait à Bedoin. Banzaï !
On rentre dans la ville et je ne compte plus le nombre de personnes qui nous supporte et nous encourage, ça transporte.
La magie opère. Je revois les images du tour de France.
Je franchit la ligne annonçant le début du long moment de solitude.
On se parle, on se motive. La solidarité triathlète répond présent, I like that !
L’ascension commence. Surtout ne pas partir trop vite, garder un oeil sur le cardio et monter au train.
Objectif ? Ne pas se crâmer pour la cap si possible et surtout passer.
Les choses sérieuses commencent au km 4. La chaleur commence à se faire sentir.
Un mec descend. Je lève le pouce et lui demande si c’est bon en haut.
« Yes it’s good ! ». Pas d’excuse du coup.
Je reviens sur Del. Je montes tranquillement avec le rythme fixé, pulses stables à 160, les jambes sont bonnes.
Les voyants sont au vert, les sensations sont bonnes.
Ca répond pour doubler les petits groupes qui empêchent d’avancer.
Je remonte du monde et dépasse sans me mettre en difficulté. 36×32 est le bon développement.
Ne pas se louper sur l’alimentation et boire régulièrement.
J’ai mon p’tit pense bête sous la main.
Un mec qui monte avec un vélo éléctrique. « C’est un scandal madame l’arbitre, ça triche ».
Je déconne, je prends du plaisir mais j’ai peur du haut.
Ces 6 derniers kms si atypiques, si magiques et si difficiles aussi.
Arrivée sans encombre au chalet Reynard, serein, les conditions sont bonnes.
Re-plein de bidon et c’est parti direction la pointe. C’est là que ça se joue.
La pointe tu la vois mais ça parait une étérnité avant d’y être.
Rien à faire ce paysage désertique et cette montagne, cette vue, p’tain tu vises le décore et tu oublies tout !
T’as la banane, t’appuie et tu souries. Ces moments faut pas les laisser filer.
Voilà. Le sommet se profile, il en reste sous la semelle, j’accélère.
Dernier virage, les gens te poussent. Dernière relance et « YES » !
Je lève le point de rage, de satisfaction et de bonheur !
Le compteur ? 2h11 d’ascencion et de bonnes sensations tout le long.
Allez enfilage de coupe vent et direction la descente par Malaucène.
Si possible envoyer en restant prudent, toujours faire gaffe à celui qui est crâmé et qui veut gratter 10s.
Les voitures gênent vraiment, obligé de taper dans le frein, grrr ! Peu de plaisir du coup.
Une belle dernière ligne droite avant le parc en faux plat, surprise, il fait mal celui-là.
Obligé de repasser le p’tit plateau, pas prévu. Pas besoin de ça non plus, bref. Le plus dur est derrière.
4h44 de bike.
Seconde transition interminable, je prends mon temps pour être confort et ne rien oulbier.
C’est parti pour la grande incertitude. Qu’est ce qu’il va rester sous la basket.
Objectif ? Tenir et ne pas câler. Faire une cap régulière et ne pas souffrir le marthyr.
4 tours de 5 bornes de trail à 100 m de dénivelé par tour.
Ca va piquer c’est sûre.
Je démarre prudent et surveille le cardio comme un dingue. Faire un premier tour de reconnaissance, voir où j’en suis, ensuite j’aviserai.
Je pars à l’aventure. Il parait que le parcours est costaud.
Je confirme, au bout de 1km ça descend sec.
Les cuisses dérouillent mais le terrain est praticable.
Par contre Km 2 pas pareil, les cailloux arrivent sur la descente, c’est clairement casse gueule.
La difficulé la voili la voilou, ça grimpe et t’en vois pas le bout.
Tu fais comme tout le monde, tu marches et tu souffles, ça peut être utile :-).
T’as mal et t’avance même si t’as pas l’impression.
Un faux plat, tu repars et pis voilà ça re-grimpe. Ca rigole pas. On va prendre cher.
Le passage en sous bois nous protège quand même du soleil, cool !
Il fait chaud, je suis content d’avoir mon bidon.
Un ravito, chouette y a des tuc et du sauciflard.
Ne pas oublier son tuc en partant surtout…
KM 3 une vue splendide sur le massif qui donne de l’air.
On sort du bois, portion un peu plus roulante et moins cassante surplombant le parc à vélo.
La pointe du ventoux en visu, tout un symbole.
J’entends du « allez Nogent ».
Y a du supporter, c’est bon ça. Tiens des escaliers à descendre, aïe aïe aïe.
5 ou 6 marches à descendre, violentes pour être honnête. (hein Elitsa)
Longue ligne droite de faux plat sur bitume dur dans la tête.
Le parcours est sympa, costaud et très technique. On ne s’ennuie jamais non plus.
Là encore du supporter, Virgine (photographe attitrée fidèle au poste) et Kamen.
Ca boost, faut le dire.
A part ça pas pressé de voir ma tronche dans la pente là 🙂
Premier tour bouclé régulièrement et l’allure voulue en 31 min. Cardio stable et pas trop haut, je suis confiant.
Par contre musculairement c’est l’incertitude. Tiendra ou tiendra pas ?
J’ai l’impression de ne pas avoir avancé et pourtant le chrono est correct compte tenu du parcours.
Deuxième tour au même rythme, tout va bien. Je sent que j’ai repris du monde. Il parait même que Damien n’est pas loin.
Je le rejoint au 3 ème tour. Ca fait du bien à la tête.
Un copain pour aller au bout c’est bonheur ça ! On se parle, on se motive, on gère.
Chaque ravito et c’est fiesta à l’eau coca. Je rêves d’une bonne bière aussi tient. Je l’ai ma carotte pour avancer 🙂
Un trou quand même, je pioche et perd 7 min, le mur approche.
Un gel et c’est reparti. Bien ces gels Gu aux acides aminés.
Aller force et honneur pour le dernier tour.
On ne se lâche pas avec Damien. Je le décroche et il revient à chaque fois, pas là que je le décrocherai 🙂
je le coyais en difficulté mais rien du tout. Solide la bête, on va finir ensemble !
On trouve moyen de relancer même.
On va le faire bordel.
Franchir la ligne au forceps, au soutien, bras dessus bras dessous, dans la douleur et avec le sourire et avec tellement de plaisir.
Le sport comme je l’aimes !
Dernier tour bouclé en 34′ et avec un compteur final de 7h52.
Heureux d’avoir vu le bout de cette course incomparable.
De longs mois de préparation et d’efforts récompensés par le plaisir indecsriptible d’arriver au bout.
Une fierté et un plaisir immense de valider le travail accompli.
Jamais je n’aurais osé imaginer d’en tre capable, voilà ma plus grande satisfaction.
A noter les très belles performances des filles Géraldine et Elitsa (5 et 7° de leur catégorie) en 7h13 dans un mouchoir avec Julien et Will s’il vous plait !
Bravo aux leaders, Christophe qui rentre dans les 240 en 6h49 et Mika avec un très beau 7h06.
Et à relever surtout que tout le monde est allé au bout, à la bataille, au mental et au courage sans jamais baisser les bras.
Nous sommes tous fiers d’être des ventouxman !
Prochaine étape le L de l’alpe d’huez pour Christophe et moi notamment, une sacrée marche à franchir…

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